Le Gonidec (1827) : Différence entre versions

De Arbres
Aller à : navigation, rechercher
Ligne 1 : Ligne 1 :
 
* Le Gonidec, J-F. 1827. ''Testament nevez hon aotrou Jézuz-Krist troet é Brézounek'', imprimerie Trémeau, Angoulême.  
 
* Le Gonidec, J-F. 1827. ''Testament nevez hon aotrou Jézuz-Krist troet é Brézounek'', imprimerie Trémeau, Angoulême.  
 +
 +
 +
  [[Bellamy (1894)]]:
 +
  "La plus célèbre de toutes les versions [de la Bible] qui aient paru en dialecte léonard, et même en langue armoricaine, est celle de Le Gonidec. Il publia d'abord la traduction du Nouveau-Testament : ''Testamant Nevez hon aotrou Jesus-Krist'', in-8e , Angoulême, 1827. Cette traduction fut faite sur la ''Vulgate'' (édition de Lyon, 1738), et rarement l'auteur s'est aidé des commentaires. Quand il a eu recours à ces derniers, c'est à Carrières qu'il a dominé la préférence. Parfois aussi il a consulté la version française de Sacy. Nous pouvons d'ailleurs nous faire une idée exacte des principes qui dirigèrent Le Gonidec dans son travail par une lettre qu'il écrivit le 22 décembre 1827:
 +
  "Pour donner plus de poids à ma version, dit-il, j'ai cru devoir communiquer mon manuscrit à l'un des évêques de notre Bretagne, l'évêque de Quimper; la copie en est restée entre ses mains. Ce prélat a reconnu que mon ouvrage a le mérite de l'exactitude pour la doctrine et la narration des faits; et il ne m'a refusé son approbation que parce qu'il y a, selon lui, plus d'inconvénients que d'avantages à mettre la traduction des livres saints entre les mains du peuple." Plus loin, l'auteur mentionne "son grand désir de donner une traduction littérale, autant que pouvaient le permettre les entraves multipliées qui se rencontrent dans la langue bretonne, lorsqu'il s'agit de rendre la concision de quelques phrases latines."
 +
  Le ''Testamant Nevez'' de Le Gonidec, à peine imprimé, fut enlevé presque entièrement par les habitants du pays de Galles, en Angleterre. Aussitôt la Société biblique de Londres demanda à l'auteur la traduction de l'Ancien Testament."
 +
 +
 +
== références ==
 +
 +
* [[Bellamy (1894)|Bellamy, J. 1894]]. 'Les versions bretonnes de la Bible', ''[[Revue Morbihannaise]]'', 358-367, [https://archive.org/details/revuemorbihanna00sagegoog/page/n366 texte].
  
  
 
[[Category:références de corpus|Categories]]
 
[[Category:références de corpus|Categories]]
 
[[Category:breton pré-moderne|Categories]]
 
[[Category:breton pré-moderne|Categories]]

Version du 16 janvier 2021 à 10:03

  • Le Gonidec, J-F. 1827. Testament nevez hon aotrou Jézuz-Krist troet é Brézounek, imprimerie Trémeau, Angoulême.


 Bellamy (1894):
 "La plus célèbre de toutes les versions [de la Bible] qui aient paru en dialecte léonard, et même en langue armoricaine, est celle de Le Gonidec. Il publia d'abord la traduction du Nouveau-Testament : Testamant Nevez hon aotrou Jesus-Krist, in-8e , Angoulême, 1827. Cette traduction fut faite sur la Vulgate (édition de Lyon, 1738), et rarement l'auteur s'est aidé des commentaires. Quand il a eu recours à ces derniers, c'est à Carrières qu'il a dominé la préférence. Parfois aussi il a consulté la version française de Sacy. Nous pouvons d'ailleurs nous faire une idée exacte des principes qui dirigèrent Le Gonidec dans son travail par une lettre qu'il écrivit le 22 décembre 1827: 
 "Pour donner plus de poids à ma version, dit-il, j'ai cru devoir communiquer mon manuscrit à l'un des évêques de notre Bretagne, l'évêque de Quimper; la copie en est restée entre ses mains. Ce prélat a reconnu que mon ouvrage a le mérite de l'exactitude pour la doctrine et la narration des faits; et il ne m'a refusé son approbation que parce qu'il y a, selon lui, plus d'inconvénients que d'avantages à mettre la traduction des livres saints entre les mains du peuple." Plus loin, l'auteur mentionne "son grand désir de donner une traduction littérale, autant que pouvaient le permettre les entraves multipliées qui se rencontrent dans la langue bretonne, lorsqu'il s'agit de rendre la concision de quelques phrases latines." 
 Le Testamant Nevez de Le Gonidec, à peine imprimé, fut enlevé presque entièrement par les habitants du pays de Galles, en Angleterre. Aussitôt la Société biblique de Londres demanda à l'auteur la traduction de l'Ancien Testament."


références