Ac'h !, Ec'h ! Fac'h !, Fec'h !, Oc'h !

De Arbres

L'interjection Ec'h !, Fec'h ! exprime le dégoût (Cornillet 2020) ou le défi méprisant. On trouve aussi Ac'h ! dans le même sens (['A:x],, 'Ah !, Fi !, Pouah !', étonnement, regret Cornillet 2020).


(1) Ec'h ! E-giz-se vez tapet kleñvedoù !
Pouah ! comme-ça | est trap.é malad.ie.s
'Pouah ! C'est comme ça qu'on attrape des maladies !'
Standard, Bzh5 (2007:16).


(2) Fec'h ! Gwell bezañ olifant eget ...
Fi ! mieux être éléphant que
'Fi ! Mieux vaut être un éléphant que ...'
Standard, Preder & Armor (1977:33)


En (3), le capitaine Haddock peste contre un perroquet qui lui porte sur les nerfs.


(3) Ac'h ! Ar peroked-se !...
Rhaaa ! le perroquet-
'Ah ! Ce perroquet !'
Standard, Kervella (2001:18)


Morphologie

allomorphe en F-

  • Fac’h !, Fi !, 'Fi !', Cornillet (2020) qui met en lien avec le pronom c'hwi 'vous' [?]

Henry (1900) mettait en relation l'interjection Fec'h !, qui est pour lui l'onomatopée de l’action de cracher, et l'interjection Fae ! 'Fi !' bâtie sur le nom masculin faé 'dédain' du moyen breton fae et foi, ou gallois ffei 'Fi !', comme le français 'Fi !', etc. qui marque le mépris.


/X/ clitique ?

L'élément morphologiquement stable semble être le /X/ final, associé avec du mépris et un sens de défi. Il pourrait s'agir d'un idéophone sur la coïncidence articulatoire avec l'action de cracher.


dérivation

Deshayes (2003) propose que la forme Ac'h ! devant le nom tabou Doue ! a donné A-toue !.


A ne pas confondre

L'interjection Feiz ! 'Ma foi !' n'exprime pas d'émotion négative.