Kazh : Différence entre versions

De Arbres
Aller à : navigation, rechercher
(Sémantique)
Ligne 49 : Ligne 49 :
 
Pour le haut-vannetais, [[Delanoy (2010)]] donne ''miton, miton-kah'' 'petit chat', qu'il met en relation avec le gallo ''biton'' 'biquet'.
 
Pour le haut-vannetais, [[Delanoy (2010)]] donne ''miton, miton-kah'' 'petit chat', qu'il met en relation avec le gallo ''biton'' 'biquet'.
  
 +
 +
== Diachronie ==
 +
 +
Les chats ont été domestiqués en Afrique du Nord, peut-être 2000 ans avant notre ère, et ont voyagé avec le nom non-indo-européen qui les désignait (cf. nubien ''kadīs''). Le chemin qui mène aux langues celtiques peut être l'Egypte et l'empire romain, avec le bas latin ''cattus'', mais [[Matasović (2009)]] considère cela improuvable. Les cognats sont, entre autres, le vieil haut allemand ''kazza'' ou le russe ''kótka''.
 +
 
 +
Dans la branche celtique des langues indo-européennes, [[Matasović (2009)]] propose la racine proto-celtique ''[[*]] katto-'' 'chat', qui obtient le vieil irlandais ''catt'' [0 m], le moyen gallois ''cath'' [m & t], le moyen breton ''caz'' et le cornique ''kat'', comme le nom propre gaulois ''Cattos'' ([[LEIA]] C-49f., [[GPC I]]:440, [[EIEC]] 91, [[Deshayes (2003)|Deshayes 2003]]:378).
  
 
[[Category:articles|Categories]]
 
[[Category:articles|Categories]]
 
[[Category:noms|Categories]]
 
[[Category:noms|Categories]]

Version du 25 avril 2021 à 20:11

Le nom kazh dénote un 'chat'.


(1) Chomet 'oa badaouet ar c'hazh e-dan ar peul.
resté était assommé le 5chat sous le poteau
'Le chat était resté assommé sous le poteau.'
Le Scorff, Ar Borgn (2011:13)


Morphologie

nombre

Le suffixe pluriel -ier obtient la forme kizhier 'chats'.

La carte 364 de l'ALBB ne donne l'alternative régulière kazhoù qu'en deux points de l'est de la cornouaille maritime et à Guérande. A part à Guérande où le dialecte s'est éteint, ces formes rares se sont maintenues dans le temps et sont confirmées dans la carte 253 du NALBB 'des chats'.

Le dérivé targazh 'matou' qui dans la carte 255 du NALBB apparaît avec les prononciations de targazhoù est même donné sur une zone plus large, en remontant plus haut dans les terres.


dérivation

Le préfixe tar(v)- obtient targazh 'matou'.

Le nom composé kazh-koat dénote un 'écureuil'. Ce composé est documenté dans la carte 365 de l'ALBB.


(2) Eñ 'oar brezhoneg kenkoulz 'vit 'r c'hazh-koat.
lui connait breton autant que un 5chat-bois
'Il parle le breton comme un écureuil'. (injurieux)
Cornouaillais de l'Est (Riec), Bouzeg (1986:VI)

Sémantique

hypocoristiques, concurrence avec bisig

Le concurrent hypocoristique bisig 'petit chat', largement usité, ne remplace kazh à aucun endroit dans la carte 364 de l'ALBB.

Pour le haut-vannetais, Delanoy (2010) donne miton, miton-kah 'petit chat', qu'il met en relation avec le gallo biton 'biquet'.


Diachronie

Les chats ont été domestiqués en Afrique du Nord, peut-être 2000 ans avant notre ère, et ont voyagé avec le nom non-indo-européen qui les désignait (cf. nubien kadīs). Le chemin qui mène aux langues celtiques peut être l'Egypte et l'empire romain, avec le bas latin cattus, mais Matasović (2009) considère cela improuvable. Les cognats sont, entre autres, le vieil haut allemand kazza ou le russe kótka.

Dans la branche celtique des langues indo-européennes, Matasović (2009) propose la racine proto-celtique * katto- 'chat', qui obtient le vieil irlandais catt [0 m], le moyen gallois cath [m & t], le moyen breton caz et le cornique kat, comme le nom propre gaulois Cattos (LEIA C-49f., GPC I:440, EIEC 91, Deshayes 2003:378).