Différences entre les versions de « Dérivation »

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== Dérivation syntaxique ==
== Dérivation morphologique ==
 
La morphologie dérivationnelle est l'étude des processus par lesquels un type de mot peut en former un autre.
 
Par exemple, en ajoutant le [[suffixe]] [[agentif]] ''[[-our]]'' au [[nom]] ''[[yezh]]'' 'langue', on obtient ''yezhour'': 'linguiste'.
 


La syntaxe dérivationnelle est une syntaxe qui postule que la syntaxe de la phrase consiste en une série ordonnée de processus qui s'appliquent les uns après les autres. C'est par exemple le cas d'une grammaire de [[vérification de traits]].
=== traces visibles de dérivation ===


Lorsque le [[suffixe]] [[pluriel]] ''-où'' porte l'[[accent de mot]], il est réalisé en ''-aoù-''. En [[KLT]], cela se produit typiquement lorsqu'un suffixe unique suit ce suffixe ''[[-où (PL.)|-où]]'', ce qui le place en situation pénultième où tombe l'[[accent]].


  [[Radford (1997)|Radford (1997]]:§258):
En (1), le suffixe pluriel ne porte pas l'accent et est réalisé en <font color=green>/u/</font color=green>. En (2), un suffixe [[agentif]] ''[[-er, -our]]'' a été ajouté et le suffixe pluriel porte l'[[accent de mot]]. Il est réalisé en <font color=green>/au/</font color=green>.
  La dérivation d'une [[structure]] donnée est la (représentation de) l'ensemble des
  opérations ([[Soudure]] et [[Mouvement syntaxique|Mouvement]]) utilisées pour former la [[structure syntaxique]].




L''''histoire dérivationnelle''' d'un élément est constituée de son lieu d'origine et de tous les sites où il a été bougé, jusqu'à son lieu d'apparition dans la phrase.
(1) ''pilh'''où''''' 'chiffons'
(2) ''pilh'''aou'''er'' 'chiffonnier'




La phrase en (1) est sémantiquement équivalente à ''Ne oa ken ur mell gaou''. La différence dans l'ordre des mots est en corrélation avec un changement dans la [[structure informationnelle]]: la présence d'un groupe nominal avant la [[négation]] ''[[ne]]'' force sur lui une lecture de [[focus]]. La dérivation de la phrase comprend le passage du groupe ''ur mell gaou'' en [[périphérie gauche]] de la phrase, afin d'obtenir cette lecture de [[focus]].
On trouve cependant aussi ce [[morphème]] ''-aou-'' hors accent. En (3), un autre suffixe a été rajouté au complexe, ''[[-ien]]''. Le suffixe pluriel ne porte plus l'accent de mot. Il est cependant toujours réalisé en <font color=green>/au/</font color=green>.


(3) ''pilh'''aou'''erien'', 'chiffonn-ier-s', ''Cornouaillais (Le Juch)'', [[Hor Yezh (1983)|Hor Yezh (1983]]:25)


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| (1)|| Eur mell gaou  || ne oa || ken || _.
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== Dérivation morphologique ==
L'hypothèse que la dérivation est cyclique et applique l'accent de mot à chaque nouvelle suffixation prédit correctement ces faits: la réalisation de (3) dépend de l'étape en (2).


La morphologie dérivationnelle est l'étude des processus par lesquels un type de mot peut en former un autre.


Par exemple, en ajoutant le [[suffixe]] [[agentif]] ''[[-our]]'' au [[nom]] ''yezh'', 'langue', on obtient ''yezhour'': 'linguiste'.
=== dérivation lexicale et économie du lexique ===


La dérivation morphologique permet à une seule [[racine]] d'être utilisée dans nombre de mots de sens et de [[catégorie]] différents.  
La dérivation morphologique permet à une seule [[racine]] d'être utilisée dans nombre de mots de sens et de [[catégorie]] différents.  




