Les subordonnées : Différence entre versions

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Une '''subordonnée''' est une [[proposition]] qui n'est pas indépendante. Elle est [[enchâssée]] dans une autre [[proposition]] et on l'appelle aussi une '''proposition enchâssée'''.  
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Une '''subordonnée''' est une [[proposition]] qui n'est pas indépendante. Elle est [[enchâssée]] dans une autre [[proposition]] et on l'appelle aussi une '''proposition enchâssée'''. En (1), la proposition subordonnée est la proposition [[complétive]] ''(ne) vez ket fur blenio''. Elle est le complément d'objet du verbe ''desid'' de le proposition [[matrice]].
  
Les subordonnées débutent prototypiquement par un [[complémenteur]] (appelé parfois [[subordonnant]], [[connecteur]] ou [[conjonction]]).  
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Les subordonnées débutent prototypiquement par un [[complémenteur]] (appelé parfois [[subordonnant]], [[connecteur]] ou [[conjonction]]). En breton, ce complémenteur n'est pas toujours prononcé.
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== Inventaire ==
 
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* Une subordonnée [[relative]] est [[sélectionnée]] par l'élément relativisé. Elle débute par un [[pronom relatif]].
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* Une subordonnée [[relative]] est [[sélectionnée]] par l'élément relativisé. Elle débute par un [[pronom relatif]] comme ''[[C.ha(g)|ha(g)]]'', ''[[hag a]]'', ou directement par le [[rannig]] (avec plausiblement un [[complémenteur vide]]).
  
* Une subordonnée [[complétive]] est [[sélectionnée]] par le verbe de la proposition dans laquelle elle est [[enchâssée]]. Elle débute par un complémenteur déclaratif, ou diretement par le [[rannig]].
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* Une subordonnée [[complétive]] est [[sélectionnée]] par le [[verbe déclaratif]] de la proposition [[matrice]]. La complétive débute par un complémenteur déclaratif (''[[penaos]]'', ''[[la(r)]]'' suivi du [[rannig]]), ou directement par le [[rannig]] ou la négation ''[[ne]]'' (avec plausiblement un [[complémenteur vide]]).
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: les [[interrogatives indirectes]]
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: les [[exclamatives indirectes]]
  
* Une [[subordonnée circonstancielle]] apporte une information supplémentaire et est optionnelle dans la phrase. Elle débute par un complémenteur simple ou complexe exprimant toute sorte de relation avec la phrase [[matrice]].  
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* Une [[subordonnée circonstancielle]] est optionnelle dans la phrase à laquelle elle apporte une information supplémentaire. Elle débute par un complémenteur simple ou complexe exprimant toute sorte de relation avec la phrase [[matrice]].  
 
: [[Subordonnées concessives]]
 
: [[Subordonnées concessives]]
 
: [[Subordonnées d'addition]]
 
: [[Subordonnées d'addition]]
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: [[Subordonnées d'hypothèse]]
 
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: [[Subordonnées d'opposition]]
 
: [[Subordonnées d'opposition]]
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Les [[subordonnées consécutives]] sont celles qui sont calculées avec un temps postérieur au temps de la matrice. Ce sont les [[subordonnées de but]] et les [[subordonnées de conséquence]], ainsi que les [[subordonnées causales]] dont la cause est placée, potentielle, dans un temps postérieur à celui du temps de la matrice.
  
 
== Syntaxe ==
 
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Dans les subordonnées, l'ordre des mots est canoniquement "[[complémenteur]] + verbe fléchi", mais il est parfois aussi celui des phrases matrices ("[[complémenteur]], X(P), verbe fléchi").  
  
La variation dans l'ordre des mots dépend du type de [[complémenteur]] utilisé. Les différentes variétés de breton utilisent différents complémenteurs, avec différents effets sur l'ordre des mots. Pour plus de détails, se reporter à l'article sur [[les ordres T2 dans les enchâssées]].
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La variation dans l'ordre des mots dépend du type de [[complémenteur]] utilisé. Les différentes variétés de breton utilisent différents complémenteurs, avec différents effets sur l'ordre des mots. Pour plus de détails, se reporter à l'article sur les [[ordres T2 en enchâssées]].
  
 
== Terminologie ==
 
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[[Kervella (1947)]] utilise le terme ''islavarenn sujediñ''.
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En breton, le terme correspondant à 'proposotion subordonnée' est ''islavarenn'' ou ''lavarenn kenurzhiet'' ([[Kervella (1947)|Kervella (1947]]:§701). Il utilise ailleurs aussi le terme ''islavarenn sujediñ''.
  
