Différences entre les versions de « -der, -ter »

De Arbres
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[[Gros (1984)|Gros (1984]]:360) considère que ce suffixe n'est plus productif en breton trégorrois.
[[Gros (1984)|Gros (1984]]:360) considère que ce suffixe n'est plus productif en breton trégorrois.
=== variation dialectale ===
Selon [[Irslinger (2014)|Irslinger (2014]]:95), le suffixe ''–der,-ter'' forme des noms abstraits désadjectivaux dans les dialectes [[KLT]] du Nord, mais en vannetais, c'est le suffixe ''[[–ded,-ted]]'', féminin, le remplace.


== Sémantique ==
== Sémantique ==
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| ||colspan="4" | 'les infirmités qui viennent de la faiblesse.' || ''Le Roux (1915)'', cité par [[Vallée (1980)|Vallée (1980]]:XVII)  
| ||colspan="4" | 'les infirmités qui viennent de la faiblesse.' || ''Le Roux (1915)'', cité par [[Vallée (1980)|Vallée (1980]]:XVII)  
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== Diachronie ==
Le suffixe ''der, -ter'' est dérivé du proto-celtique [[*]]''‑tero‑'', m. ([[Irslinger (2014)|Irslinger 2014]]:95).
Le suffixe ''der, -ter'' fut occasionnellement traité comme féminin aux XVII° et XVIII° ([[Hemon (1975)|Hemon (1975]]:27), mais il est toujours masculin en langue moderne.




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* [[George (1991)|George, Ken. 1991]]. 'The noun suffixes ''‑ter/‑der'', ''‑(y)ans'' and ''‑neth'' in Cornish', ''Études Celtiques'' 29.203–13.
* [[George (1991)|George, Ken. 1991]]. 'The noun suffixes ''‑ter/‑der'', ''‑(y)ans'' and ''‑neth'' in Cornish', ''Études Celtiques'' 29.203–13.





Version du 2 avril 2014 à 17:36

Le morphème -der, ou -ter, sert à former des noms abstraits.


(1) Evid kelou ar pellder ez out bet er gêr...
pour nouvelles le loin.sfx R es été dans.le foyer
'Pour la durée de temps que tu as été à la maison...'
(le peu de temps) Trégorrois, Gros (1984:360)


Trépos (2001:76) donne kaleter, 'dureté'; gwander, 'infirmité' et sklerder', 'clarté'.


Morphologie

genre

Selon Kervella (1947:§838), les noms dérivés en -der, -ter sont toujours masculins. Il précise cependant que la "langue orale" (sic) fournit des exceptions.

En trégorrois en (2), teoder est féminin. Gros (1984:360) accepte ar bellder comme ar pellder, 'le loin (que c'est)'.


(2) En deoder d'ar wezenn-mañ e oa e ziouharr.
dans.le1 épais.sfx de'le arbres.SG-ci R était son 2.jambe
'Ses jambes étaient de l'épaisseur de cet arbre-ci.' Trégorrois, Gros (1984:360)


Selon Merser (2011:13), les noms en -der qui sont féminins sont du dialecte du Léon.

nombre

Les noms dérivés en -der, -ter font leur pluriel en -où, -ioù (Kervella 1947:§838, Chalm 2008:W-214).

exocentricité

Le suffixe der, -ter est exocentrique: il s'affixe sur un adjectif et obtient un nom.

productivité

Gros (1984:360) considère que ce suffixe n'est plus productif en breton trégorrois.

variation dialectale

Selon Irslinger (2014:95), le suffixe –der,-ter forme des noms abstraits désadjectivaux dans les dialectes KLT du Nord, mais en vannetais, c'est le suffixe –ded,-ted, féminin, le remplace.


Sémantique

Selon Trépos (2001:76), le suffixe -der, -ter "marque une qualité".

Le suffixe -der, -ter se distingue du suffixe -ded, -ted qui est réservé aux mots plus abstraits (Vallée 1980:XVII, Kervella 1947:§838, Chalm 2008:W-214).


(1) uhelder un ti / uhelded ur spered
haut.eur un maison haut.eur un esprit
‘la hauteur d'une maison / la hauteur d'un esprit.’ Standard, Kervella (1947:§838)


(2) ar gwanderiou a zeu eus ar wanded.
le faible.N.s R vient de le1 faible.N
'les infirmités qui viennent de la faiblesse.' Le Roux (1915), cité par Vallée (1980:XVII)


Diachronie

Le suffixe der, -ter est dérivé du proto-celtique *‑tero‑, m. (Irslinger 2014:95).

Le suffixe der, -ter fut occasionnellement traité comme féminin aux XVII° et XVIII° (Hemon (1975:27), mais il est toujours masculin en langue moderne.


Bibliographie

  • George, Ken. 1991. 'The noun suffixes ‑ter/‑der, ‑(y)ans and ‑neth in Cornish', Études Celtiques 29.203–13.