Communication : Différence entre versions

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La communication a aussi été mise en évidence dans le monde végétal, et inter-espèces.
 
La communication a aussi été mise en évidence dans le monde végétal, et inter-espèces.
Les fleurs produisent ainsi un champ magnétique qui évolue avec le passage d'un insecte pollinisateur (Clarke & al. 2013), sorte de mise à jour de message publicitaire quant au nectar disponible pour un prochain insecte. Elles réagissent aussi à la vibration des feuilles produites par des herbivores prédateurs (Appel & al. 2014).
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Les fleurs produisent ainsi un champ magnétique qui évolue avec le passage d'un insecte pollinisateur (Clarke & al. 2013), sorte de mise à jour de message publicitaire quant au nectar disponible pour un prochain insecte. (Appel & al. 2014) montre que Arabidopsis thaliana réagit à la vibration des feuilles produites par le son d'herbivores prédateurs en produisant un élément légèrement toxique, l'huile de moutarde. Cette réaction ne se produit pas avec des vibrations provenant du vent ou du chant d'insectes, ce qui montre une réaction à une vobration spécifique.
  
 
Les graines de piment rouge poussent mieux en proximité du basilic, et moins bien en proximité du fenouil, et ce, même lorsqu'un plastique noir nous assure de leur séparation et qu'il n'y pas de contact entre les plantes, que les signaux chimiques et lumineux sont bloqués. Selon Gagliano et Renton (2013), cette évidence suggère que les plantes échangent par le moyen de vibrations nanomécaniques.
 
Les graines de piment rouge poussent mieux en proximité du basilic, et moins bien en proximité du fenouil, et ce, même lorsqu'un plastique noir nous assure de leur séparation et qu'il n'y pas de contact entre les plantes, que les signaux chimiques et lumineux sont bloqués. Selon Gagliano et Renton (2013), cette évidence suggère que les plantes échangent par le moyen de vibrations nanomécaniques.

Version du 6 mai 2017 à 21:15

La linguistique étudie les langues naturelles humaines, et non pas tout le champ de la communication, qui est bien plus large.

La communication entre humains ne passe en effet pas uniquement par les langues, que celles-ci soient orales ou signées. Les humains touchent, chantent, développent des signes visuels sociaux complexes. Autant de signes et signaux qui, tous, font partie de ce qui constitue un système de communication et peut être chargé de sens mais ne rentre pas dans le domaine d'étude de la linguistique.

La communication n'est pas non plus restreinte aux échanges entre humains. De multiples formes de communication sont connues, qui ne sont pas forcément associées à un langage comparable au langage humain.


Systèmes langagiers chez les non-humains

Les candidats solides plaidant pour l'existence d'un système langagier complexe chez les non-humains sont rares.


monde animal

Des systèmes de communication riches et complexes existent cependant dans le monde animal en dehors des humains, comme la danse par laquelle les abeilles peuvent communiquer avec grande précision l'emplacement géographique d'une source de nectar.

Engesser & al. (2015) reportent que la pipelette à couronne châtain ("chestnut-crowned babbler"), en Australie, utilise des séquences AB / BAB où le réarrangement de l'ordre de ces sons identiques produit des sens différents (l'ordre AB des séquences est associé au vol, et BAB au signal de nourrissement des petits). Les enregistrements joués à des oiseaux qui les écoutent produisent des comportements associés. Il s'agirait par exemple ici d'un système simple de construction de phonèmes.

Si un langage structuré comparable aux langues humaines est à découvrir dans le reste du monde animal, il est plausible que ce soit chez les mammifères marins dont nous connaissons encore relativement peu par rapport aux animaux terrestres. Certaines espèces de mammifères marins pourraient avoir des systèmes complexes que nous ne sommes pas (encore?) à même de déchiffrer car leur étude est très complexe (taille, profondeur marine, faiblesse relative de nos micros sous l'eau, utilisation d'ondes que nous ne percevons pas sans instruments, etc.).

L'analyse des séquences temporelles des vocalisations produites par les dauphins à nez en bouteille de Floride montre que leur message n'est pas incompatible avec l'hypothèse d'une structure langagière, comprenant même des items fonctionnels et une syntaxe (Abbott 2009).

