Tournures réfléchies

De Arbres
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Le breton dispose de deux stratégies pour former des verbes réfléchis. La première stratégie s'articule autour d'un composé morphologique de déterminant possessif et du cardinal unan, e-unan en (1). La seconde stratégie utilise une anaphore proclitique invariable, en em sur le verbe (glosé ici 'se'). Ces deux stratégies sont compatibles ensemble.


(1) Barner a zidamall torfed 'zo e-unan en em varned.
juge R1 reproche méfait R1 est son1-un (à4) se1 juger
'Celui qui juge se juge lui-même.'
proverbe, V. Fave (reporté sur le forum du breton populaire)


Possessif + unan (1)

Cette construction de structure [(pronomX) - POSSX-1] varie selon la valeur du pronom X. En (2), c'est la valeur [1SG]. En (3), c'est la valeur de l'impersonnel.


(2) Ret e vo d'in emaoun-me d'in va-unan mont da welout an estlamm-ze.
obligé R sera à.moi dis.moi-moi à.moi mon2-un aller pour1 voir le merveille-
'Il faudra, me dis-je à moi-même, que j'aille voir cette merveille.'
Léon, Kerrien (2000:2)


(3) Goulenn a reer ouzor an-unan ha n'eo ket an anv-ze eun distresadur [...]
demander R fait.IMP à.IMP le-un si ne est pas le nom-ci un transformation
'On se demande si ce nom n'est pas une transformation.'
Léonard (Cléder), Seite (1998:88)


Morphologie

variation dialectale

En langue standard, seul le possessif varie, suivi de unan.


(1) Gwelet e vezo, eme ar prins outan e-unan.
voir R sera dit le prince à.lui son-un
'On verra, dit le prince pour lui-même.' Saint Pol de Léon, Milin (1922:401)


A Plozévet, la racine unan varie.


personne traduction Plozévet
1SG 'moi-même' ma2-hunan
2SG 'toi-même' = 2PL
3SGM 'lui-même' e1-gunan, e-hunan
3SGF 'elle-même' heh2-unan
1PL 'nous-même' on5-unan
2PL 'vous-même' ho3-kunan, hoh-unan
3PL 'eux/elles-même' o2-hunan
source basé sur Goyat (2012:253)


impersonnel

Toutes les variétés n'ont pas d'impersonnel distinct dans le paradigme. Le composé a une forme invariable, a-unan, où le possessif est vraisemblablement remplacé par la préposition a.


(3) holl a-unan, en em dôljont da ziskar eur c'horniad eus koat Bresilian.
tous de-un se jetèrent pour défricher un coin de bois Bresilian
'Tous ensemble, ils s'attachèrent à défricher un coin de la forêt de Bresilian.'
Buhez ar Zent, p. 583


Syntaxe

avec le verbe 'être'

Le réfléchi s'utilise en breton avec le verbe bezañ 'être', au contraire du français qui a recours avec le verbe être à des tournures comme lui-même, tout seul.


(1) Droug a oa ennañ outañ e-unan, rak en em gemeret en doa evel ur genaoueg…
méchanceté R y.avait en.lui à.lui son1-un car se1 prendre R.3SGM avait comme un idiot
'Il s’en voulait à lui-même car il s’y était pris comme un idiot…' Standard, Drezen (1990:73)


  • Mezvet eo ar ganerien gant o fringol o-unan ha gant anal domm an noz.
Standard, Drezen (1990:13)
  • Goude e oa aet betek penn pellañ ar vali izelañ, evit bezañ outañ e-unan.
Standard, Drezen (1990:34)


préposition support

Dans certaines tournures réfléchies, on voit aussi apparaître la préposition support a, avec un pronom référant au sujet d'un intransitif.


(2) An nor a zigoras anezhi hec'h-unan. Konan (1980:173), cité dans Timm (1995:10)
le porte R1 ouvrit P.elle son-un
'La porte s'ouvrit toute seule.'


(3) Aet eo er-maez anezhañ e-unan. Kervella, 253, cité dans Timm (1995:7)
allé est dehors P.lui son-un
'Il est sorti de lui-même [de son propre chef, seul].'


Sémantique

La structure en (4) montre que le réfléchi pluriel peut être distributif sur deux entités au singulier (pep pried).


