Sélection de l'auxiliaire

De Arbres
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Aux temps composés, les deux auxiliaires bezañ, 'être' et kaout, 'avoir' sélectionnent des verbes lexicaux selon la structure thématique de ces derniers.

Les verbes transitifs apparaissent avec l'auxiliaire kaout, 'avoir' (Kervella 1995:§208). La situation des intransitifs est moins claire.


(1) Eul loen a oar abred pegoulz e vez manket.
un animal R1 sait tôt quand R4 est manqué
'Un animal reconnaît vite quand il a fait une faute.' Trégorrois, Gros (1989: 'abréd')


(2) Ar brizonerion o doa marvet get an naon.
le 1prisonniers 3PL avait mort avec le faim
'Les prisonniers étaient morts de faim.' Haut-vannetais, Louis (2015:96)


Dans l'attente d'une généralisation solide de la sélection des auxiliaires en breton, la fiche ci-dessous classe quelques relevés.


Préliminaire: opacité de la sélection dans les infinitives

Dans les propositions infinitives, le verbe auxiliaire peut apparaître sous la forme bezañ ou bout, qui est à la fois la forme infinitive du verbe 'être' et du verbe 'avoir'.

Les exemples en infinitives montrent donc des auxiliations en bezañ ou bout avec toute sorte de structure thématique verbale; transitifs et intransitifs.


(2) [ ɵ funisô wa mojen bu be grajT ]
ar fonnusañ oa moaien bout bet graet.
le vite.plus y.avait moyen être été fait
'le plus rapidement qu'il était possible de faire.' Haut-cornouaillais (Lanvénégen), Evenou (1987:575)


exemples transitifs

 verbes transitifs relevés:
 refuziñ, 'refuser', lazhañ, 'tuer', kontañ, 'raconter'


(3) Gwell 'vize dac'h [VP bout refuzet].
mieux serait à.vous être refusé
'Il aurait mieux valu que vous refusiez.'
Breton central, Davalan, cité dans Favereau (1997:§375)


(3) Darbet 'oa din [VP bezañ la'het anezhañ ].
failli 'était à.moi être tué P.lui
'J'ai failli le tuer.'
Breton central, Davalan, cité dans Favereau (1997:§375)


(4) Arabat 'oa deoc'h [VP bezañ kontet an-dra-se dezhe ].
? était à.vous être conté le chose- à.eux
'Il n'aurait pas fallu que vous leur racontiez cela.' Favereau (1997:§375)


Une conclusion s'impose: les infinitives ne sont pas un environnement où la sélection de l'auxiliaire peut être aisément observée. Ce paradigme pose d'autres questions.

Il existe des formes morphologiques de l'auxiliaire 'avoir' qui ne sont pas ambiguës, et qu'on ne peut confondre avec l'auxiliaire 'être'. Ce sont les formes endevout et kaout. Existe-t-il en infinitives des exemples de ces formes verbales non-ambiguës? Si non, pourquoi? Si oui, comment sont-elles réparties suivant la structure argumentale des verbes auxiliés?


Verbes qui sélectionnent l'auxiliaire bezañ, 'être'

Le verbe bezañ est globalement sélectionné comme auxiliaire de façon beaucoup plus fréquente en breton qu'en français. Cependant, on ne relève pas d'exemples avec des transitifs.

Kerrain (2001) cite bezañ, 'être', mont, chom, 'rester', dimeziñ, '(se) marier', paouez, 'cesser, arrêter', fellout, 'vouloir', et les verbes de mouvement 'aller', dont, 'venir', kouezhañ, 'tomber', pignat, 'monter', et diskenn, 'descendre'.


