La copule existentielle : Différence entre versions

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En trégorrois, il existe une alternance avec ''[[zo]]''.
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En trégorrois, il existe une alternance avec ''[[zo]]''. [[Gros (1970)|Gros (1970]]:26) note même que la forme ''eus'' à l'affirmative n'est pas présente du tout en Trégor (alors qu'il la note comme possible ailleurs). 
  
  
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== quantifieurs en contexte ==
 
== quantifieurs en contexte ==

Version du 10 mai 2011 à 14:26

La copule existentielle est réalisée en breton sous la forme a zo, vez ou ez eus, plus rarement emañ. La copule existentielle est abrégée sur ce site dans les gloses par le sigle E.


Sémantiquement, la copule existentielle sélectionne un seul argument dont elle asserte l'existence. Syntaxiquement, elle est reconnaissable car elle sélectionne un sujet vide.


Morphologie

Infinitif

L'infinitif de la copule (et du verbe 'être' en général) a de multiples variantes dialectales.


Alternance des formes

La forme vez apparaît lorsque l'existence assertée est stable sur une longue période de temps, ou habituelle.


(1) Eno a zo kokouz penegwir ne vez ken med kargañ ar voz d'ober.
y R est coques C NEG E ken mais charger DET poignée P faire
'Là, il y a des coques, puisqu'il n'y a qu'a charger (ramasser) avec les mains jointes (à pleines mains).'
trégorrois, Gros (1984:13)


(2) Ha goude-se ar re-se ouie dont tout setu vie blag ken-ha-ken.
et après-ça DET ceux-ci AUX venir tous voila E blague autant-et-autant
'Et après tous ceux-là venaient et on blaguait tant et tant.' < litt.: 'Il y avait des blagues...'
Bas-Cornouaillais (Treboull), Hor Yezh (1983:76)


En breton standard, la forme eus est réservée au sujet postverbal indéfini.


(1) E savanenn Afrika ez eus laboused ampart hag int-i gwiaderien.
Dans savane Africaine R E oiseaux habiles et 3PL-3PL tisserands
'Il existe dans la savane africaine des oiseaux habiles qui sont tisserands.' Al Liamm (346:115)


En trégorrois, il existe une alternance avec zo. Gros (1970:26) note même que la forme eus à l'affirmative n'est pas présente du tout en Trégor (alors qu'il la note comme possible ailleurs).


(y) Aze e-traoñ ar prad a zo eun naer hag a zo ken koz ken a zo savet blev warni.
Aze e-traoñ ar prad ez eus eun naer hag a zo ken koz ken ez eus savet blev warni.
Là P-bas DET prairie R E un serpent C est tellement vieux C R E poussé cheveux.(coll) sur.3SG.F
'Là au bas de la prairie il y a une couleuvre qui est tellement vieille que les poils lui ont poussé dessus.'
trégorrois, Gros (1984:20)


En breton standard, la forme zo est obligatoire dès que la copule existentielle est précédée de son DP argument. Cependant, on trouve de tels exemples avec ez eus.


(2) Arc'hant ez eus e Breizh, tud kalonek ez eus ivez.
argent R E P Bretagne gens courageux R E aussi
'En Bretagne, il y a de l'argent, des gens courageux aussi.'
LLMM. 114/63, cité dans Le Gléau (1973:41)


La forme emañ se trouve aussi utilisée comme copule existentielle:


(2) An den a zo hirio; warc'hoazh n'ema mui!
DET humain R E aujourd'hui demain NEG E plus
'L'homme existe aujourd'hui, demain il ne sera plus!'
BSA. (1877:165), cité dans Le Gléau (1973:41)


négation

Gros (1970:26) refuse pour le trégorrois la forme affirmative eus, mais note la forme n'eus ket pour la copule existentielle au négatif.


quantifieurs en contexte

En contexte existentiel, les quantifieurs forts comme pep ou kement sont illicites (comme en français *Il y a chaque pain.).