Différences entre les versions de « La négation »

De Arbres
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(DISTRIBUTION, RESTRICTIONS, LECTURE...)
(DISTRIBUTION, RESTRICTIONS, LECTURE...)
Les noms nus sont des noms singulier comptables, sans déterminant. Certains éléments grammaticaux, comme 'ebet', quelle que soit son analyse, ne peuvent se combiner qu'avec des noms nus.


=== Les noms nus en usage d'adverbes négatifs ===
=== Les noms nus en usage d'adverbes négatifs ===

Version du 15 octobre 2008 à 07:00

EN CHANTIER

Quels sont en breton les items de polarité négative? Y-a-t-il des items de polarité positive? Y-a-t-il concordance négative? Est-elle optionnelle?... L'étude demande un tour d'horizon des quantifieurs, des indéfinis, et des noms nus - on y planche...


Inventaire du matériel de la négation

Un inventaire des éléments interagissant avec la négation est préalable à son étude. Ci-dessous sont présentés ces différents éléments.

Le breton a une négation propositionnelle discontinue ou bipartite. Cela veut dire que ses éléments entourent le verbe tensé: [ne VERB ket], comme c'est le cas en français avec [ne VERBE pas]. Les deux éléments ne et ket ne sont pas systématiquement associés. Ne peut fonctionner avec d'autres mots négatifs.


Les mots négatifs sont:

 Les noms négatif: mann, 'zéro, rien', nikun, 'personne';... 
 
 Les adverbes: mui, 'plus', biskoazh, biken, morse, 'jamais', nepred, 'jamais'...
 
 Le quantifieur négatif: nep, 'aucun.e' 
 
 Les composés morphologiques intégrant le quantifieur négatif, [nep + N]: 
   Noms: netra, 'rien';  
   Adverbes: nebaon, 'sans peur'; neptu; 'sans côté'...
 
 Les noms nus adverbiaux: 
   den, 'personne'; gour, 'homme'; hini, tra, 'chose'; banne, berad, 'contenu d'un verre', 
   takenn, 'goutte'; tamm, 'morceau'; kammed, 'pas'; seurt, 'sorte' ...
 
 Le reste des noms nus:
   (tout nom singulier comptable sans article)


'Ebet' peut apparaître après un nom nu, mais ce n'est pas à proprement parler un mot négatif. Sémantiquement, les noms nus marquent l'absence d'entité correspondant au prédicat dans le domaine défini par le contexte. Ce contexte, par emphase, peut être étendu par le postnominal ebet (lit.'dans le monde', Hemon 2000§102). Ebet n'est donc pas un quantifieur et ne contribue pas à la construction du sens négatif.


Nep, indéfini 'de choix libre' ou item de polatité négative

Contrairement au français, mais comme bon nombre de langues dans le monde, le breton a un indéfini, nep, qui donne une lecture soit de quantifieur négatif avec une négation propositionnelle (2), soit de 'free choice' dans les autres contextes (3). Cela rappelle le quantifieur 'any' en anglais.


(2a) Eno ne gresk neb gwezenn
neg pousse any arbre
'Là ne pousse aucun arbre.', 'There does not grow any tree.'
Standard Dico An Here (1995:nep)


(2b) Nep den all n 'en deus klevet ar c'heloù.
any personne autre neg a entendu la nouvelle
'Personne n'a entendu la nouvelle.'
Standard Dico An Here (1995:nep)


(3a) Lakaet ez eus bet da gefridi dezhañ ambroug hag aliañ neb den,
mis R E été pour mission à.3SG accompagner et conseiller 'any' personne
aozadur, embregerezh pe dilennad a garfe derc'hel kont eus ar brezhoneg war ar pemdez.
organisme, entreprise ou élu R aimerait tenir compte P le breton P le quotidien
...'Il lui a été donné pour mission d'accompagner et de conseiller toute personne, entreprise, organisme ou élu qui aimerait tenir compte du breton au quotidien.'
Standard, site de l'Office
(3b) d'an neb a gar
à.le any R aime
...'à celui qui veut', '...to any-one who would like it.'
Standard


A noter qu'en (2b), le quantifieur n'est pas structuralement sous la portée de la négation (contraste avec '*Anybody I diddn't see.') En (3b), 'nep' est un pronom (cf. '*nep hini').