(4) Ar madoù a oa da bep pried a-raok an dimeziñ [...] a chom o madoù dezho o-unan.
le biens R était P1 chaque époux avant le mariage R restera leur2 biens à.eux leur2-un
'Les biens dont chacun des époux était propriétaire avant le mariage [...] leur demeurent propres.'
Standard, contrat de mariage, an Ofis.


Pronom invariable en em

Le pronom réflexif en em est invariable et se trouve toujours directement préverbal (on le dit 'proclitique' sur le verbe). Sa forme standard est [en em V ].


(1) An daou vekaniker a zo en em dennet hep re a boan.
le 21 mécanicien R est se1 tiré sans trop de1 douleur
'Les deux mécaniciens s'en sont tirés sans trop de mal.'
Standard, Ar Barzhig (1976:63)


à ne pas confondre: Le pronom en em peut aussi être utilisé dans un sens non réflexif, mais réciproque. Le sujet est alors toujours pluriel.


décomposition morphologique

Variation dialectale

vannetais

On trouve le morphème em seul dans des environnements syntaxiques particuliers. Selon Le Gléau (1973:22), ces environnements sont:

 - Les modes jussifs, impératif et subjonctif:
 Em daol er mor!, Vannetais, Oliereu (1913:255)
 Ret eo ma em nac'ho!, Vannetais, Oliereu (1913:154)
 
 - la structure nominale, infinitif et participe
 Kae d'em welc'hiñ,
 Me meus em welc'het, Vannetais, Oliereu (1913:171)
 
 - après un sujet
 Int em blijo o tarempred ar baganed, Vannetais, Oliereu (1913:XVI)"


hum, em à l'impératif

La forme vannetaise du réflexif reportée par Guillome (1836:32,133) est Hum. Il note que Hum s'emploie quand le pronom régime d'un verbe est à l'impératif (2). On voit qu'elle provoque la mutation douce (K>G; P>B).


(2) hum gâre, 'aime-toi' hum bunisse, 'punis-toi'
hum gâret, 'aimez-vous' hum bunisset, 'punissez-vous'


em au participe et infinitif

En vannetais, Ar Meliner utilise en em dans les domaines tensés, mais seulement em dans les propositions infinitives ou avec un participe. Cela suggère qu'elle interprète le premier morphème de en em comme un rannig.


(1) Ma c'halon he devoa em stardet.
mon2 cœur 3SGF avait se1 serré
'Mon cœur s'était resserré.' Vannetais, Ar Meliner (2009:28)


(2) A pa oa predet, holl an dud o doa em stardet muioc'h c'hoazh trema an oaled...
et quand était dîné tout le gens 3PL avait se1 rapproché plus encore vers le foyer
'Après le repas, tout le monde se rapprocha encore plus du foyer...' (*... s'a rapproché)
vannetais, Ar Meliner (2009:135)


(3) Kentizh an holl ober èlti hag em lakaet da respont d'o zro.
aussi.vite le tous faire comme.elle et se1 mettre à1 répondre à leur2 tour
'Et tous, aussitôt, de faire comme elle et de se mettre à répondre à leur tour.'
Vannetais, Ar Meliner (2009:136)


On trouve similairement des groupes infinitifs en em dans Herrieu.


(4) Em gavet a ran get kenseurted, amezeion.
se1 trouver R1 fais avec pareils voisins
'Je me retrouve avec mes pareils, des voisins.' Vannetais, Herrieu (1994:§13)


  • Eh omp doch taol, e ti tud a Reims, a pa zaer da lâret deomp em zerc’hel prest da vonet…
'Nous sommes attablés chez dez gens de Reims lorsqu'on vient nous dire de nous tenir prêts à partir.', Vannetais, Herrieu (1994:33)
  • Em astenn a ran-me àr tamm lien…
'Je m'allonge, moi, sur un morceau de drap.', Vannetais, Herrieu (1994:40)


Haute-Cornouaille et Léon

En Haute-Cornouaille et en Léon, le rannig et en em peuvent se suivre.


