Système d'accord : Différence entre versions

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(accord avec un sujet postverbal)
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Version du 4 janvier 2017 à 17:06

Deux mots ou expressions s'accordent en traits grammaticaux (personne, genre, nombre) si elles ont la même valeur pour les traits en question.


Le système d'accord breton est intéressant car il montre un effet de complémentarité dans le système d'accord: les traits du sujet sont généralement réalisés morphologiquement soit sur le sujet lui-même, soit sur l'accord verbal, mais rarement sur les deux.

En (1), le sujet ar c'hezeg-ze est 3PL, et son verbe est 3SG. Dans la proposition coordonnée, le sujet est un pronom vide, non réalisé, et le verbe apparaît avec les traits 3PL.


(1) Ar c'hezeg-ze a zo hualet ha, daoust da ze, e c'haloupont.
le chevaux- R est.3SG entravé et malgré de ça R galopent.3PL
'Ces chevaux-là sont entravés et, malgré cela, ils galopent.' Le Bozec (1933:48)


La morphologie de la copule a zo en (1) est celle de l' accord gelé. Les traits du sujet pourraient varier sans que sa morphologie en soit modifiée.

La morphologie de galoupont en (1) est un accord riche, car sa morphologie révèle les traits du sujet.

L'accord en (1) est réalisé dans la syntaxe, c'est un accord syntaxique. Il existe aussi un autre type d'accord qui est l'accord sémantique, et qui peut donner des résultats divergents.


Morphologie

Les verbes bretons se conjuguent aux trois personnes (première, deuxième, troisième), au singulier comme au pluriel. Ils se conjuguent aussi avec une personne supplémentaire: l'impersonnel.


(1) Ne vennont ket krediñ e c’heller bout dishañval doc’hte.
ne1 veulent pas croire R4 peut.IMP être di.fférent de.eux
' Ils ne peuvent croire que quiquonque/on soit différent d’eux .' Vannetais, Herrieu (1994:249)


La morphologie verbale inclut aussi le temps, le mode et l'aspect.


variation dialectale

La troisième personne du singulier au présent de l'indicatif, qui est aussi la marque de l'accord pauvre, est souvent un morphème vide, mais dans certains dialectes une voyelle ou une voisée apparaissent.


(1) /xagãza nurze:biɲ /
eux.parle en1. manger
'Ils parlent tout en mangeant.' Groix, Ternes (1970:252)


 Plozévet, Goyat (2012:277):
 Les verbes à finales conjuguées vocaliques (/e/ est la plus fréquente, mais aussi /ɛ/, /i/ et /y/) voient un /-v/ final épenthétique s’ajouter à la 3e personne du singulier de l’indicatif présent [...]. Ce /-v/ final peut bien sûr se dévoiser, conformément aux règles habituelles.
 Exemples :
 /ma va'le:v/, ma valev, /'ba:le/, bale, 's’il/elle marche'
 /pa ba'se:v/, pa basev, /pa'sea/, pasea, 'quand il/elle passe'
 /ma ɡõti'nyv/, ma gontinuv, /kõti'nɥi/, koñtinui, 's’il/elle continue'


Description du système d'accord

En breton, seul l'élément tensé, verbe lexical ou auxiliaire, est susceptible de porter l'accord en genre et en nombre avec le sujet. Ce n'est pas le cas dans toutes les langues indo-européennes. En portugais par exemple, les verbes infinitifs portent les traits de leur sujet. Dans certaines langues non-indo-européennes, il est courant de voir plusieurs éléments d'une même phrase porter les traits du sujet (par exemple en ibibio, en kilega ou en swahili, langues nigéro-congolaises).

La caractéristique saillante du système d'accord breton s'appelle l'effet de complémentarité. Il est décrit par de nombreux auteurs (Leclerc 1986:62, Fave 1998:83-86...). L'effet de complémentarité est révélé par le fait que les traits du sujet sont réalisés morphologiquement soit sur le sujet lui-même, soit sur l'accord verbal, mais pas sur les deux dans la même proposition. Ainsi en (2), les traits de seconde personne et du pluriel portés par le pronom sujet c'hwi ne sont pas portés dans la morphologie d'accord verbal, qui lui est égal à l'accord de troisième personne singulier. Kerrain (2001) rapporte les formes "calquées sur le français" * me e ran, * me, mont a ran, ou * te e c’hallez, qui sont agrammaticales en breton, moderne comme ancien.


