-el, -ol : Différence entre versions

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L'[[allomorphe]] en ''-ol'' a pu être sporadiquement renforcé par des [[emprunts]] directs de noms de même finale, comme le moyen français ''bridolle'' 'catapulte' ([[ATILF (2012)|ATILF 2012]]) qui a donné le breton ''brid'''ol''''' de même sens ([[Meurgorf (2014-)|Meurgorf 2014-]]:'[http://meurgorf.opab-oplb.org/meurgorf/pennger/63861/bridol bridol]').
 
L'[[allomorphe]] en ''-ol'' a pu être sporadiquement renforcé par des [[emprunts]] directs de noms de même finale, comme le moyen français ''bridolle'' 'catapulte' ([[ATILF (2012)|ATILF 2012]]) qui a donné le breton ''brid'''ol''''' de même sens ([[Meurgorf (2014-)|Meurgorf 2014-]]:'[http://meurgorf.opab-oplb.org/meurgorf/pennger/63861/bridol bridol]').
  
L'[[allomorphe]] en ''-el'' a pu être au moins sporadiquement soutenu par des [[emprunts]] aux dérivés romans du latin ''-ĕllus-/-ĕlla'', comme le diminutif moyen français qui était ''-el'' au cas régime sg. du masculin (mais ''-eaus'', ''-iaus'' au cas régime pluriel, ou ''-elle'' au féminin). [[Bonnard & Régnier (1989)|Bonnard & Régnier (1989]]:25) précisent que les suffixes latins ''-ulus'' et ''-ĭllus'' se sont aussi fondus dans ce même préfixe.  
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L'[[allomorphe]] en ''-el'' a pu être au moins sporadiquement soutenu par des [[emprunts]] aux dérivés romans du latin ''-ĕllus-/-ĕlla'', comme le diminutif moyen français qui était ''-el'' au cas régime sg. du masculin (mais ''-eaus'', ''-iaus'' au cas régime pluriel, ou ''-elle'' au féminin). [[Bonnard & Régnier (1989)|Bonnard & Régnier (1989]]:25) précisent que les suffixes latins ''-ulus'' et ''-ĭllus'' se sont aussi fondus dans ce même suffixe.
  
  
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Il existe en breton des suffixes différents qui sont aussi réalisés en ''[[-el]]'', et un autre suffixe nominal ''[[-ell]]''.
 
Il existe en breton des suffixes différents qui sont aussi réalisés en ''[[-el]]'', et un autre suffixe nominal ''[[-ell]]''.
 
L'opposition entre les substantifs nominaux ''[[-ell]]'' et ''[[-el]]'' est dans la longueur de la voyelle (''brezh'''ell''''' 'maquereau' vs. ''brez'''el''''' 'guerre').
 
  
 
   
 
   

Version actuelle datée du 7 juillet 2020 à 09:54

Le suffixe -el, -ol sur les noms obtient un nom d'outil ou d'organe (Le Bayon 1878:21).


Le Bayon (1878:14) donne kravel 'sarcloir', pigel 'houe', strinkel 'seringue', chagel 'mâchoire', govel 'forge', askel 'aile', ahel 'essieu', kavel 'berceau' et gevel 'pince'.

Kervella (1947:§835) donne govel, mevel (sur mao), kavel et kanol, grozol.

Trépos (2001:76) ajoute gevel 'tenailles'.


Morphologie

composition

Le Bayon (1878:14) considère que le suffixe -el féminin singulier fait partie des finales en -erel, -ikel, et -igel.


productivité

Le suffixe -el ou -ol n'est plus productif en breton moderne. Il reste cependant visible sur certains noms.


Sémantique

Le suffixe -el, -ol forme plutôt des noms d'objets concrets et d'instruments, mais on en trouve des occurrences dans des noms abstraits (kentel 'leçon', Kervella 1947:§835; brezel 'guerre', Trépos 2001:76).

Diachronie et horizons comparatifs

L'allomorphe en -ol a pu être sporadiquement renforcé par des emprunts directs de noms de même finale, comme le moyen français bridolle 'catapulte' (ATILF 2012) qui a donné le breton bridol de même sens (Meurgorf 2014-:'bridol').

L'allomorphe en -el a pu être au moins sporadiquement soutenu par des emprunts aux dérivés romans du latin -ĕllus-/-ĕlla, comme le diminutif moyen français qui était -el au cas régime sg. du masculin (mais -eaus, -iaus au cas régime pluriel, ou -elle au féminin). Bonnard & Régnier (1989:25) précisent que les suffixes latins -ulus et -ĭllus se sont aussi fondus dans ce même suffixe.


A ne pas confondre

Il existe en breton des suffixes différents qui sont aussi réalisés en -el, et un autre suffixe nominal -ell.