Les verbes relevés ici sont:

 verbes intransitifs:
 bezañ, 'être'
 kregiñ gant, 'commencer'
 delc'her da, 'continuer à', 
 
(2) Kroget 'oant get brezel al linselioù.
commencé R étaient avec guerre le draps
'Ils avaient attaqué la guerre des draps (ébats amoureux).'
Le Scorff, Ar Borgn (2011:38)


(3) N'on ket bet dalhet da gemer kig digand Jobig.
ne suis pas été continué à1 prendre viande à Jobig
'Je n'ai pas continué à prendre de la viande à Jobig.' Trégorrois, Gros (1970:29)


Vallée (1980:XXIV) pointe les intransitifs "dont le sens est plutôt passif" (probablement à interpréter comme 'actif, mais sans argument agent'). Il donne:

  • Padet eo., 'Il a duré.'
  • Koustet eo., 'Il a couté.'
  • Halet eo ar vuoc'h., 'La vache a vêlé.'


verbe détransitif

Un cas particulier à noter est celui des verbes détransitifs. Ces verbes sont détransitivés par l'ajout de la préposition da, qui introduit alors l'expérienceur. On obtient alors un détransitif, un verbe qui n'a plus qu'un seul argument direct, et est donc intransitif. Il apparaît alors avec le verbe 'être'.


(1) Ar pae 'oa intereset din.
le paie était intéressé à.moi
'La paie m'avait intéressé.' Trégorrois, reporté dans Favereau (1997:§372)


'avoir quelque chose sur le corps'

Cette tournure du français a un équivalent breton qui utilise l'auxiliaire opposé. A noter aussi que le français utilise alors des articles (avoir de l'huile sur les doigts) là où le breton utilise des possessifs (/être de l'huile sur son doigt/).


(1) Ar breur Arturo a oa an tan en e gig, en e wad, en e benn.
le frère Arturo R était le feu dans son1 viande dans son1 sang dans son1 tête
'Le frère Arturo avait le feu dans la chair, dans le sang, dans la tête.' Standard, Drezen (1990:45)


(2) Emañ he blev war he daoulagad.
est son2 chevelure sur son2 2.yeux
'Elle a les cheveux sur les yeux.' Standard, Kerrain (2010:85)


(3) Ruz muzelloù zo war e fri.
rouge lèvres est sur1 son1 nez
'Il a du rouge à lèvres sur le nez.' Standard, Kerrain (2010:85)

Verbes qui sélectionnent l'auxiliaire kaout, 'avoir'

Comme le verbe bezañ, 'être', le verbe kaout, 'avoir' se sélectionne aussi lui-même comme auxiliaire.


(1) Ha setu neus bet an traou-se tout evit netra deus perzh ma zud ivez.
et voila a.3SG eu le choses-ci tout pour rien de part mon2 parents aussi
'Et aussi il a eu toutes ces choses là gratuitement de mes parents.'
Bas-Cornouaillais (Tréboul), Hor Yezh (1983:74)


verbes de mouvement

Kervella (1995:§213) remarque que le groupe des verbes de mouvement peuvent apparaître avec kaout, 'avoir':

 lammat, bale, kerzhout, pourmen, trotal, galoupat, redek, nijal, tec'hout...


(1) Yann en doa kouezhet en droug ar mintin-mañ.
Yann 3SG avait tombé dans.le mal le matin-
'Yann a fait une crise d’épilepsie ce matin.' Haut-vannetais, Louis (2015:232)


La liste semble induire la classe des verbes inergatifs, mais on trouve aussi des sujets qui ne peuvent pas être agents: comme en haut-vannetais avec un sujet inanimé.


