Even (1951)

De Arbres
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  • Even, A. 1951. 'Gerioù « brezhonek » e galleg Breizh-Uhel', Al Liamm 27, gouere-eost 1951, 62-67.


lecture critique de Tymen (1948)


à propos

 Le Menn (1983:251):
 Tymen (1948) "donne les résultats d’une enquête faite à Pluherlin, situé à environ 32 km à l’est de Vannes et à 20 km de la zone bretonnante (Elven), contient 22 mots qui sont rapprochés du breton. 
 Ces rapprochements ont été critiqués par Arzel Even [qui] écrit : 
 « n’eus ket e rannyezh romanek Breizh-Uhel ouzhpenn 30 ger, d’ar muiañ holl, a vije diarvar o orin brezhonek — ha c’hoazh, ul lodig mat anezho, anavezet hepken war harzoù ar brezhoneg, a vez implijet alies dre fent, hag an dud oc’h anavezout o orin ». 
 Donc, selon Arzel Even, pas plus de 30 mots sont bretons avec certitude, dont une partie connue seulement sur la frontière du pays bretonnant. Par contre, dit-il, les emprunts faits par le breton au gallo sont très nombreux. Il retient deux mots (kras, youd) de la liste donnée par Tymen et étudie les autres cas. Et il conclut : 
 « ur gaou bras eo lavarout, evel m’em eus lennet en un tu bennak, ez eo yezh Breizh-Uhel « ur rannyezh romanek distag diouzh ar galleg, ha mesket a c’herioù brezhonek ». N’eo ket muioc’h « distag » diouzh ar galleg eget an normaneg, da skouer, ha kalz nebeutoc’h hep mar eget ar walloneg. » (p. 67) 
 (traduction : c’est un gros mensonge de dire, comme je l’ai lu quelque part, que la langue de la Haute-Bretagne est « un dialecte roman distinct du français, et mêlé de mots bretons. »
 Il n’est pas plus distinct du français que ne l’est le normand, par exemple, et l’est beaucoup moins, sans aucun doute, que ne l’est le wallon)."