Dottin (1896)

De Arbres
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  • Dottin, G. 1896. Les désinences verbales en r en Sanskrit en italique et en celtique, Plihon et Hervé.


thèse de l'Université de Rennes.


à propos

  • compte rendu par Lot Ferdinand Henri Victor. 1898. Revue internationale de l'enseignement 35, 365-366. texte.
 "Dans chaque groupe de langue il s’est livré à un examen minutieux des désinences en r, cherchant à séparer celles qui étaient secondaires et de formation récente. Quand sa recherche ne donne pas de résultat assuré, il s’empresse de le signaler et d’indiquer pour quelles raisons une conclusion, est impossible à formuler. La thèse de M. D. est donc surtout un exercice de méthode. Sa critique, par sa sévérité même, écarte beaucoup de rapprochements ingénieux mais peu surs. Elle ébranle les restitutions du genre de celles de M. Zimmer dont les belles proportions sont obtenues aux dépens de la solidité de l’édifice. Comme le dit M. Dottin (p. 377) : « Il est à craindre qu’une ingénieuse théorie édifiée par un linguiste à l’esprit systématique, ne semble être la véritable synthèse de ces faits épars que nous n’avons pas pu et que nous n’avons pas voulu combiner ensemble, et que cette théorie, admise par de bons esprits poussés par ce besoin perpétuel de savoir ce que l’on devrait se résoudre à ignorer, ne serve de solution à quelque autre problème linguistique. Ainsi, peu à peu, viendraient s’entasser les unes sur les autres les constructions simples et élégantes que l’esprit humain aime à substituer à la complexité des faits réels, et la science du langage tendrait à devenir un art, dès que l’esthétique des démonstrations nous serait plus indispensable que leur vérité ».
 L’effort principal de M. D. a porté à séparer la formation du passif et du déponent latin, du passif et du déponent irlandais qu’on avait étroitement rapprochés jusqu’ici en se fondant sur des analogies séduisantes. L’auteur en tire des arguments contre l’unité linguistiqùe italo-celtique généralement admise."