(2) Karget eo ar fozelloù get ar glav en deus kouezhet a-c’houde dec’h.
chargé est le fossés avec le pluie 3SG a tombé depuis hier
'La pluie qui est tombée depuis hier a rempli les fossés.' Haut-vannetais, Louis (2015:106)

inergatifs

Selon Gros (1984:327,8), kaout est l'auxiliaire des temps composés "d'un grand nombre de verbes intransitifs". Il ajoute, en plus des verbes de mouvement de Kervella, une série d'autres verbes sélectionnant l'auxiliaire 'avoir' :

 barailhat (bazailhat), begivinañ, berañ, bevañ, blejal, bramaat, breugeusat, butuniñ, c'hoarziñ, c'hwezhañ, c'hweziñ, c'hwitañ, c'hwitellat, dañsal, darbar, despetiñ, diskuizhañ, dislonkañ, distrevial, distummañ, fraoñval, garmat, gouelañ, gragailhat, gwaskennat, gwinkal, harzal, hastañ, hopal, huchal, hulmañ, huñvreal, jilgammat, kac'haat, kanañ, kaozeal, klakenniñ, klemm, koazañ, komz, kontañ, kousk, krenañ, krial, labourat, loeniñ, lorgnat, luchañ, luhañ, mignaoual, neuial, pec'hiñ, poaniañ, reviñ, rodañ, rodeal, roulañ, ruzañ ('ramper'), seniñ, skarañ, skeiñ (gant), sklokal, skrignal, staotaat, strakal, teuler (da), trieñ, troazhañ, truantal, youc'hal.


Cette liste semble coïncider avec celle des verbes inergatifs.


inaccusatifs

Les verbes inaccusatifs peuvent sélectionner l'auxiliaire kaout, 'avoir'.


(3) /'bɛrvɛd nøz n 'du:r/
Bervet ’neus an dour.
bouilli a le eau
'L’eau a bouilli.' Plozévet, Goyat (2012:281)


Dans la liste de Gros (1984:327,8), on trouve aussi quelques inaccusatifs: diskornañ, fleriañ, sec'hiñ, skornañ, tommañ, yenañ...'


horizons comparatifs

Dans quelques cas, on trouve l'auxiliaire 'avoir', kaout, où on ne l'attendrait pas en français, comme avec diskuizhañ, '(se) reposer'.


(1) Bremañ p'am-eus diskuizet.
maintenant quand R.1SG a .fatigué
'maintenant que je me suis reposé.' Trégorrois, Gros (1970:27)


verbes réfléchis

Contrairement au français, les verbes qui apparaissent avec un pronom réfléchi ou réciproque en breton peuvent sélectionner l'auxiliaire kaout, 'avoir'. Selon Vallée (1980:XXIV), "le breton préfère am eus si le sens est actif". Il donne Al louarn en deus en em zouaret, 'Le renard s'est terré.'


variation dialectale

(1) Ar vandenn a-bez he deus en em serret en eun torkad.
le 1bande en-entier 3SGF a se1 rangé dans un troupeau
'Tout le troupeau s'est rassemblé.' (*... s'a rassemblé)
trégorrois standardisé, Le Bozec (1933:82)


(2) A pa oa predet, holl an dud o doa em stardet muioc'h c'hoazh trema an oaled...
et quand était dîné tout le gens avaient se1 rapprocher plus encore vers le foyer
'Après le repas, tout le monde se rapprocha encore plus du foyer...' (*... s'a rapproché)
Vannetais, Ar Meliner (2009:135)


(3) Klevet ar c'homzoù-se, em boa hum hiriset.
entendu le paroles- R.1SG avait se1 hérisser
'En entendant ces paroles, je m'étais hérissé (j'étais plein d'aversion).'
Le Scorff, Ar Borgn (2011:15)


Verbes qui se trouvent avec les deux auxiliaires

verbes de mouvement

Les verbes de mouvement prennent normalement l'auxiliaire kaout, 'avoir'.


(1) If 'n hini e-nevoa redet ar buannañ tout.
Yves le celui (est) avait couru le vite.le.plus tout
'C'est Yves qui avait couru le plus vite de tous.' Trégorrois, (Gros 1984:329)


Cependant, des dérivés de verbes de mouvements avec le préfixe de-, di-, comme deredek, dilammat, dinijal apparaissent avec bezañ, 'être' Kervella (1995:§213). De même, les verbes de mouvement associés avec la postposition kuit, apparaissent avec bezañ, 'être' Kervella (1995:§213).