Quantifieur négatif intégré morphologiquement

Contrairement aux groupes nominaux contenant le quantifieur nep, les mots intégrant ce quantifieur (Netra = Nep + tra, Neblec'h = Nep + lec'h...) sont intrinsèquement négatifs. Ci-dessous, le ne préverbal peut être omis, la négation sémantique est apportée par netra ou neblec'h.


(13) Nitra ne d' ober
Neg.chose neg était de faire.Infinitif
'Il n'y avait rien à faire'
Vannetais Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992)


(14) Nitra e ou kuelet én devalen
Neg.chose ® était 3P voir.Infinitif dans.la descente
'Ce n'était rien de les voir descendre'
Vannetais Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992)


(11a) Bet on e neblec'h
été suis P neg.lieu
'Je suis allé.e nulle part'
?? Mélanie Jouitteau (à vérifier)


(11b) Neblec'h e tebran
neg.lieu mange.1sg
'Nulle part je ne mange'
?? Mélanie Jouitteau (à vérifier)


Il faudrait inventorier les mots négatifs autonomes pour vérifier si la corrélation avec la morphologie négative réalisée est réellement un facteur. Pour cela, il faut lister les contextes où ne peut n'être pas réalisé. Attention, parfois le ne n'est pas prononcé mais est présent syntaxiquement. Voir les cas d'absence superficielle de ne.

Les noms nus

(DISTRIBUTION, RESTRICTIONS, LECTURE...)

Les noms nus sont des noms singulier comptables, sans déterminant. Certains éléments grammaticaux, comme 'ebet', quelle que soit son analyse, ne peuvent se combiner qu'avec des noms nus.


Les noms nus en usage d'adverbes négatifs

Une liste restreinte de noms nus peuvent être utilisés seuls comme en (x) - ce n'est pas productif.

(x) - Mersi bras!.... - ...Ne ra tra!
merci grand neg fait chose
'- Merci bien!... - De rien!'
standard fiche pedagogique Académie Rennes


On peut citer avec Favereau (1995:§490) Ne welan banne (/neg vois verre/, 'Je ne vois rien/goutte.'), Ne glevan takenn (/neg entends goutte/, 'Je n'entends absolument rien.'), hep kousket tamm (/sans dormir morceau/, 'en passant une nuit blanche').

Usage productif des noms nus

En (y), la négation 'ket' est optionnelle, mais il semble que 'ebet' soit obligatoire (*N'eus mestr.)

(y) N'eus (ket) mestr *(ebet).
neg y a pas maitre au.monde
'Il n'y a pas de maitre.'
?? Mélanie jouitteau, à vérifier

Description du système de la négation

Le breton admet facilement des phrases avec plusieurs éléments négatifs (dont l'un est un marqueur de négation propositionnelle). L'interprétation ne calcule alors pas les négations séparément, et une seule négation est interprétée. Ce phénomène est appelé la concordance négative, car seule une des négations est calculée pour obtenir le sens de la phrase.


(1) Ne gavan morse den ebet.
Neg trouve.1sg jamais personne au.monde
'Je ne trouve jamais personne.'
*'Ce n'est pas le cas que je ne trouve jamais personne./ Je trouve toujours quelqu'un.'
Kervella (1947§234)


La négation explétive

Ne et Ket ont chacun une version explétive dont la distribution peut être décrite.


Ne explétif

Le morphème ne semble optionnel et sémantiquement vide dans les contextes précis où un autre mot négatif occupe la zone préverbale.

Il existe d'autres contextes à travers les langues où un élément négatif explétif est possible, voire obligatoire dans la syntaxe, sans que cela affecte l'interprétation. C'est notamment le cas en français de certains types de comparatives (Il a mangé plus que je ne le pensais.), ainsi que les subordonnées introduites par avant (Elle m’a appelé avant qu’elle ne parte) ou les compléments de verbes comme craindre (Je crains qu’il ne soit en retard).

