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(Nouvelle page : === traits de ciblage dialectal === - la forme ''per'', en place du standard ''perak'', 'pourquoi' (p.20, 21 etc.) - la forme ''vidin'' en place du standard ''evidon'', 'pour.1SG'...)
 
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- la forme '''ba'', en place du standard ''e-barzh'', 'dans'  (p.19)
  
 
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- la forme ''hi'ou'' en place du standard ''hiziv'', 'aujourd'hui' (p.33)
 
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p 32, on note un usage consécutif de deux tournures concurrentes de l'impersonnel. En (1), il s'agit d'un pronom vide ayant une marque propre d'accord verbal. En (2), il s'agit de la création d'un pronom impersonnel avec le matériel du groupe nominal [un homme]. L'accord verbal est alors au 3SGM.
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p 32, on note un usage consécutif de deux tournures concurrentes de l'impersonnel. Il s'agit pour le premier d'un pronom vide ayant une marque propre d'accord verbal. Le second illsutre la création d'un pronom impersonnel avec le matériel du groupe nominal [un homme]. L'accord verbal est alors au 3SGM.
  
  
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- p.18, un exemple du clitique adverbial [ADJ''-tout''] qui est un intensificateur. Cet adverbe emprunte lexicalement au français, mais il serait intéressant de voir si son usage enclitique est une création bretonne, généralisé sur le mode [ADJ''-tre''], 'tout à fait ADJ', et dans quelle mesure cette forme adverbiale enclitique existe déjà en français de Bretagne (cf. ''Oh, mince, je les ai '''rapés-tout''', tu sais, mes gants, l'autre jour, en tombant de scooter'', MJ). 
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Version du 31 janvier 2009 à 14:15

traits de ciblage dialectal

- la forme tram, en place du standard trema, 'vers' (p.18)

- la forme 'ba, en place du standard e-barzh, 'dans' (p.19)

- la forme per, en place du standard perak, 'pourquoi' (p.20, 21 etc.)

- la forme vidin en place du standard evidon, 'pour.1SG' (p.21)

- la forme a'he en place du standard aze, 'ici' (p.21)

- la forme hi'ou en place du standard hiziv, 'aujourd'hui' (p.33)


fait de langue

p 32, on note un usage consécutif de deux tournures concurrentes de l'impersonnel. Il s'agit pour le premier d'un pronom vide ayant une marque propre d'accord verbal. Le second illsutre la création d'un pronom impersonnel avec le matériel du groupe nominal [un homme]. L'accord verbal est alors au 3SGM.


(1) Jeremie: Neu'he 'ranker lavar' de'he!...
alors R doit.IMP dire à.3PL
‘On doit leur dire, alors!’
Whitecrow: N'eo ket ken aes-se ma faotrig. Dreist-holl p'eman 'n'en brizhouenn.
NEG est NEG autant facile-tout.à.fait ma gars.petit. Surtout quand est IMP métis.
‘Ce n'est pas aussi facile, mon jeune ami. Surtout quand on est métis.’


- p.18, un exemple du clitique adverbial [ADJ-tout] qui est un intensificateur. Cet adverbe emprunte lexicalement au français, mais il serait intéressant de voir si son usage enclitique est une création bretonne, généralisé sur le mode [ADJ-tre], 'tout à fait ADJ', et dans quelle mesure cette forme adverbiale enclitique existe déjà en français de Bretagne (cf. Oh, mince, je les ai rapés-tout, tu sais, mes gants, l'autre jour, en tombant de scooter, MJ).

Dianalet-tout oc'h!?
essoufflée-tout êtes
‘Vous êtes toute essoufflée!?’