(2) Ma ne vijen ket redet kuit
si ne1 étais pas couru parti
lit. 'si je n' avais pas couru...
'Si je ne m'étais pas enfui...' Standard, Drezen (1990:74)


Kervella (1995:§213) ajoute même que la présence d'un complément circonstanciel peut déclencher l'auxiliaire bezañ, 'être'.

  • Nijet eo al labous diwar e neizh.
  • Redet eo an dour dre ar san en devoa digoret.
  • Lammet eo ar c'had a-dre e dreid.


Il existe manifestement des variations dialectales à la règle de Kervella, car on peut trouver des verbes de mouvement avec kuit et un complément circonstanciel, tout en ayant l'auxiliaire kaout, 'avoir'.


(3) Tec'het 'neus kuit dirak ar eontroù-kordenn.
enfui a parti devant le oncles-corde
'Il s'est échappé devant les gendarmes (les tontons à corde).'
Le Scorff, Ar Borgn (2011:38)


komañs (da)

Le verbe komañs se trouve avec les deux auxiliaires.


(1) evid ar baotred o-deus komañset o studiou diwezad.
pour le 1hommes ont commencé leur2 études tard
'Pour les hommes qui ont commencé tard leurs études.' Léon, Fave (1989:121)


(2) Setu an dud zo bet komañset da daoler war ar gwinizh [...].
donc le 1gens est été commencé à1 mettre sur1 le blé
'Donc les gens ont commencé à mettre (de l'engrais) sur le blé.' Léon, Mellouet & Pennec (2004:92)

soñjal, 'penser'

Le verbe soñjal, 'penser à', 'avoir l'intention de', peut se rencontrer avec les deux auxiliaires.


(1) A: - N'oc'h ket sonjet monet? B: - Nann, n'on ket sonjet monet.
ne'êtes pas pensé aller Non ne1'suis pas pensé aller
'A: 'Tu n'as pas l'intention d'(y) aller?' / B: 'Non je n'en ai pas l'intention.' Le Scorff, Ar Borgn (2011:67)


(2) Soñjet he-devoa dond da heul ar re all.
pensé 3SGF-avait venir pour1 suivre le ceux autre
'Elle avait décidé de venir à la suite des autres.' Trégorrois, (Gros 1984:327)

koustañ, padout, plijout

Selon Gourmelon (2014:76), les verbes koustañ, 'coûter', padout, 'durer', plijout, 'plaire' sont utilisés avec l'auxiliaire bezañ en Léon et Trégor, et avec kaout dans une bonne partie de la Cornouaille.


(1) A-viskoaz eo bet plijet e wele dezañ.
à1-toujours est été plu son1 lit à.lui
'De tout temps son lit lui a plu (il a aimé son lit).' Trégorrois, Gros (1970:29)


Ce n'est pas le cas à Plozevet.


(2) /ãn 'ti se ne ke ˌkustɛ 'kɛ:r ˌdɛ/
An ti-se n’eo ket koustet ker dezañ.
le maison-ci ne1'est pas coûté cher à.lui
'Cette maison ne lui a pas coûté cher.' Plozévet, Goyat (2012:301)


état vs. action dans les intransitifs

Selon Guillevic & Le Goff (1986:47), il existe une alternance pour 'certains verbes' dans la sélection de l'auxiliaire selon qu'il s'agit d'un état ou d'une action. Ils donnent:

 'Je suis allé.'       oeit on    / em eus oet
 'Je suis venu.'       deit on    / em eus deit
 'Je suis arrivé.'     arriù on   / em eus arriùet
 'Il est mort.'        marù é     / en des marùet
 'Ils sont restés.'    chomet ind / ou des chomet
 'Je suis tombé.'      koéhet on  / em es koéhet


La différence n'est cependant pas toujours limpide.


