L'apocope

De Arbres
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L'apocope est une modification phonétique impliquant l'absence d'un ou plusieurs phonèmes à la fin d'un mot, par rapport à une forme de référence.


En breton, l'apocope est peu commune. On peut relever la variante dialectale adal correspondant au standard adaleg 'jusqu'à'.

Un exemple lexicalisé serait dis 'impair' pour dispar 'impair'. Troude (1869:'impair') traduit aux heures impaires par war ann diz. Il traduit aussi 'jouer à pair et impair' par c'hoari par pe dispar abrégé en trégorrois avec une ellipse sous identité par c'hoari diz pe bar. Vallée (1980) donne, lui, c'hoari par pe dis(par). Grégoire de Rostrenen traduisait ce jeu par 'jouer à pair, ou à non' en 1732 et 'jouer à pair ou non' en en 1834.


Morphologie

accentuation

Les dialectes bretons divergent dans leur propension à l'apocope selon leurs règles d'accentuation. Les variétés qui accentuent en finale en produisent moins car l'accentuation protège de l'érosion morphologique.

Au contraire, les variétés de KLT accentuées fortement sur l'avant-dernière syllabe peuvent réduire fortement la prononciation de la syllabe finale (/kəmpɛrl/ 'Quimperlé').

Horizons comparatifs

L'apocope est un phénomène courant en français (ciné(ma), gastro(-entérite), ado(lescente), porno(graphique), pneu(matique), etc.).


Terminologie

Le terme français apocope est un emprunt au grec ancien ἀποκόπτειν, apokoptein 'retrancher'.

En breton, Vallée (1980) donne trouc'h diwez (eur gér), trouc'h-gourfenn, dic'hourfennadur.