(2) pan eo c'hwi a deu.
quand est vous R vient.3SG
'puisque c'est vous qui venez.' Tréguier, Leclerc (1986:137)


Pour une première approximation, il semble donc que la généralisation soit que les traits du sujet n'apparaissent qu'une seule fois dans la proposition. Cette généralisation est cependant fausse en l'état, car il est possible d'avoir deux marques du sujet dans une proposition dans les cas étudués ci-dessous.


compléments du sujet antéposés

En (1), dans Bouzeg (1986:II), on trouve un exemple de comptine où le sujet préverbal pluriel tout précède un verbe 3PL dans une phrase positive. Il s'agit d'un accord riche classique, avec un pronom sujet incorporé sur le site de l'accord verbal. Le quantifieur tout est un quantifieur flottant. Il quantifie sur le pronom incorporé et a été antéposé en zone préverbale.


(1) Ur bern tud 'vo 'ba 'n eured, Toullig ha Moullig,
un tas gens sera dans le mariage Toullig et Moullig
Hag an Aotrou Bevar doullig, ha tout 'teuint da heul.
et le monsieur quatre trouDIM et tout viendront à suivre
'Un tas de gens viendront au mariage, Toullig et Moullig,
et monsieur de quatre trous, et tous viendront à la suite.' Riec, Bouzeg (1986:II)


En (2), le sujet interprété est int o daou, 'eux deux'. La tête pronominale du groupe a été incorporée dans le complexe verbal, puis le complément du nom a été antéposé.


(2) O daou 'emaont memes oad.
leur2 deux sont même âge
'Les deux ont le même âge.' Le Scorff, Ar Borgn (2011:15)


exceptions à la complémentarité accord/sujet

Les seules exceptions réelles à la complémentarité entre un sujet réalisé et un accord verbal sont:

  • le verbe 'avoir', qui ne suit pas cette règle dans certains dialectes.
  • les groupes au vocatif, qui semblent invisibles pour l'accord.


(2) Tapet oc'h [ ma lapous ]3SG!
attrapé êtes mon2 oiseau
'T'es bien attrapé, mon coquin!' Le Scorff, Ar Borgn (2011:13)


Quelques exceptions au système d'accord sont notées à travers les dialectes.

variation dialectale

quand il y a des pronoms sujets postverbaux

Les pronoms sujets ne sont pas globalement licites dans le champ postverbal, où ils doivent être incorporés. Il existe des exceptions. Lorsque, tout à fait exceptionnellement, on trouve des sujets pronominaux postverbaux non-incorporés, ils déclenchent un accord pauvre comme le ferait un sujet lexical normal.


(1) Ar penneka dén eo c'hwi.
le têtu.le.plus homme est vous
'Le plus têtu c'est vous.' Léon, Seite (1975:90)


(2) Penoz vez te ar mab am boa ganet.
comment est toi le fils R.1SG avait
'Comment es-tu le fils dont j'ai accouché?' Trégorrois (Plouguiel), Laurent (1971:48)


... dont, en cornouaillais, dans le breton de Saint Yvi, les sujets pronominaux postverbaux signalés par German (2007:174).


(3) Benn eo kouet barz.
quand est tombé eux dedans
'Quand ils sont tombés dedans.' Breton de Saint Yvi, German (2007:174)


(4) Benn eo maro .
quand est mort eux
'Quand ils moururent.' Breton de Saint Yvi, German (2007:174)


C'est manifestement plutôt un trait archaïsant qui se retrouve dans les chansons.


(5) ... ar plac'h eo c'hwi, an naer eo me...

'Vous êtes la fille, je suis le serpent.', chanson collectée fin XIX°, An Uhel (1984:276)


(6) Hag a lavar, Silvestrig, ez eo c'hwi zo kiriek.

'Et qui dit, Silvestrig, que vous êtes le coupable.'
Silvestrig, chanson traditionnelle


Ces pronoms peuvent être modifiés par une relative.


