Carmody (1952)

De Arbres
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  • Carmody, Francis J. 1952. 'Mots français dans le breton moderne', Mélanges de linguistique et de littératures romanes offerts à Mario Roques III, Paris, 39-48.


étude des emprunts français dans le breton moderne.


 Extrait:
 "L’anglais a abandonné son héritage germanique de la libre composition, ne gardant qu’un fonds restreint de mots germaniques (environ 7.000 en tout), ajoutant un nombre égal de mots français, et comblant les lacunes par une accumulation sans horizons de mots latins ou grecs. Par contre le breton littéraire, utilisant toujours ses propres moyens lexicologiques, se sert d’environ 4.000 mots français ou latins ; tout le reste est celtique. Le vocabulaire latin et français du breton n’en reste pas moins très riche. (...)"


à propos

 Le Menn (1983:246):
 "L’auteur a utilisé le dictionnaire vannetais d’E. Ernault (1904) et le dictionnaire breton-français de R. Hemon (1943), a examiné les 26 premières pages du Mystère de Sainte-Barbe (1557) et les 8 pages des Divisoù familier (1626) [les colloquoù?] (ainsi que la Vie de sainte Catherine (1576).
 Il a également utilisé l'Atlas linguistique (400 cartes) où, remarque-t-il, « les mots français ne paraissent, pour ainsi dire, que par accident ». Cependant, écrit-il, « Le fonds français dans ces cartes du breton est suffisant pourtant pour l’établissement de certains principes :
 1) certains mots français ne paraissent qu’à un ou deux endroits, surtout à la frontière est ; ces mots sont rares, exceptionnels, presque toujours des homonymes exacts ; ces mots ne sont pas bretons ;
 2) certains mots paraissent dans les parlers limitrophes et sont de vrais localismes ; ils représentent le lexique de certains dialectes ;
 3) certains mots se trouvent un peu partout, ayant toujours des équivalents celtiques ; mais ils sont naturalisés et peuvent un jour déplacer complètement le mot celtique ; par leur prononciation ils sont le plus souvent récents, provenant surtout de contacts commerciaux ou maritimes ;
 4) certains mots fréquents montrent des variantes dialectales ; ils ont été empruntés au français à des époques lointaines ; ce sont des mots bretons ;
 5) certains mots universellement employés sont britanniques, donc celto-latins ;
 6) un grand nombre de mots français paraissent uniquement dans le vannetais. »


Le Menn (1983) précise que Francis J. Carmody était alors professeur à l'Université de Californie.