(2) ... ar pez a en em gave aliez...
ce que R1 se1 trouvait souvent
'... ce qui était fréquent....' Plouzane, Briant-Cadiou (1998:26)


(3) Setu eh en em guzan da huñvreal.
voici R se1 cache pour1 rêver
'Je me cache alors pour rêver.' Léon (Roscoff), Rozmor (1980:65)


(4) Ha piou ah en em okupfe deuz Monsieur [...]?
et qui R se1 occuperait de monsieur
'Et qui s'occuperait de Monsieur?' Haute-Cornouaille, Derrien (1980:6)


Merser (1963:§381) mentionne de telles occurrences. Il considère que "cela alourdit la phrase et est à éviter".


(5) Ar vugale (a) en em walhe.
le 1enfants R se1 lavait
'Les enfants se lavaient.' Merser (1963:§381)


(6) Bremañ (eh) en em walh ar vugale.
maintenant R se1 lave le 1enfants
'Les enfants se lavent maintenant.' Merser (1963:§381)


trégorrois

En trégorrois de Tréguier, le réfléchi en em est prononcé de la même façon que en ur, l'équivalent du gérondif français.

(1) nõnn gɑ̃nnɑ̃, 'se battre', Tréguier (Plougrescant), Le Dû (2012a:38)

(2) Lênn ré nõnn gèrzed (standard: lenn a rae en ur gerzhet)

lire R faisait en marcher
'Il lisait en marchant.', Tréguier (Plougrescant), Le Dû (2012a:72)


La forme rapportée à Bégard est pour da en em gompren, 'à/pour se comprendre', [də nõn ’gõmpʁən] (Georgelin 2016:'ar verboù gant ober').


analyse: en, un rannig ?

Quelques auteurs, dont Le Gléau (1973:22), proposent que la première partie de en em n'est autre que le rannig. Cette hypothèse prédit justement l'absence de en devant em en vannetais à l'impératif, au participe et à l'infinitif. Elle ne prédit cependant pas son effacement devant un sujet.

Cette hypothèse ne peut pas être retenue du tout dans les dialectes qui peuvent voir le rannig et en em apparaître côte à côte : en standard (Drezen 1990:46), en Léon (Mellouet & Pennec 2004:77) à Bodilis ( Ar Floc'h 1985:17), Plouzane (Briant-Cadiou 1998:31) ou Ouessant (Gouedig 1982).


(1) Entrétant ar médécin à èném gavas da vélet an den blesset...
entretemps le médecin R se1 trouva à1 voir le homme blessé
'Entre-temps, le médecin arriva pour visiter le blessé.'
Breton 1905 (Plouider), Burel (2012:192)

à ne pas confondre

La partie em1 du pronom réfléchi n'a de ressemblance morphologique avec em2, pronom oblique de première personne du singulier, que si l'on ignore les mutations qu'elles provoquent. Le pronom réfléchi provoque une lénition sur la consonne initiale du verbe qui le suit, alors que le pronom oblique provoque une spirantisation sur la consonne initiale du nom qui le suit.


site d'insertion

Le pronom réfléchi ne se distingue pas des autres pronoms objets proclitiques pour son site d'insertion. Il est proclitique sur le verbe lexical.

Le pronom réfléchi est, du moins en cornouaillais, sous les particules comme en ur.


(1) Me, atao, a huñvree en eur en em lakaad e stad ar baotred faro ...
moi toujours R rêvait en se1 mettre en état le 1gars fier
'Moi, toujours, je rêvais en me mettant à la place des gars fiers...'
Uhelgoat, Skragn (2002:96)


On peut voir précisément dans certains dialectes que le site d'insertion du pronom réfléchi est situé dans la zone clitique entre le rannig et le verbe.


(2) Nemet unan bennak a en em gave da gaout en ur chipal.
seulement un quelconque R se1 trouvait à1 avoir en chiper
'Mais quelques-uns arrivaient à en avoir en chipant.' Léon, Mellouet & Pennec (2004:77)


(3) Amzer eur zerr-lagad hag ar pod eh en em gave mezuz eun tamm anezañ e reor en noaz...
temps un 1serre-œil et le gars R se1 trouvait honteux un peu P.lui son1 cul en nu
'En un clin d’œil, le gars se trouvait honteux, le cul nu.' Miossec (2009:68)


Le pronom réfléchi est proclitique sur le verbe lexical plutôt que clitique sur le rannig, comme le montre sa présence dans les environnements syntaxiques où le rannig n'apparaît jamais: le mode impératif (4), les propositions infinitives (5), ou les dislocations à gauche (6).


