Le Gonidec (1827) : Différence entre versions

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(= La Parabole de l'Enfant Prodigue)
(histoire éditoriale)
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   "Pour donner plus de poids à ma version, dit-il, j'ai cru devoir communiquer mon manuscrit à l'un des évêques de notre Bretagne, l'évêque de Quimper; la copie en est restée entre ses mains. Ce prélat a reconnu que mon ouvrage a le mérite de l'exactitude pour la doctrine et la narration des faits; et il ne m'a refusé son approbation que parce qu'il y a, selon lui, plus d'inconvénients que d'avantages à mettre la traduction des livres saints entre les mains du peuple." Plus loin, l'auteur mentionne "son grand désir de donner une traduction littérale, autant que pouvaient le permettre les entraves multipliées qui se rencontrent dans la langue bretonne, lorsqu'il s'agit de rendre la concision de quelques phrases latines."  
 
   "Pour donner plus de poids à ma version, dit-il, j'ai cru devoir communiquer mon manuscrit à l'un des évêques de notre Bretagne, l'évêque de Quimper; la copie en est restée entre ses mains. Ce prélat a reconnu que mon ouvrage a le mérite de l'exactitude pour la doctrine et la narration des faits; et il ne m'a refusé son approbation que parce qu'il y a, selon lui, plus d'inconvénients que d'avantages à mettre la traduction des livres saints entre les mains du peuple." Plus loin, l'auteur mentionne "son grand désir de donner une traduction littérale, autant que pouvaient le permettre les entraves multipliées qui se rencontrent dans la langue bretonne, lorsqu'il s'agit de rendre la concision de quelques phrases latines."  
  
 
=== histoire éditoriale ===
 
 
  [[Dujardin (1949)|Dujardin (1949]]:82):
 
  "Les épreuves de la traduction du ''Nouveau Testamant'', lues et corrigées par David Jones, et après sa mort, par Thomas Price, furent imprimées à Angoulême sous la responsabilité et la surveillance personnelle de Le Gonidec."
 
 
Il s'agit d'une commande achetée par la protestante ''Société biblique de Londres'', qui se donne pour mission la traduction de la Bible en toutes langues. Cependant, la ''Société biblique de Londres'' n'a pas de réseaux de distribution de l'ouvrage. En 1835, M. Jowett pour le comité de la ''Société Biblique'' écrit à Thomas Price pour expliquer la décision du comité de ne pas publier la traduction, à la suite du ''Nouveau Testament'', de l'''Ancien Testament''. Il mentionne surtout des arguments économiques ("la dépense d'une si grande somme peut à peine se justifier après le mince succès que nous avons eu à la distribution du ''Nouveau Testament''") et cherche manifestement des distributeurs ("Pouvez-vous nous trouver l'homme pourvant l'introduire dans leurs maisons? Un tel homme pourrait se plaindre que nous ne lui fournissions pas de livres", [[Dujardin (1949)|Dujardin 1949]]:108-109).
 
 
L'écoulement réel des stocks achetés par la ''Société biblique de Londres'' reste flou car les commentateurs semblent confondre achat du stock et distribution. [[Bellamy (1894)|Bellamy (1894]]:361) écrit que "le ''Testamant Nevez'' de Le Gonidec, à peine imprimé, fut enlevé presque entièrement par les habitants du pays de Galles, en Angleterre". [[Dujardin (1949)|Dujardin (1949]]:83) écrit que "l'édition de ce ''Nouveau Testamant'' fut presque entièrement vendue au Pays de Galles et n'eut aucun succès en Bretagne. Les exemplaires qui restèrent en Bretagne ne s'écoulèrent qu'à partir de l'arrivée de John Jenkins à Morlaix, en 1834. Encore ne furent-ils pas plutôt offerts que vendus?".
 
 
 
A réception de la traduction du ''Nouveau Testamant'', la ''Société biblique de Londres'' avait demandé de suite à l'auteur la traduction de l'''Ancien Testament'', ce qu'il fera, mais la ''Société biblique de Londres'' ne s'acquittera jamais de sa promesse. La Bible entière, traduite par Le Gonidec, ne paraîtra que 28 ans après sa mort ([[Le Gonidec (1866)|Le Gonidec 1866]]).
 