(2) ''poell'', 'raison, bon sens, intelligence, discrétion, retenue'
(1) ''[[poell]]'', 'raison, bon sens, intelligence, discrétion, retenue'
: ''poell.[[-us|us]], poell.[[-eg|eg]]'', 'sensé, réfléchi, discret'
: ''poell.[[-us|us]], poell.[[-eg|eg]]'', 'sensé, réfléchi, discret'
: ''poell.[[-us|us]].[[-ded|ted]]'', 'discrétion, intelligence active'
: ''poell.[[-us|us]].[[-ded|ted]]'', 'discrétion, intelligence active'
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: ''[[ar-|ar]].boell.[[-erez|erez]]'', 'économie politique'
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: ''[[ar-|ar]].boell.[[-us|us]]'', 'parcimonieux'
: ''[[ar-|ar]].boell.[[-us|us]]'', 'parcimonieux'
: ''[[di-|di]].boell'', 'insensé'
: ''[[di-, dis-|di]].boell'', 'insensé'
: ''[[di-|di]].boell.[[suffixes de l'infinitif|añ]]'', 'devenir fou'
: ''[[di-, dis-|di]].boell.[[suffixes de l'infinitif|añ]]'', 'devenir fou'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell'', 'versatile, insensé'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell'', 'versatile, insensé'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell.[[-ig|ig]]'', 'volage, étourdi'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell.[[-ig|ig]]'', 'volage, étourdi'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell.[[-ded|ded]]'', 'versatilité'
: ''[[Adjectifs monosyllabiques ou bisyllabiques préfixés|berr]].boell.[[-ded|ded]]'', 'versatilité'
=== dérivation lexicale vs. flexionnelle ===
La dérivation flexionnelle et la dérivation lexicale sont des opérations distinctes.
* La '''dérivation flexionnelle''' est l'opération qui obtient pour un nom ses formes de pluriel ou de singulier dérivées (''[[gwez]]'' 'des arbres' > ''gwezenn'' 'un arbre), ou pour un verbe ses formes conjuguées.
* La '''dérivation lexicale''' est l'opération qui obtient, avec des [[affixes]], un sens différent à partir d'un élément lexical.
Ces opérations ont des propriétés distinctes. Par exemple, le suffixe ''[[-ed (N.)]]'' des noms singuliers comme ''[[pec'hed]]'' 'péché est préservé par la dérivation flexionnelle (''pec'hedoù, pec'hejoù''), mais est supprimé par la dérivation lexicale qui obtient le verbe ''[[pec'hiñ]]'' 'pécher' (et non pas ''[[*]] pec'hediñ'').
=== dérivation sur base plurielle et composée ===
Dans la plupart des langues, comme en français, la dérivation lexicale est d'abord opérée, et la dérivation flexionnelle vient après. La langue bretonne est très particulière en ce qu'elle permet les dérivations sur base plurielle, ou à partir de mots composés. Cela montre que la dérivation flexionnelle a été antérieure à la dérivation lexicale.
Une base plurielle est repérable dans le nom ''levraoueg'' 'bibliothèque', nom dérivé à partir du nom ''[[levr]]'' 'livre' sous sa forme plurielle (simplifiée) *''levroù'', de ''levrioù''. On voit aussi une base plurielle dans le [[verbe]] ''darnaouiñ'' 'partager, distribuer' sur le pluriel ''darnoù'' de ''[[darn]]'' 'morceau'.
Certains [[suffixes]] sont même surtout utilisés avec des bases plurielles, comme ''[[-a]]'' dans ''paotreta'' 'draguer des garçons', bâti sur le pluriel ''paotred'' 'garçons' de ''[[paotr]]'' 'garçon'. Il peut y avoir variation dialectale. Dans la plupart des dialectes du breton, ''[[pesketaer]]'', ''[[pesketour]]'' 'pêcheur' est dérivé sur la racine plurielle ''pesked'' 'poissons'. Il existe cependant une alternative sur base singulière avec le vannetais ''peskour'' ([http://sbahuaud.free.fr/ALBB/Kartenn-523.jpg carte 523] de l'[[ALBB]]).
On trouve aussi des dérivations sur [[mots composés]], comme dans le cas de ''kaoc'hkezeka'', 'chercher du crottin de cheval', bâti sur ''[[kaoc'h]]-[[kezeg]]'' 'crottin de cheval', sur lequel est affixé le [[verbe léger]] ''[[-a]]'' 'chercher, rechercher'. Le nom composé ''pennfoll'' /[[penn|tête]].[[foll|fol]]/ devient ''pennfolliñ'' ou ''pennfollañ'' avec un [[suffixe verbal de l'infinitif]] régulier.
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|(1)|| Neuze, || perak || '''pennfollañ''' || hañ ?
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||| [[neuze|alors]] || [[perak|pourquoi]] || [[penn|tête]].[[foll|foll]].[[-iñ|er]] || [[interjection|einh]]
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|||colspan="15" | 'Alors pourquoi paniquer, einh ?'
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|||||||||colspan="15" | ''Standard'', [[Moulleg (1978)|Moulleg (1978]]:21)
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== Dérivation syntaxique ==
La syntaxe dérivationnelle est une syntaxe qui postule que la syntaxe de la phrase consiste en une série ordonnée de processus qui s'appliquent les uns après les autres. C'est par exemple le cas d'une grammaire de [[vérification de traits]].
  [[Radford (1997)|Radford (1997]]:§258):
  "La dérivation d'une [[structure]] donnée est la (représentation de) l'ensemble des opérations ([[Soudure]] et [[Mouvement syntaxique|Mouvement]]) utilisées pour former la [[structure syntaxique]]."
=== histoire dérivationnelle d'une phrase ===
L''''histoire dérivationnelle''' d'un élément est constituée de son lieu d'origine et de tous les sites où il a été bougé, jusqu'à son lieu d'apparition dans la phrase.
La phrase en (1) est sémantiquement équivalente à ''Ne oa ken ur mell gaou''. La différence dans l'ordre des mots est en corrélation avec un changement dans la [[structure informationnelle]]: la présence d'un groupe nominal avant la [[négation]] ''[[ne]]'' force sur lui une lecture de [[focus]]. La dérivation de la phrase comprend le passage du groupe ''ur mell gaou'' en [[périphérie gauche]] de la phrase, afin d'obtenir cette lecture de [[focus]]. 
{| class="prettytable"
|(1)|| Eur || mell || gaou || ne oa || ken || _.
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||| [[art|un]] || [[mell|grand]] || [[gaou|mensonge]] || [[ne]] [[COP|était]] || [[ken|autre.chose]] || <''un grand mensonge''>
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|||colspan="15" | 'Ce n'était qu'un gros mensonge.'
|-
|||||||colspan="15" | ''Léonard, (Cléder)'', [[Seite (1998)|Seite (1998]]:37)
|}
== Terminologie ==
Pennaod utilise le terme breton ''kenstrollad'', ''kenstrolladur'' pour 'composition'.
[[Favereau (1993)]] donne ''deveradurezh'' et ''diveradurezh'' 'dérivation grammaticale'. [[Press (1986)|Press (1986]]:233) traduit ''deveradur'' par l'anglais ''derivation''. Sur wikeriadur, les listes de dérivations d'un item donné est noté ''deveradoù''.