Ket explétif

Il est plus rare à travers les langues d'avoir deux éléments de la négation qui ont une version explétive. C'est le cas en breton. Kervella (1947 : 234) note le caractère optionnel de ket : "Quand il se trouve un autre mot négatif dans la phrase, comme ebet (dans.le monde), netra (neg.chose), nikun (nul), mann (zéro, rien), mui (plus), biskoazh/ biken/ morse (jamais), etc., on ne met pas ket la plupart du temps. "


En fait, lorsque qu'un mot négatif est présent dans la 'zone de ket', c'est à dire la zone postverbale, alors Ket devient optionnel et explétif.

En (12), le mot négatif nitra (rien) est postverbal, et c'est le seul élément sémantiquement négatif. Ne n'est ici requis que pour marcher en tandem avec nitra, c'est un explétif. Ket est aussi ici purement explétif - sa présence/absence ne change en rien le sens de la phrase.


(12) Ne ket nitra
Neg était neg neg.chose
'Ce n'était rien'
Vannetais Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992)


(5) N' em bije ket kredet james e oa gwir
Neg ® aux neg cru jamais ® cop vrai
'je n'aurai jamais cru que cela était vrai'
Cap Sizun, Chalm (2008)


Lorsqu'il n'y a pas de mot négatif dans la zone postverbale, alors ket contribue sémantiquement à la phrase par l'apport de la négation. En (3) et en (4), Ne est explétif, il n'est là que pour fonctionner en tandem avec nemet, qui n'est pas négatif non plus. La présence ou l'absence de ket marque alors la présence ou l'absence de la négation. Le contraste montre que, au moins dans ce contexte, ket apporte une vraie négation sémantique.


(3) Ne ra nemet debriñ ha kousket.
Neg V seulement manger et dormir
'Il/Elle ne fait que manger et dormir.'
Cap Sizun, Chalm (2008)


(4) Ne ra ket nemet debriñ ha kousket.
Neg V neg seulement manger et dormir
'Il/Elle ne fait pas que manger et dormir.'
Cap Sizun, Chalm (2008)

Ket ken

Un cas particulier à noter est celui de l'usage de ken, qui est restreint au champ postverbal mais ne rend pas ket explétif. Pour Kervella (1947§234:III), Chalm (2008: 86-88) "on peut se passer de ket si ken suit directement le verbe" :


(1) Ne bellgomzo (ket) ken bremañ.
Neg V neg plus maintenant
'Il/Elle ne téléphonera plus maintenant.'
Cap Sizun, Chalm (2008)


Cependant, si un mot s’interpose entre le verbe et ken, ket est obligatoire.


(2) Ne bellgomzo ket endro ken .
Neg V neg de encore plus
' Il/Elle ne téléphonera plus.'
Cap Sizun, Chalm (2008)

Ne est-il seulement un marqueur de portée?

Comme ne semble optionnel, explétif uniquement lorsqu'un autre mot négatif le précède (en fait, le c-commande), est-ce le cas que ne est toujours uniquement un marqueur de portée de la négation sur le verbe?

La situation est peut-être différente selon les dialectes, comme semble le suggérer l'exemple suivant en vannetais, où ne peut être le seul marqueur négatif.


(18) Get ur mesu èl hennéh hiréh n' hur hoé d' er ieu
avec un maître comme celui-là envie neg 1P avoir.Passé à le jeudi
'Avec un maître comme celui-là, on n'était pas pressés que jeudi arrive'
Schapansky (1996:53)

Influence des effets de focus sur le calcul de la négation

La focalisation influe sur le calcul de la négation. Deux éléments négatifs peuvent s'annuler dans le champ postverbal dans le cas d'un focus postverbal sur un mot négatif.


(16) Ne ra ket NETRA


Neg fait neg neg.chose
'Ce n'est pas le cas que ça (ne) fait rien.'
??Mélanie Jouitteau (à vérifier)


La position où tombe le focus sur un des deux items négatifs sont des facteurs déterminants pour cette lecture de double négation et doivent donc être pris en compte dans toute étude empirique. L'existence de ce type d'ambiguïté peut fournir des indices précieux sur l'identité et la nature des éléments sémantiquement négatifs en breton, à la fois pour la négation propositionnelle et les indéfinis/quantifieurs.

Peut-on avoir deux éléments sémantiquement négatifs?