 
[[Press (1986)|Press (1986]]:236) traduit ''islavarenn'' par l'anglais ''subordinate clause''.
 
[[Press (1986)|Press (1986]]:236) traduit ''islavarenn'' par l'anglais ''subordinate clause''.
  
 
== Bibliographie ==
 
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'''breton'''
  
 
* [[Solliec (2015)|Solliec, Tanguy. 2015]]. 'Structure de l’énoncé complexe en breton, le cas de la subordination', Denis Costaouec & Tanguy Solliec (éds.), ''Actualité de la recherche sur le breton et les langues celtiques'', jeunes chercheurs, Emgleo Breiz, 71-98.
 
* [[Solliec (2015)|Solliec, Tanguy. 2015]]. 'Structure de l’énoncé complexe en breton, le cas de la subordination', Denis Costaouec & Tanguy Solliec (éds.), ''Actualité de la recherche sur le breton et les langues celtiques'', jeunes chercheurs, Emgleo Breiz, 71-98.
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* D’Hertefelt, Sarah . 2018. ''Insubordination in Germanic, A Typology of Complement and Conditional Constructions'', Trends in Linguistics. Studies and Monographs [TiLSM], Mouton De Gruyter.
  
  
 
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Version actuelle datée du 21 octobre 2021 à 10:04

Une subordonnée est une proposition qui n'est pas indépendante. Elle est enchâssée dans une autre proposition et on l'appelle aussi une proposition enchâssée. En (1), la proposition subordonnée est la proposition complétive (ne) vez ket fur blenio. Elle est le complément d'objet du verbe desid de le proposition matrice.

Les subordonnées débutent prototypiquement par un complémenteur (appelé parfois subordonnant, connecteur ou conjonction). En breton, ce complémenteur n'est pas toujours prononcé.


(1) 'N dud 'zesid 'vez ket fur blenio .
le 1gens (R1) décide [(ne1) est pas sage conduire ]
'Les gens décident qu'il ne serait pas sage de conduire.'
Scaër/Bannalec, H. Gaudart (04/2016)


Inventaire

les interrogatives indirectes
les exclamatives indirectes
  • Une subordonnée circonstancielle est optionnelle dans la phrase à laquelle elle apporte une information supplémentaire. Elle débute par un complémenteur simple ou complexe exprimant toute sorte de relation avec la phrase matrice.
Subordonnées concessives
Subordonnées d'addition
Subordonnées de but
Subordonnées de causalité
Subordonnées de conséquence
Subordonnées de degré
Subordonnées de lieu
Subordonnées de manière
Subordonnées de moyen
Subordonnées de soustration
Subordonnées de temps
Subordonnées d'hypothèse
Subordonnées d'opposition
  • On compte aussi:
les subordonnées conditionnelles (protase d'une conditionnelle)
les subordonnées comparatives


Les subordonnées consécutives sont celles qui sont calculées avec un temps postérieur au temps de la matrice. Ce sont les subordonnées de but et les subordonnées de conséquence, ainsi que les subordonnées causales dont la cause est placée, potentielle, dans un temps postérieur à celui du temps de la matrice.

Syntaxe

ordre des mots dans les subordonnées

Dans les subordonnées, l'ordre des mots est canoniquement "complémenteur + verbe fléchi", mais il est parfois aussi celui des phrases matrices ("complémenteur, X(P), verbe fléchi").

La variation dans l'ordre des mots dépend du type de complémenteur utilisé. Les différentes variétés de breton utilisent différents complémenteurs, avec différents effets sur l'ordre des mots. Pour plus de détails, se reporter à l'article sur les ordres T2 en enchâssées.

Terminologie

En breton, le terme correspondant à 'proposotion subordonnée' est islavarenn ou lavarenn kenurzhiet (Kervella (1947:§701). Il utilise ailleurs aussi le terme islavarenn sujediñ.

Press (1986:236) traduit islavarenn par l'anglais subordinate clause.

Bibliographie

breton

  • Solliec, Tanguy. 2015. 'Structure de l’énoncé complexe en breton, le cas de la subordination', Denis Costaouec & Tanguy Solliec (éds.), Actualité de la recherche sur le breton et les langues celtiques, jeunes chercheurs, Emgleo Breiz, 71-98.


horizons comparatifs

  • D’Hertefelt, Sarah . 2018. Insubordination in Germanic, A Typology of Complement and Conditional Constructions, Trends in Linguistics. Studies and Monographs [TiLSM], Mouton De Gruyter.