(7) Avañset-kaer Margaritig, pend eo c'hwi zo ma c'hoant.
avancé-bien Margaritig quand est vous est mon2 envie
'Vous êtes bien avancée [M.], puisque c'est vous que je veux' chanson, Languidic, Crahe (2013:335)


sujet prénégation

Il existe des variétés de breton dans lesquelles un sujet prénégation ne force pas l'accord. Stump (1984:293, n.2) en note des traces dans la grammaire de Trépos et on en trouve des exemples dans un entretien de Mona Bouzeg. Cheveau (2007:214) en relève en vannetais, on en trouve aussi des traces à Guérande selon l'ALBB. Selon Ternes (1970:284), la négation a un impact sur l'accord à Groix uniquement avec les sujets pronominaux.


>> Pour une documentation précise et illustrée, voir l'article sur le sujet prénégation

accord avec un sujet postverbal

Exceptionnellement, on trouve un accord riche avec un sujet postverbal. Parfois, en corpus vannetais comme en (1), il pourrait s'agir d'une faute de ponctuation (une virgule indiquerait une dislocation à droite prédisant un tel accord).


(1) Stank int [ ar re a rae kement 'rall ]PL.
nombreux sont le ceux R faisait autant autre
'Nombreux sont ceux qui en faisaient autant.' Vannetais, Herrieu (1994:233)
?'Ils sont nombreux, ceux qui en faisaient autant'?


On en trouve cependant aussi en élicitation avec un contrôle pour la pause prosodique. En (2), l'accord n'est pas même optionnel.


(2) Gwelet a reoc'h ec'h en em gav*(ont) an dud.
voir R faites R se1 trouve le1 gens
'Vous voyez que les gens arrivent.' Léon, (Lesneven), (A.M. 02/2016)


A Plougerneau, le phénomène d'accord avec un sujet postverbal est productif et établi.


(3) O! Hir a-walc'h oant [ ar fournioù ]PL.
long assez étaient le fours
'Oh! Les fours étaient assez longs.' Léon (Plougerneau), Elégoët (1982:42)


(4) Anvet oant [ tout ar gouverioù ]PL ganeomp.
nommé étaient tout le passes avec.nous
'Nous avions donné un nom à toutes les passes.' Léon (Plougerneau), Elégoët (1982:39)


(5) Niverus eo/int { an dud / ar razhed / ar per }PL.
nombreux est/sont le gens le rats le poires
'Les gens/ les rats/ les poires sont nombreux. Plougerneau/Diwan, M. Lincoln (05/2014)


(6) Louedañ a ra/reont buan ar c'hraonv.
moisir R fait/font vite le noix
'Les noix moisissent vite.' Léon (Plougerneau), M-L. B. (01/2016)


Les sujets préverbaux ne déclenchent pas la même optionalité.


(7) Ar c'hraonv a goustoum(*ont) louedañ buan.
le noix R1 "coutume".(*nt) moisir vite
'Les noix moisissent vite.' Léon (Plougerneau), M-L. B. (01/2016)


(8) An amezeien a labour / * e labourant maread.
le voisins R travaille / * R travaillent beaucoup
'Les voisins travaillent beaucoup.' Léon (Plougerneau), M-L. B. (01/2016)

Accord et coordination

La coordination de deux groupes nominaux singuliers en position sujet obtient, comme en français, un accord pluriel. On trouve de très rares occurrences en corpus où un membre d'une coordination n'est pas calculé par l'accord, comme en (3).


(3) Ar pesked ha me n'o deus ket bet en em aranjet jamez!
le poissons et moi ne'ont pas été se arrangé jamais
'Les poissons et moi, on ne s'est jamais arrangés' > Les poissons ne me plaisaient pas.'
Léon (Plougerneau), Elégoët (1982:13)

Analyses

Il existe une analyse répandue qui pose que le breton, de manière générale, refuse la redondance des marques. Dans cette hypothèse, un parallèle est développé entre le système d'accord verbal et le système du pluriel dans le groupe nominal: le verbe ne s'accorde pas avec son sujet, de la même manière que le nom ne prend pas de marque du pluriel lorsqu'il est précédé d'un cardinal (dek vloaz mais *dek bloazhioù).

Une règle "naïve" explique que le breton serait une langue plus économique que les autres, puisqu'elle éviterait de redire les traits du sujet dans la mesure ou ceux-ci seraient déjà énoncés. Une telle règle n'est pas satisfaisante, car elle ne pourrait pas expliquer pourquoi la complémentarité est restreinte au domaine de la proposition. En (1), ci-dessous, elle prédirait par exemple faussement que le verbe 'être' enchâssé pourrait apparaître sans les traits du sujet. Au contraire, il apparaît toujours une marque du sujet (pronominale ou d'accord) dans chaque proposition, indépendamment des besoins de l'interprétation.


