-ed (N.) : Différence entre versions

De Arbres
Aller à : navigation, rechercher
(emprunt)
Ligne 15 : Ligne 15 :
 
La suffixation en ''-ed'' obtient normalement un nom masculin.
 
La suffixation en ''-ed'' obtient normalement un nom masculin.
  
Les exceptions sont ''kened'', ''kammed'', ''kaoued'', ainsi que les noms de lieux de ''-ed'', tels que ''ar Faved'' ([[Kervella (1947)|Kervella 1947]]:§837).
+
Les exceptions sont ''kened'', ''kammed'', ''kaoued'', ainsi que les noms de lieux en ''-ed'', tels que ''ar Faved'' ([[Kervella (1947)|Kervella 1947]]:§837).
  
  
Ligne 29 : Ligne 29 :
 
| ||colspan="4" | 'Jeanne-Marie avait acheté un vieux buffet d'avec [à] celle-là.' |||||||||||| ''Trégorrois'', [[Gros (1970)|(Gros 1970]]:163).  
 
| ||colspan="4" | 'Jeanne-Marie avait acheté un vieux buffet d'avec [à] celle-là.' |||||||||||| ''Trégorrois'', [[Gros (1970)|(Gros 1970]]:163).  
 
|}
 
|}
 +
 +
 +
== Diachronie ==
 +
 +
Les noms de lieux, masculins, dérivent comme les suffixes ''[[-id]]'' et ''[[-od]]'' du latin ''[[*]]‑ētum'' qui forme des noms de plantations ([[Fleuriot (1964)|Fleuriot 1964]]:358).
 +
[[Irslinger (2014)|Irslinger (2014]]:98) propose que les noms de lieux féminins en ''-ed'' sont influencés par les noms de lieux en ''[[-eg (N.)|-eg]]''.
 +
 +
Le suffixe ''-ed'' des noms de lieux latin a fusionné avec un autre suffixe en ''-ed'' formant des noms abstraits.
 +
  
 
== A ne pas confondre ==
 
== A ne pas confondre ==

Version du 2 avril 2014 à 19:03

Le suffixe -ed obtient un nom singulier à partir d'une racine adjectivale ou verbale.


Kervella (1947:§837) donne sec'hed, kerzhed, kleved, kousked, taled, luc'hed, pec'hed, gwasked.


Morphologie

La suffixation change parfois la voyelle de la racine (klañv > kleñved, et yac'h > yec'hed, Kervella 1947:§837).

La racine peut être adjectivale (dued) ou verbale (gweled).

genre

La suffixation en -ed obtient normalement un nom masculin.

Les exceptions sont kened, kammed, kaoued, ainsi que les noms de lieux en -ed, tels que ar Faved (Kervella 1947:§837).


emprunt

Le suffixe -ed peut être renforcé par des emprunts au français.

(1) Jañn-Mari he-devoa prenet eur bufed koz digand honnez.
Jeanne-Marie 3SGF avait acheté un buffet vieux d'avec celle.là
'Jeanne-Marie avait acheté un vieux buffet d'avec [à] celle-là.' Trégorrois, (Gros 1970:163).


Diachronie

Les noms de lieux, masculins, dérivent comme les suffixes -id et -od du latin *‑ētum qui forme des noms de plantations (Fleuriot 1964:358). Irslinger (2014:98) propose que les noms de lieux féminins en -ed sont influencés par les noms de lieux en -eg.

Le suffixe -ed des noms de lieux latin a fusionné avec un autre suffixe en -ed formant des noms abstraits.


A ne pas confondre

Il existe un autre suffixe -ed, qui lui est un marqueur de pluriel.