(1) e beñ 'm eus chomet klañv getoñ.
'1SG ai resté malade avec.lui
'Eh bien, j'en suis tombé malade.' Haut-vannetais, Louis (2015:278)


Pour le KLT, on trouve la même note chez Gourmelon (2014:75), et chez Goyat (2012:301) à Plozévet ("Certains verbes se conjuguent tantôt avec l’auxiliaire /møz/ « ’meus » avoir, tantôt avec l’auxiliaire /be/ « beza » être, selon que l’on met l’accent sur l’action elle-même ou sur son résultat"), qui donne:

 /kọ'se:d nøz/ - /kọ'se:d ɛ/ koseet ’neus – koseet eo, 'Il/elle a vieilli.'
 /'klã:vɛd møz/ - /'klã:vɛd õ/ klañvet ’meus – klañvet on, 'Je suis tombé malade.'


Selon Kervella (1995:§213), le verbe kaout marque que l'état désigné par le verbe lexical est advenu parallèlement à un autre évènement. Il donne les phrases suivantes, qui ne correspondent pas toutes à sa règle:

 Kouezhet on en e gichen. vs. Kouezhet em eus en ur zont.
 'Je suis tombé à côté de lui.' vs. 'Je suis tombé en allant (sur la route)'
 
 Kousket e oan neuze. vs. Kousket em boa mat e-pad an noz.
 'J'étais endormi.e' vs. 'J'avais bien dormi pendant la nuit.'
 
 Marvet int.           vs. Marvet en deus al leue bihan.
 'Ils sont morts.'     vs. 'Le petit veau est mort.'
 
 Kresket eo an avaloù, vs. Kresket o devoa an delioù dindan eizhtez.
 'Les pommes ont grossi.' vs. 'Les feuilles ont poussé sous huitaine.'
 

Favereau (1997:§480) note aussi une alternance:

"Des interférences existent (PT 243, FK [213]), surtout pour les intransitifs, selon que l'on souligne l'action elle-même (avoir) ou son résultat (être), comme pour les réfléchis":
pignet eo/pignet en deus (= emañ e krec'h / graet en deus), 'Il est monté'
pegen kresket eo / ya, kresket en deus kalz (YG), 'Il a poussé (grandi).'
kouezhet on en e gichen / kouezhet em eus en ur zont (FK §[213], FR 3), 'Je suis tombé en venant.'
maro ê / marvet en neus - & marvet eo Ph, 'Il est mort /décédé'


Hypothèse de Schapansky (1994)

Schapansky (1994b) applique aux données du breton l'hypothèse non-accusative développée par Perlmutter (1978) sur la sélection de l'auxiliaire. Les verbes dits 'forts' correspondraient aux verbes non-ergatifs et utiliseraient l'auxiliaire kaout/endevout, 'avoir'; les verbes dits 'faibles' correspondraient aux verbes non-accusatifs et utiliseraient l'auxiliaire bezañ, 'être'.


Horizons comparatifs

Dans beaucoup de langues comme en anglais, l'équivalent de l'auxiliaire 'être' sélectionne des compléments dont la tête est un verbe inaccusatif (comme aller, venir...), laissant l'auxiliaire équivalent de 'avoir' aux autres verbes (Radford 1997).


Bibliographie

  • Yann Gerven. 2014. ' pignet on? pignet em eus?', Yezhadur!, Alioù fur evit ar vrezhonegerien diasur, Keit Vimp Bev, 75-76.
  • Perlmutter DM. 1978. 'Impersonal passives and the unaccusative hypothesis', Proceedings of the Fourth Annual Meeting of the Berkeley Linguistics Society, Berkeley, CA: Linguistics Society, University of California, Berkeley, 157–1890.
  • Schapansky, N. 1994b. 'Shift in the auxiliary selection in Breton', The Lacus Forum 21, Hornbeam Press, Columbia, SC, ETATS-UNIS, 224-233.

horizons comparatifs

  • Bronwyn M. Bjorkman. 2011. BE-ing default: The morphosyntax of auxiliaries, MIT dissertations in linguistics.