  
 
== références ==
 
== références ==

Version du 29 janvier 2021 à 16:51

  • Le Gonidec, J-F. 1827. Testamant nevez hon aotrou Jézuz-Krist troet é Brézounek, imprimerie Trémeau, Angoulême.


traduction du Nouveau Testament en breton du Léon.


histoire éditoriale

La Parabole de l'Enfant Prodigue

Le Gonidec (1808) avait déjà publié une traduction de La Parabole de l'Enfant Prodigue. Les corrections opérées entre 1808 et 1827 sont intéressantes. Le Gonidec (1807:20) dans la première version de sa grammaire, donne le possessif va 'mon' et le pronom objet proclitique va 'me' comme déclenchant la spirantisation sur /k, t, p/. Ernault (1890b:190) remarque que dans le texte de 1808, au verset 19 [page 120], Le Gonidec écrit va digémérid 'recevez-moi', chose qu'il corrige en 1827 par une lénition avec va zigémer 'reçois-moi'. Le possessif ou pronom objet proclitique va déclenche effectivement la lénition dans certains dialectes.

 Ernault (1890b:190):
 "Je l'ai constaté à Tressignaux, en Goello, où l'on dit, par exemple, më zorn 'ma main'. Cf. va zorn, Moys., 149, pl. va zaouarn, 276; va ziouscouarn, 'mes oreilles', 294; va zaou vab, 'mes deux fils', Jac., 82; va zisoboissançou, 'mes désobéissances'. An Aviel, 1819, I, 237; ma zelbet, '(il) m'(a) tenu', Quiquer, 1690, p. 124; ho zebro, 'qui les mangera', ho zivreïno, 'qui les « dépourrira »', G. B. I., I, 426, etc. De même pour la gutturale : va c'henou, 'ma bouche', Jac., 132, ma c'hourc'hemeno, 'mes compliments', G. B. I, I, 542; on dit à Trévérec, en petit Tréguier, më c'hawr, 'ma chèvre', hi c'hawr (et hi gawr), 'sa chèvre à elle', o c'hawr (et o gawr) 'leur chèvre' (on dit toujours më grwek, 'ma femme, më gar, 'ma jambe')."

à propos

Le Nouveau Testament est commun à la plupart des Églises chrétiennes. Il regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse.


 Bellamy (1894:361):
 "La plus célèbre de toutes les versions [de la Bible] qui aient paru en dialecte léonard, et même en langue armoricaine, est celle de Le Gonidec. Il publia d'abord la traduction du Nouveau-Testament : Testamant Nevez hon aotrou Jesus-Krist, in-8e , Angoulême, 1827. Cette traduction fut faite sur la Vulgate (édition de Lyon, 1738), et rarement l'auteur s'est aidé des commentaires. Quand il a eu recours à ces derniers, c'est à Carrières qu'il a dominé la préférence. Parfois aussi il a consulté la version française de Sacy. Nous pouvons d'ailleurs nous faire une idée exacte des principes qui dirigèrent Le Gonidec dans son travail par une lettre qu'il écrivit le 22 décembre 1827: 
 "Pour donner plus de poids à ma version, dit-il, j'ai cru devoir communiquer mon manuscrit à l'un des évêques de notre Bretagne, l'évêque de Quimper; la copie en est restée entre ses mains. Ce prélat a reconnu que mon ouvrage a le mérite de l'exactitude pour la doctrine et la narration des faits; et il ne m'a refusé son approbation que parce qu'il y a, selon lui, plus d'inconvénients que d'avantages à mettre la traduction des livres saints entre les mains du peuple." Plus loin, l'auteur mentionne "son grand désir de donner une traduction littérale, autant que pouvaient le permettre les entraves multipliées qui se rencontrent dans la langue bretonne, lorsqu'il s'agit de rendre la concision de quelques phrases latines." 


références

  • Dujardin, Louis. 1949. La vie et les oeuvres de Jean-François-Marie-Maurice-Agathe Le Gonidec, grammairien et lexicographe breton (1775-1838), Brest.


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