Maen, mein

De Arbres
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Le nom maen, mein dénote 'la pierre, la roche, les pierres'. En breton standard, c'est un nom comptable dont maen est le singulier et mein est le pluriel.


Morphologie

nombre et variation dialectale

Pour le haut-vannetais, Delanoy (2010) a le pluriel mein, main pl. 'pierres', le singulier dérivé étant un tamm mein 'une pierre'. En Haut vannetais toujours à Plouhinec, Le Bozec (2018) a /ər ‘me:n/ er mên au singulier.


En cornouaillais, J. Jade (05/2014) à Mahalon, a le singulier maen et son pluriel interne mein. A Plozevet, le mot masculin singulier mein 'pierre' reçoit une lénition au pluriel.


(2) [ar mɛjn],[ar vɛjn] 'la pierre, les pierres', Plozévet, Goyat (2012:134)


En Léon, M. Lincoln (05/2014) a l'opposition entre le singulier maen et son pluriel interne mein, mais celle-ci est instable, probablement entre deux variétés.


genre

Le nom maen, ar maen est masculin.


(3) /ma rə lə’kəl ər ‘me:n ɛl masɑ̃ tro’vət/
Ema red leuskel ar mên evel ma 'c'h eus-hañ « troved ».
est obligé laisser le pierre comme que 2SG a-lui trouvé
'Il faut laisser la pierre comme tu l'as trouvée.'
Haut-vannetais (Plouhinec), Le Bozec (2018)


dérivation

On trouve la variation dialectale du nom maen en mot composé dans la carte 453 de l'ALBB qui documente la traduction du nom carrière, maengleuz.

L'adjectif 'caillouteux' est meinek.


Cornouaille (Plogonnec), Kergoat (1976:54)
(4) Al lann a veze er gwaremmeier ar meinekañ parkeier a oa.
le lande R1 était dans.le garenne.s le caillou.teux.le.plus champ.s R1 était
'Les landes de garennes étaient les plus caillouteuses.'


mots composés

Les composés eoul-maen ou eoul-douar dénotent le 'pétrole'.

Diachronie

Mein est apparenté au français mine, minerai. Selon Kalygin (2006:66), la forme gauloise reconstruite à partir des langues romanes est * meina, qui correspond au vieil irlandais méin 'minerai, métal brut' et au gallois mwyn.


Bibliographie

  • Kalygin, Viktor. 2006. 'The Celts and the Slavs: On K. H. Schmidt’s Hypothesis on the Eastern Origins of the Celts', Séamus Mac Mathúna & Maxim Fomin (éds.), Parallels between Celtic and Slavic, Studia Celto-Slavica 1, 63-70.