Il existe des cas de co-occurrences de plusieurs éléments négatifs sans qu'un des deux soit un explétif.

mot négatif + ket

Si la phrase contient un mot négatif qui ne se trouve pas dans le champ postverbal, mais préverbal, alors ket devient illicite. Chalm (2008) signale les faits en (7).


(6) James n' em bije sonjet e oa gwir
jamais neg ® aux pensé ® cop vrai
'je n'aurai jamais cru que cela était vrai'
Cap Sizun, Chalm (2008)


(7) * James n' em bije ket sonjet e oa gwir


mot négatif + Hanni

(17) Nitra n em boé de houlen get hanni
neg.chose neg 1.sg avais de demander.Infinitif avec personne
'Il n'y a rien que j'ai demandé à personne'
Guilloux (1992:189), paraphrase traduite de Schapansky (1996)

tests et hypothèses de travail

Lorsqu'on cherche à établir le type exact de concordance négative, il se peut que les réponses varient selon les classes d’éléments impliqués : nom nu ou élément morphologiquement négatif. Les langues ont souvent plusieurs paradigmes différents qui correspondent à différents emplois : d'un côté les items de polarité négative (qui doivent être légitimés par une négation), comme qui que ce soit en français, d'un autre, les quantifieurs négatifs (qui peuvent introduire à eux-seuls un sens négatif dans une phrase), comme par exemple personne ou rien. Pour chaque paradigme/élément qui participe au système de concordance négative, il s’agit donc de déterminer s’il peut/doit apparaître sans négation propositionnelle.

L'un des tests clé qui permettent de déterminer si un item introduit à lui seul un sens négatif est la réponse à une question. Ainsi, en (15), personne peut constituer une réponse négative, alors que qui que ce soit est exclu dans ce même contexte.

(15) Qui est venu?
Personne
*Qui que ce soit

Horizons comparatifs et intérêt théorique

Dans un premier temps, il est important de situer le breton par rapport à la typologie des systèmes négatifs existants. Cette documentation doit se faire sur deux dimensions différentes:


(i) Négation propositionnelle

La négation bipartite correspond à ce qu'on appelle le stade II du cycle de la négation (également connu sous le nom de cycle de Jespersen). Plus précisément, l'évolution des marqueurs négatifs à travers les langues suit généralement les étapes suivantes:

 (I) Marqueur négatif préverbal (soit morphème libre, soit clitique) 
   comme par exemple en italien actuel Gianni non è venuto. ('Jean n'est pas venu')
 
 (II) Marqueur négatif + Verbe + Marqueur négatif emphatique. La négation préverbale est perçue comme insuffisante et 
 un deuxième élément est de plus en plus souvent utilisé. 
 Il s'agit le plus fréquemment d'un morphème libre, de nature adverbiale.   
 
 (III) Verbe + marqueur négatif. 
 Le marqueur négatif postverbal est grammaticalisé, 
   comme en allemand Maria spricht nicht viel.('Maria ne parle pas beaucoup')

Le stade II est peu stable diachroniquement, au sens que celui où il y a le plus de fluctuation. Il est très fréquent que l'un ou l'autre des deux marqueurs soit optionnel avant que l'usage stabilise leur distribution et leur rôle sémantique. Parmi les langues qui semblent être actuellement à ce stade il y a le français, le piemontais, le gallois ou Afrikaans (de Swart 2006)

Dans un article récent, Breitbarth & Haegeman (2008) discutent l'évolution du système négatif dans plusieurs langues et dialectes germaniques et font l'hypothèse que les deux éléments d'une négation bipartite ne remplissent pas le même rôle. Plus précisément, l'élément préverbal n'est pas une négation, mais un marqueur de polarité (notion qui intègre non seulement la négation, mais également certains types de subordonnées, questions ou phrases impératives). Leur analyse prédit également qu'une langue ne garde l'élément préverbal que s'il acquiert d'autres fonctions dans la langue,le plus souvent un usage emphatique (flamand, portugais,dialectes italiens).

L'étude détaillée de la situation du breton doit permettre de vérifier les généralisations et les hypothèses avancées pour d'autres langues qui ont une négation bipartite.