(1) ... ne oa ket an doareoù, war-lerc'h ar brezel, ar pezh [ e oant dek vloaz a-raok ]...
ne était.3SG pas le manières après le guerre le N R étaient.3PL 10 an avant
'Les choses n'étaient pas, après la guerre, ce qu'elles étaient dix ans auparavant.'
Denez (1993:32)


La règle d'évitement de la redondance morphologique est trop puissante. En effet, elle ne prédit pas toutes les exceptions précitées. De plus, il est possible de manière générale en breton d'avoir plusieurs marques qui sont donc redondantes. En (2), le sujet vide pronominal 3PL a été incorporé dans le verbe, déclenchant l'accord riche 3PL. Le modificateur du sujet o-fevar, est non seulement un exemple de co-occurrence d'un cardinal et d'une marque du pluriel, mais il double les marques plurielles du sujet.


(2) A: - Ped a zo dit? B: - O-fevar int din.
combien R est à.toi 3PL-4 sont.3PL à.moi
'A: - Combien sont à/de toi? B: - Les quatre sont à/de moi.' Léon, Fave (1998:60)


accord gelé et intervenants pour l'accord

Jouitteau (2005/2010:chap 4), Jouitteau & Rezac (2006) et Jouitteau & Rezac (2008) proposent que lorsque le verbe apparaît avec une morphologie qui coïncide avec celle des traits 3SG, il s'accorde vraiment avec une entité 3SG. Cette entité 3SG est la projection verbale elle-même (VP étendu), celle qui contient le sujet. Dans cette hypothèse, c'est la localité qui dirige l'accord verbal: le verbe en breton s'accorde toujours avec l'élément le plus proche de lui, quel qu'il soit. Lorsque le sujet est un pronom incorporé, le verbe breton le "voit en premier" et s'accorde avec lui. Lorsque le sujet est contenu dans la structure verbale, l'élément le plus proche du verbe fléchi est la projection verbale marquée pour les traits 3SG. Le verbe s'accorde alors avec ces traits 3SG, qui n'ont pas de contenu sémantique.

Selon cette analyse, en (3), dans un dialecte où la morphologie 3SG est réalisée en -a, le verbe s'est accordé avec la structure verbale étendue FP, qui porte les traits interprétables pour l'accord de 3SG. Les traits du sujet, que celui-ci soit préverbal ou post-verbal, ne sont jamais l'élément le plus proche pour l'accord.


(3) Ar varikenn-mañ, a zalc'ha daou gant litrad.
Ar varikenn-mañ, a zalc'ha [FP [VP <ar varikenn-mañ> <dalc'h> daou gant litrad ]].
le barrique-ci R contient.3SG 2 cent litre
'Cette barrique-ci contient deux cents litres.'
Le Scorff, Ar Borgn (2011:27)


La présence de cet intervenant structural pour l'accord donne un effet d' accord gelé.

Cette analyse prédit correctement que la morphologie d'accord ne peut varier des traits de 3SG que :

- lorsqu'un sujet pronominal vient s'incorporer
- qu'une structure applicative amène un sujet nominal au-dessus de la projection FP (dans le cas du verbe kaout, 'avoir')
- qu'une opération syntaxique déclenche un effet de résomptivité (comme dans le cas de la négation, tête C déclenchant des "that-trace effect")


Jouitteau & Rezac (2009) explorent la viabilité de cette hypothèse au regard de la variation des paradigmes d'accord dans les variations dialectales du verbe kaout, 'avoir' à travers les dialectes du breton.

Diachronie et horizons comparatifs

accord avec un sujet postverbal

On trouve en moyen breton des exemples isolés où un sujet post-verbal déclenche l'accord riche du verbe.


(1) Nobl ha partabl en vn bezret ez ynt vn heuel da guelet.
nobles et roturiers dans un charnier R sont.3PL un même à1 voir
'Nobles et roturiers dans un charnier ont semblable apparence.'
Moyen breton, BM.:233, traduction Le Berre (2001:31)


(2) hac ez lauar penaux hon doueou ez ynt diaoulou.