== Bibliographie ==
== Bibliographie ==


* Stump, G. T. 1990. 'La morphologie bretonne et la frontière entre la flexion et la dérivation', ''[[La Bretagne Linguistique]]'' 6, CRBC.  
* [[Stump (1990b)|Stump, Gregory T. 1990]]. 'La morphologie bretonne et la frontière entre la flexion et la dérivation', ''[[La Bretagne Linguistique]]'' 6, CRBC, 185-237.
 
* Lannuzel, Fulup. 2015. 'Penaos sevel gerioù nevez azas ha kaer ?', ''Hor Yezh'' 284, 25-35.
 


[[Category:fiches|Categories]]
[[Category:fiches|Categories]]

Version actuelle datée du 1 novembre 2022 à 10:38

L'opération de dérivation recouvre des processus différents en syntaxe et en morphologie.


Dérivation morphologique

La morphologie dérivationnelle est l'étude des processus par lesquels un type de mot peut en former un autre.

Par exemple, en ajoutant le suffixe agentif -our au nom yezh 'langue', on obtient yezhour: 'linguiste'.


traces visibles de dérivation

Lorsque le suffixe pluriel -où porte l'accent de mot, il est réalisé en -aoù-. En KLT, cela se produit typiquement lorsqu'un suffixe unique suit ce suffixe -où, ce qui le place en situation pénultième où tombe l'accent.

En (1), le suffixe pluriel ne porte pas l'accent et est réalisé en /u/. En (2), un suffixe agentif -er, -our a été ajouté et le suffixe pluriel porte l'accent de mot. Il est réalisé en /au/.


(1) pilh 'chiffons'

(2) pilhaouer 'chiffonnier'


On trouve cependant aussi ce morphème -aou- hors accent. En (3), un autre suffixe a été rajouté au complexe, -ien. Le suffixe pluriel ne porte plus l'accent de mot. Il est cependant toujours réalisé en /au/.

(3) pilhaouerien, 'chiffonn-ier-s', Cornouaillais (Le Juch), Hor Yezh (1983:25)


L'hypothèse que la dérivation est cyclique et applique l'accent de mot à chaque nouvelle suffixation prédit correctement ces faits: la réalisation de (3) dépend de l'étape en (2).


dérivation lexicale et économie du lexique

La dérivation morphologique permet à une seule racine d'être utilisée dans nombre de mots de sens et de catégorie différents.


(1) poell, 'raison, bon sens, intelligence, discrétion, retenue'

poell.us, poell.eg, 'sensé, réfléchi, discret'
poell.us.ted, 'discrétion, intelligence active'
poell.egezh, 'discrétion, retenue habituelle'
poell.gor, 'comité'
poell., 'réfléchir, comprendre, s'appliquer à qqch'
poell.ad, 'effort, travail, réflexion'
poell.ad.enn, 'tâche, exercice scolaire'
poell.ad.us, 'laborieux'
ar.boell, 'épargne'
ar.boell., 'épargner, ménager'
ar.boell.er, 'épargnant'
ar.boell.erez, 'économie politique'
ar.boell.us, 'parcimonieux'
di.boell, 'insensé'
di.boell., 'devenir fou'
berr.boell, 'versatile, insensé'
berr.boell.ig, 'volage, étourdi'
berr.boell.ded, 'versatilité'


dérivation lexicale vs. flexionnelle

La dérivation flexionnelle et la dérivation lexicale sont des opérations distinctes.

