Syllabe

De Arbres
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Structure de la syllabe

Il existe maintenant un consensus scientifique autour de la structure en constituants de la syllabe dans les langues humaines. Elle se compose de l'attaque et de la rime, cette dernière étant constituée du noyau et de la coda (cf. Ridouane & al. 2011).


mot = [syllabe attaque [rime [ noyau ] [ coda ] ] ]
pok [ p ɔ k ]
mouk [ m u k ]
fier [ f i: r ]
drouk [ dr u k ]
plouz [ pl u s ]

La syllabe en breton

attaque

L'attaque n'est pas indispensable à la constitution d'une syllabe bretonne. Dans If 'Yves', il n'y en a pas.


noyau

Le noyau est indispensable à la syllabe. Il comporte la ou les voyelles de la syllabe. Les consonnes liquides /l, r/ ne peuvent pas constituer le noyau.

Le noyau peut être seul, comme dans un u 'un œuf'.


diphtongue

Dans les dialectes KLT, l'accentuation tombe sur la pénultième. L'accentuation de aotre 'permission', ['aotre] (Hemon 1975c:§269) montre que les deux voyelles sont calculées en diphtongue car c'est la première des deux qui reçoit l'accentuation. Si chaque voyelle avait constitué le noyau de sa propre syllabe, une accentuation sur la pénultième aurait accentué le [o].


coda

La coda n'est pas indispensable à la syllabe. Dans ur vi 'un œuf', il n'y en a pas.

Bibliographie

  • Ridouane, Rachid, Yohann Meynadier & Cécile Fougeron. 2011. 'La syllabe: objet théorique et réalité physique', L.-J. Boë & J.-L. Schwartz (éds.), La Parole: pluridisciplinarité et relations entre la substance et la forme, Faits de langues 37, Brill, 225-246. texte.