'Et il dit que nos Dieux sont des diables.', (1576, Ca.:n 12)


Pour un aperçu du système d'accord en vieux brittonique commun, se reporter à Le Roux (1957:57-59).


Meelen (2016) relève aussi en moyen gallois des exceptions au système d'accord, où un sujet post-verbal déclenche l'accord du verbe.


(61) e uelly e dianghassant e gelynyon wedy caffael eu golwc
ainsi PRT échapper.PAST.3P les ennemis après acquérir.INF 3P vue
'Ainsi, les ennemis se sont échappés après avoir retrouvé la vue.' Moyen gallois, Meelen (2016:227)

Terminologie

Ménard (2012) donne le terme breton kenglotadur pour accord (grammatical).

  • le terme d' accord pauvre

Il y a un débat terminologique mouvementé quant aux formes 3SG de l'accord pauvre, qui ne varient pas avec les traits du sujet (Me a skriv, Goulwenna ha Yannig a skriv).

Ternes (1970:238) appelle "les formes dépourvues de caractéristique morphologique indiquant la personne sujet", les formes non-déterminées.

Ernault (1888b), Trépos (2001) KAG (2016) utilisent le terme de conjugaison impersonnelle. Kervella (1947) utilise similairement en breton le terme displegadur diberson.

Urien (1999:654&fn11) s'oppose à cette terminologie: "dans l'expression "conjugaison impersonnelle", l'adjectif désigne le morphème invariant qui permet de rassembler dans le paradigme les autres morphèmes variables, alors que dans l'expression "conjugaison personnelle", l'adjectif désigne une des variables de la conjugaison". Pour Urien, le paradigme Me a skriv, Te a skriv... n'est donc pas une "conjugaison verbale", mais la déclinaison en personne, nombre et genre du pronom personel, observé dans un contexte verbal."

La terminologie de conjugaison impersonnelle est de plus source de confusion puisqu'il existe aussi en breton comme dans les autres langues celtiques un accord verbal dédié à la conjugaison avec un pronom impersonnel, la conjugaison -r, -d de la septième personne celtique (Atav e skriver...).

Press (1986:233) traduit l'anglais invariable par digemm. Cette terminologie donnerait kenglotadur digemm pour l' accord invariable.

Bibliographie

description

  • Fave, V. 1986. 'Ar verb : displegadur gour ha dihour', Brud Nevez 97 : 66-68.
  • Leclerc, Louis. 1986 [1906, 1911], Grammaire Bretonne du dialecte de Tréguier, 3ième édition, Ar Skol Vrezhoneg, Emgleo Breiz (précédentes Saint-Brieuc: Prud'homme).

étude théorique

  • Anderson, S. 1982. 'Where’s morphology?', Linguistic Inquiry, 13:571-612. Preview
  • Jouitteau, M. & M. Rezac, 2008. ‘From mihi est to have across Breton dialects’, Paola Benincà, Federico Damonte and Nicoletta Penello (éds.), Proceedings of the 34th Incontro di Grammatica Generativa, Unipress, Padova, special issue of the Rivista di Grammatica Generativa, vol. 32., 161 - 178., texte en ligne.
  • Jouitteau, M. 2005b. ‘Nominal Properties of vPs in Breton, A hypothesis for the typology of VSO languages’, Verb First: On the Syntax of Verb Initial Languages, Carnie, Andrew, Heidi Harley and Sheila Ann Dooley (eds.), xiv, 434 pp. (pp. 265–280) Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins Publishing Company. Preview, Description and reviews
  • Stump, G. T. 1989.b. 'Further remarks on Breton agreement: A reply to Borsley and Stephens', Natural Language and Linguistic Theory, 7:429-471.
  • Stump, G. T. 1984. 'Agreement vs. incorporation in Breton', Natural Language and Linguistic Theory, 2:289-348.

horizons comparatifs

  • Bismark, Christina. 2011. Shared alternatives to subject-verb agreement: the third singular verb and its uses in English and Brittonic, thèse, pdf.
  • Meelen, Marieke. 2016. Why Jesus and Job spoke bad Welsh, The origin and distribution of V2 orders in Middle Welsh, LOT dissertions, :227.
  • Rouveret, Alain. 1991. 'Functional Categories and Agreement', The Linguistic Review 8, 2-4:353-387.