Les capacités cognitives généralement associées au langage sont présentes chez les mammifères marins. Ils peuvent par exemple s'apprendre entre eux des techniques de pêche. Les orques adultes montrent aux petits comment ne s'échouer qu'à demi sur une plage lors de la chasse au phoque. Les baleines ont appris, face à la raréfaction de leur nourriture de base, une technique de chasse qui implique initialement de battre la surface de l'eau d'un coup de queue. Cette technique a été diffusée depuis les années 1980 dans les sociétés de baleines au gré des contacts sociaux de groupes à groupes (Allen & al. 2013).


monde végétal

La communication a aussi été mise en évidence dans le monde végétal, et inter-espèces. Les fleurs produisent ainsi un champ magnétique qui évolue avec le passage d'un insecte pollinisateur (Clarke & al. 2013), sorte de mise à jour de message publicitaire quant au nectar disponible pour un prochain insecte. (Appel & al. 2014) montre que Arabidopsis thaliana réagit à la vibration des feuilles produites par le son d'herbivores prédateurs en produisant un élément légèrement toxique, l'huile de moutarde. Cette réaction ne se produit pas avec des vibrations provenant du vent ou du chant d'insectes, ce qui montre une réaction à une vobration spécifique.

Les graines de piment rouge poussent mieux en proximité du basilic, et moins bien en proximité du fenouil, et ce, même lorsqu'un plastique noir nous assure de leur séparation et qu'il n'y pas de contact entre les plantes, que les signaux chimiques et lumineux sont bloqués. Selon Gagliano et Renton (2013), cette évidence suggère que les plantes échangent par le moyen de vibrations nanomécaniques.

contraste avec les langues humaines

Linguistiquement, il est important de contraster les systèmes de communication divers avec une structure langagière humaine (Smith 2002:883-88; Anderson 2004).

Les langues humaines ont des propriétés uniques telles que la récursivité (Berwick & Chomsky 2016), une variété lexicale massive, l'utilisation de matériel fonctionnel, la présence de mondes alternatifs comme dans le cas de la négation, etc. Les langues humaines permettent de parler du langage, ce qui signifie qu'elles ont un usage "métalinguistique". Aucun des autres systèmes de communication connus n'a une telle dimension de représentation de soi-même.


Références

  • Abbott, Joshua T. 2009. Temporal sequence analysis of bottlenose dolphin vocalizations, BA thesis sous la co-direction de Heidi Harley et Karsten Henckel, pdf.
  • Allen, J., M. Weinrich, W. Hoppitt, L. Rendell. 2013. 'Network-Based Diffusion Analysis Reveals Cultural Transmission of Lobtail Feeding in Humpback Whales', Science 340 (6131): 485, 485 DOI: 10.1126/science.1231976.
  • Anderson, R. Stephen. 2004. Doctor Dolittle's Delusion; Animals and the Uniqueness of Human Language, Yale University Press, New Haven & London.
  • Appel, H.M. & Cocroft, R.B. Oecologia. 2014. 'Plants respond to leaf vibrations caused by insect herbivore chewing' Oecologia 175: 1257. texte.
  • Berwick, Robert C. & Noam Chomsky. 2016. Why Only Us: Language and Evolution, Cambridge, MA: MIT Press.
  • Dominic Clarke, Heather Whitney, Gregory Sutton, & Daniel Robert. 2013. 'Detection and Learning of Floral Electric Fields by Bumblebees', Science, DOI: 10.1126/science.1230883.
  • Engesser S, Crane JMS, Savage JL, Russell AF, Townsend SW. 2015. 'Experimental Evidence for Phonemic Contrasts in a Nonhuman Vocal System', PLoS Biol, 2015 DOI: 10.1371/journal.pbio.1002171. Key element of human language discovered in bird babble, ScienceDaily, [consulté le 30 juin 2015].
  • Gagliano, Monica & Michael Renton. 2013. 'Love thy neighbour: facilitation through an alternative signalling modality in plants', BMC Ecology. DOI: 10.1186/1472-6785-13-19.
résumé: BioMed Central Limited (2013, May 7). Plants 'talk' to plants to help them grow, ScienceDaily, [consulté le 8 mai 2013].
  • Smith, Neil. 2002. Language, Bananas & Bonobos; Linguistic Problems, Puzzles and Polemics, Blackwell Publishers, 83-88.