(ii) Concordance négative

Le système de concordance négative constitue l'autre typologie dans laquelle il faut situer le breton.

Dans certaines langues (les variétés standard des langues germaniques), dites de 'double négation', chaque négation présente dans la syntaxe correspond à une négation sémantique. Ainsi dans une phrase comme Nobody didn't come ('Personne n'est pas venu'), les deux négations (not et nodody) s'annulent et la phrase acquiert une lecture positive du type 'Tout le monde est venu'.

La plupart des langues documentées sont des langues à concordance négative, ce qui veut dire qu'elles permettent la co-occurrence de plusieurs mots négatifs (dont au moins un est un marqueur négatif propositionnel) dans une même phrase pour donner lieu à une lecture avec une seule négation. Il existe différents types attestés, selon le nombre et la position (pré- ou post-verbale) des éléments qui participent au système de concordance négative. De même, il est possible que la situation soit différente selon qu'il s'agit de phrases avec un verbe tensé ou pas.

La concordance négative représente un grand enjeu théorique, notamment par rapport au principe de compositionalité du sens qui pose que le sens d'une phrase se construit sur la base du sens des différents constituants. Comment est-il possible que la co-occurrence de plusieurs éléments qui fonctionnent par ailleurs comme des éléments négatifs résulte dans une interprétation avec une seule négation sémantique? Pour résoudre ce problème d'interprétation, la plupart des analyses supposent que la concordance négative est un phénomène d'accord, avec un seul marqueur sémantiquement négatif (typiquement la négation propositionnelle ou un mot négatif préverbal) et les autres éléments comme des réflexes morpho-syntaxiques de cet accord.

A un niveau empirique, il faut donc déterminer pour chacun des éléments qui participent à la concordance négative s'il a un sens négatif inhérent. La situation peut être différente pour chacun des deux marqueurs de la négation bipartite, ainsi que pour les autres mots traditionnellement décrits comme négatifs (cf. la liste de Kervella).

La situation de la concordance négative en breton est complexe. Toute description précise du système apporterait des données précieuses pour vérifier les généralisations établies pour d'autres langues et évaluer les analyses avancées dans la littérature.

Bibliographie

Description générale

Chalm, E. 2008. La Grammaire bretonne pour tous, An Alac'h embannadurioù (p.86-88).

Kervella, F. 1995 [1947].Yezhadur bras ar brezhoneg, 1947 edition Skridoù Breizh, La Baule ; 1995 edition Al Liamm.

Hemon, R. 2000. Yezhadur Istorel ar Brezhoneg (traduction Hemon 1975 par A. Dipode), Hor Yezh.

Press, I. 1986. A Grammar of Modern Breton, Mouton, Berlin (p.110-114).

Ouvrages théoriques

Breitbarth, Anne and Liliane Haegeman. 2008. Not continuity, but change: stable stage II in Jespersen’s cycle. Manuscript, University of Cambridge & STL Lille III.

De Swart, Henriette.2006. Expression and interpretation of negation. Book manuscript (submitted)

Schafer, R. 1995, ‘Negation and Verb Second in Breton.’, Natural Language and Linguistic Theory 13, 135-172.

Schafer, R. 1992. Negation and Verb Second in Breton. Santa Cruz, UCSC unpublished manuscript.

Schapansky, N. 2000. Negation, Referentiality and Boundedness in Gwenedeg Breton: A Case Study in Markedness and Asymmetry, Lincom Europa, Munich.

Schapansky, N. 1996. Negation, Referentiality and Boundedness in Breton, a case study in markedness and asymmetry, ms thesis.

Description de la variation dialectale

Spécialistes référents pour cette fiche de collectage

Anamaria Falaus, LLING, Université de Nantes/Naoned

David Willis, Selwyn College, Cambridge

Anne Breitbarth, Selwyn College, Cambridge

Questions ouvertes

  • Est-il possible d'utiliser des items de polarité négative sans ket?

Chalm (2008:86) prescrit de ne pas le faire avec ebet (il est de Cap-Sizun), mais une recherche google "ket * ebet" donne 9370 occurences...

Kervella (1947§234) note pour sa part que lorsqu'un mot négatif (dont ebet) est utilisé, on se passe la plupart du temps de mettre ket.