Théorie du gouvernement et du liage

De Arbres
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La théorie appelée Government and Binding (GB), en français la théorie du gouvernement et du liage, est une grammaire formelle de la syntaxe, une grammaire générative du modèle chomskyen (Chomsky 1981, 1982, 1986).

En breton, les travaux précoces de Janig Stephens se développent dans ce cadre formel.


Introduction rapide

 Black (1999) [traduction de l'anglais]:
 "La théorie du gouvernement et du liage (GB) suppose qu'une large part de la grammaire de chaque langue particulière est commune à toutes les langues, et représente ainsi la Grammaire Universelle. Le point de vue de GB est que la grammaire universelle consiste en deux composantes principales: les niveaux de représentation et un système de contraintes. 
 GB postule un modèle dérivationnel de la grammaire qui comprend quatre niveaux de représentation. Le lexique liste les propriétés idiosyncratiques des items lexicaux. Ceux-ci sont les unités atomiques du système syntaxique. Ces propriétés incluent les subcatégorisations argumentales de l'élément linguistique, etc. Les éléments lexicaux sont combinés dans la structure D (la structure sous-jacente). Cette structure D est traduite en structure S, qui est la représentation syntaxique qui reflète au plus près l'ordre de surface de la phrase. La structure S n'est pas directement interprétée elle-même, mais est l'input de la forme phonologique (Phonological Form, PF) et de la forme logique (Logical Form, LF). PF est l'interface avec la phonologie où les formes, les sons, et les groupements d'éléments sont directement représentés. LF est l'interface avec la sémantique. Les relations de prédication] et la portée des quantifieurs et des opérateurs de différentes sortes sont explicitement représentés dans la structure de la proposition à LF."

Le lexique en structure D, la syntaxe en structure S et ses deux interfaces PF et LF, sont liées les unes aux autres par des règles comme Move-alpha, une règle qui permet de bouger n'importe quel élément de manière bornée par un système de contraintes dont une part est universelle, propre aux langues humaines.

Dans les modèles postérieurs, les quatre niveaux de représentation seront réduits à deux, PF et LF, qui reflètent la partition structuraliste signifiant/signifié. Le lexique et la syntaxe, sont pour leur part des structures qui les alimentent.

Bibliographie

breton

  • Stephens, J. 1992. 'Structure du groupe nominal en breton', Recherches Linguistiques 21, 143-156.
  • Stephens, Janig. 1990. 'Non-finite Clauses in Breton', Ball, Fife, Poppe, Rowland (éds.), Celtic Linguistics: Readings in the Brythonic Languages, Festschrift for T. Arwyn Watkins, Current Issues in Linguistic Theory 68, Benjamins, 151-166.
  • Stephens, Janig. 1983a. 'Neutral Word Order in Breton', présentation at 7th International Congress of Celtic Studies.
  • Stephens, Janig. 1983b. 'Talvoudegezh “o” hag “en ur”', Hor Yezh, 152:23-31.
  • Stephens, Janig. 1982. Word order in Breton, Ph.D. thesis, School of Oriental and African Studies, University of London.
  • Harlow, Steve et Janig Stephens. 1981. 'Government and Relativisation in Celtic', F. Heny (éd.), Binding and Filtering, M.I.T. Press, Cambridge, Mass., 213–254.

horizons théoriques

  • Black, Cheryl A. 1999. A step-by-step introduction to the Government and Binding theory of syntax. CA Black. SIL-Mexico Branch and University of North Dakota. texte.
  • Chomsky, Noam. 1982. Some concepts and consequences of the theory of Government and Binding, Chicago: MIT Press.