Boaz

De Arbres
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Le nom boaz, ar boaz dénote 'l'habitude'. C'est aussi la forme de l'adverbe 'd'habitude'.


(1) Boaz 'vez deomp, lâr-en, an hanter diouzhomp mont d'an oferenn vintin.
habitué est à.nous dit-il le moitié de.nous aller à le service 1matin
'D'habitude, nous allons, dit-il, la moitié d'entre nous, à l'office du matin.'
Coray, transcription de l'enregistrement de Pêr Bras en 1977 par Bouzeg (1986:III)


Pour l'expressions en breton de l'aspect habituatif (stumm boaz), se reporter à l'article sur l'habitude.


Morphologie

dérivation

Le préfixe am- obtient l'adjectif amboaz (Kervella 1947:§875).

Le suffixe -amant obtient le nom boazamant.

Le suffixe verbal de l'infinitif -añ obtient le verbe boazañ.


(2) Boazet 'vez dezhe mont du-se 'bep bloaz.
habitude.é R est à.eux aller là-bas chaque an
'Ils sont habitués à aller là-bas tous les ans.' Cornouaillais de l'Est (Riec), Bouzeg (1986:VII)


répartition dialectale

Fleuriot (1958:177) a proposé que giz et mod sont des emprunt léonards à une ancienne enclave romane, la presqu'île de Taulé-Carantec au nord-ouest de Morlaix. Son hypothèse veut expliquer pourquoi ces emprunts romans sont présents dans le dialecte léonard conservateur, "alors que boas subsiste en Cornouaille". Il ne justifie pas sa généralisation empirique.

L'ALBB ne donne pas la répartition de giz, mod ou boaz, mais la carte 519 documente la variation dialectale de la traduction de l'interrogatif comment?. La forme pegiz y est nettement cantonnée au cornouaillais de l'Est. La carte 032 du NALBB montre un remplacement de pegiz par peseurt mod sur cette même aire élargie. Avec consistance, d'un bout à l'autre du XX°, les environs de Morlaix donnent la forme penaos.


Bibliographie