  • La dérivation flexionnelle est l'opération qui obtient pour un nom ses formes de pluriel ou de singulier dérivées (gwez 'des arbres' > gwezenn 'un arbre), ou pour un verbe ses formes conjuguées.
  • La dérivation lexicale est l'opération qui obtient, avec des affixes, un sens différent à partir d'un élément lexical.

Ces opérations ont des propriétés distinctes. Par exemple, le suffixe -ed (N.) des noms singuliers comme pec'hed 'péché est préservé par la dérivation flexionnelle (pec'hedoù, pec'hejoù), mais est supprimé par la dérivation lexicale qui obtient le verbe pec'hiñ 'pécher' (et non pas * pec'hediñ).


dérivation sur base plurielle et composée

Dans la plupart des langues, comme en français, la dérivation lexicale est d'abord opérée, et la dérivation flexionnelle vient après. La langue bretonne est très particulière en ce qu'elle permet les dérivations sur base plurielle, ou à partir de mots composés. Cela montre que la dérivation flexionnelle a été antérieure à la dérivation lexicale.

Une base plurielle est repérable dans le nom levraoueg 'bibliothèque', nom dérivé à partir du nom levr 'livre' sous sa forme plurielle (simplifiée) *levroù, de levrioù. On voit aussi une base plurielle dans le verbe darnaouiñ 'partager, distribuer' sur le pluriel darnoù de darn 'morceau'.

Certains suffixes sont même surtout utilisés avec des bases plurielles, comme -a dans paotreta 'draguer des garçons', bâti sur le pluriel paotred 'garçons' de paotr 'garçon'. Il peut y avoir variation dialectale. Dans la plupart des dialectes du breton, pesketaer, pesketour 'pêcheur' est dérivé sur la racine plurielle pesked 'poissons'. Il existe cependant une alternative sur base singulière avec le vannetais peskour (carte 523 de l'ALBB).


On trouve aussi des dérivations sur mots composés, comme dans le cas de kaoc'hkezeka, 'chercher du crottin de cheval', bâti sur kaoc'h-kezeg 'crottin de cheval', sur lequel est affixé le verbe léger -a 'chercher, rechercher'. Le nom composé pennfoll /tête.fol/ devient pennfolliñ ou pennfollañ avec un suffixe verbal de l'infinitif régulier.


(1) Neuze, perak pennfollañ hañ ?
alors pourquoi tête.foll.er einh
'Alors pourquoi paniquer, einh ?'
Standard, Moulleg (1978:21)

Dérivation syntaxique

La syntaxe dérivationnelle est une syntaxe qui postule que la syntaxe de la phrase consiste en une série ordonnée de processus qui s'appliquent les uns après les autres. C'est par exemple le cas d'une grammaire de vérification de traits.


 Radford (1997:§258):
 "La dérivation d'une structure donnée est la (représentation de) l'ensemble des opérations (Soudure et Mouvement) utilisées pour former la structure syntaxique."


histoire dérivationnelle d'une phrase

L'histoire dérivationnelle d'un élément est constituée de son lieu d'origine et de tous les sites où il a été bougé, jusqu'à son lieu d'apparition dans la phrase.


La phrase en (1) est sémantiquement équivalente à Ne oa ken ur mell gaou. La différence dans l'ordre des mots est en corrélation avec un changement dans la structure informationnelle: la présence d'un groupe nominal avant la négation ne force sur lui une lecture de focus. La dérivation de la phrase comprend le passage du groupe ur mell gaou en périphérie gauche de la phrase, afin d'obtenir cette lecture de focus.


(1) Eur mell gaou ne oa ken _.
un grand mensonge ne était autre.chose <un grand mensonge>
'Ce n'était qu'un gros mensonge.'
Léonard, (Cléder), Seite (1998:37)

Terminologie

Pennaod utilise le terme breton kenstrollad, kenstrolladur pour 'composition'.

Favereau (1993) donne deveradurezh et diveradurezh 'dérivation grammaticale'. Press (1986:233) traduit deveradur par l'anglais derivation. Sur wikeriadur, les listes de dérivations d'un item donné est noté deveradoù.

Bibliographie

  • Lannuzel, Fulup. 2015. 'Penaos sevel gerioù nevez azas ha kaer ?', Hor Yezh 284, 25-35.