Discussion:Ken, ker, kel : Différence entre versions

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--[[Utilisateur:Jampi|Jampi]] ([[Discussion utilisateur:Jampi|discussion]]) 20 octobre 2016 à 13:51 (CEST)
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« En effet, le passage récent d'<i>n</i> final à ''r'' n'a lieu que dans les cas où l'''n'', final seulement sur le papier, fait partie d'un mot qui se lie avec le suivant. La consonne radicale de ces proclitiques reparaît si l'on change, soit le second mot, soit le dialecte, parfois même sans qu'il y ait besoin de rien changer: léonais ''eur vaz'' un bâton, ''eun den'', un homme; '''''ker sod''''' si fou, trécorois '''''ken zôd'''''; vannetais ''hur pehedeu'' et ''hum pehedeu'' nos péchés; [...]. Ces mêmes mots peuvent, dans d'autres emplois grammaticaux, reprendre leur autonomie: '''''ken... ken''''' tant... que (lat. ''cum... tum'') '''ne varie jamais''', pas plus que ''eun'' au sens de ''unan'', nom de nombre (cf. en allemand la distinction de ''ein'' et ''einer''). »
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Ernault, 1897, « Les Pluriels bretons en ''er'' », ''Zeitschrift für celtische Philologie'' I, p. 232 [[https://archive.org/stream/zeitschriftfrc01meyeuoft#page/232/mode/2up texte]]
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--[[Utilisateur:Mjouitteau|MJ.]] ([[Discussion utilisateur:Mjouitteau|discussion]]) 23 octobre 2014 à 15:00 (CEST): L'exemple du Scorff avec ''teadadou'' est bien avec un /a/ dans le document original.
 
--[[Utilisateur:Mjouitteau|MJ.]] ([[Discussion utilisateur:Mjouitteau|discussion]]) 23 octobre 2014 à 15:00 (CEST): L'exemple du Scorff avec ''teadadou'' est bien avec un /a/ dans le document original.
  

Version du 20 octobre 2016 à 13:51

--Jampi (discussion) 20 octobre 2016 à 13:51 (CEST)

« En effet, le passage récent d'n final à r n'a lieu que dans les cas où l'n, final seulement sur le papier, fait partie d'un mot qui se lie avec le suivant. La consonne radicale de ces proclitiques reparaît si l'on change, soit le second mot, soit le dialecte, parfois même sans qu'il y ait besoin de rien changer: léonais eur vaz un bâton, eun den, un homme; ker sod si fou, trécorois ken zôd; vannetais hur pehedeu et hum pehedeu nos péchés; [...]. Ces mêmes mots peuvent, dans d'autres emplois grammaticaux, reprendre leur autonomie: ken... ken tant... que (lat. cum... tum) ne varie jamais, pas plus que eun au sens de unan, nom de nombre (cf. en allemand la distinction de ein et einer). »

Ernault, 1897, « Les Pluriels bretons en er », Zeitschrift für celtische Philologie I, p. 232 [texte]


--MJ. (discussion) 23 octobre 2014 à 15:00 (CEST): L'exemple du Scorff avec teadadou est bien avec un /a/ dans le document original.


--Jadé Loïc 19 avril 2013 à 11:37 (CEST) Selon Goyat, l'accentuation est sur ken devant un adjectif monosyllabique "['ken dus]", mais qu'en est-il de l'exemple de Bijer

(4) Biskoazh n'he doa Naig gwelet ken bras bag. ?
--MJ. 22 avril 2013 à 11:36 (CEST): Je ne sais pas, c'est un corpus écrit. Rien en nous dit effectivement que l'accentuation est la même dans cette structure ken ADJ N.


-- [LJ/12/2012] L'exemple ne correspond pas aux traductions proposées

Leclerc (1986:131)
"Les adjectifs mat, 'bon', hir, 'long', bras, 'grand', ont, outre la forme ordinaire, une forme spéciale pour le comparatif d'égalité:
ken mat se dit aussi kenkouls
ken hir = keit
ken bras = kement

ma brec'h a zo kenkouls ha da hini, 'mon bras est aussi long que le tien'


--M. Jouitteau 28 décembre 2012 à 14:52 (CET): C'est vrai, et c'est le cas dans le texte original.
Kenkoulz se traduit des fois par 'aussi bon que' mais aussi par 'autant que'.
Dans l'exemple de Leclerc, un bras long est de plus probablement aussi un bon bras...