(4) En em zaskorit !
REFLEX1 rendez.2PL
'Rendez-vous!' traducteur Cosey (1983:7)


(5) [Goude bout em lakaet en e sulieg ] e red d'ar vourc'h, e drezol getoñ.
après être 1 mis en son1 dimanche.sfx R court à'le 1bourg, son1 trésor avec.lui
'Après s'être endimanché, il va en courant au bourg, en emportant son trésor.'
Vannetais, ar Meliner (2009:18)


(6) [ Em zifenn ouzh un enebour kuzh ] , n'on ket gouest _ ...
1 défendre contre un ennemi caché ne'suis pas capable
'Me défendre contre un ennemi caché, je ne sais pas faire...'
(Beyer 2009:48)


Dans les temps composés, le pronom réflexif est uniformément préfixé au verbe lexical, et non à l'auxiliaire. L'ordre /AUX-REFLEX-V/ se trouve tant dans les infinitives (7) que dans les domaines tensés (8), (9). Cela donne un ordre des mots très différent du français.


(7) Meus ket keuz tamm ebet da [ vezañ en em gavet ganeoc'h ] !
1SG.a pas regret morceau aucun de1/sup> être se1 trouvé avec.vous
'Je ne regrette pas m'être trouvé avec vous!' traducteur Cosey (1983:7)
* Je ne regrette pas d'être me trouvé avec vous!


(8) Peseurt mod on en em gavet amañ ?
Quelle manière suis se1 trouvé ici
'Comment me suis-je retrouvé ici?' traducteur Cosey (1983:22)
* Comment suis-je me retrouvé ici?


(9) Matriona a oa en em gustumet ouzhin, ha me outi, en em glevout mat a raemp.
Matriona R était se1 accoutumé à.moi et moi à.elle se1/sup> entendre bien R faisions
'Matriona s'était habituée à moi, et moi à elle, nous nous entendions bien.'
Standard, ar Barzhig (1976:40)


temps composé et sélection de l'auxiliaire

Les verbes infinitifs ou les participes peuvent être précédés de en em.


(1) Hag evel-se int en em gavet pinvidig.
et comme-ça sont se retrouver riche
'Et c'est ainsi qu'ils sont devenus riches.' Trégorrois, Gros (1989:'kavoud')


L'auxiliaire sélectionné par un verbe réfléchi est parfois le verbe kaout, 'avoir', parfois le verbe bezan, 'être' (voir: sélection de l'auxiliaire).


(2) 'Meus ket 'n em dommet doc'h 're-se diboa.
ai pas se chauffer à le ceux- depuis
'Je ne les ai pas fréquentés depuis.'
litt. 'Je ne me suis pas réchauffé à eux depuis.' Haut-cornouaillais (Riec), Bouzeg (1986:25)


sémantique

Les exemples prototypiques de réfléchis montrent une structure argumentale où, pour un verbe transitif, le sujet co-réfère avec l'objet ('s'arroser' = 'X arroser X').

Le sujet des verbes en en em est un agent. Vallée (1980:XXIV) contraste beuziñ, 'se noyer (accidentellement)' et en em veuziñ, 'se noyer (volontairement)'.


sens non-compositionnel

Le calcul d'un réfléchi n'est cependant pas toujours compositionnel.

Il existe des cas d'utilisation de réfléchis avec des verbes intransitifs comme plijout, 'plaire'. L'équivalent en français est dans l'expression 'se plaire' ('X plait à X' ou bien 'X se plait (ici)').


(1) Me 'zo bet en em blijet partout.
moi est été se1 plu partout
'Je me suis plue partout.' Favereau (1997:§372)


En (2), le verbe kavout, 'trouver' ne signifie pas, avec un réfléchi, 'trouver soi-même', mais 'se plaire' (cf. s'y retrouver).


(2) 'N em gaven ket 'ba' 'r vro-se.
se1 trouvais pa dans le pays-
'Je ne me plaisais pas dans ce pays-là.' Riec, Bouzeg (1986:VII)

diachronie

En moyen breton, le réfléchi s'accordait encore en traits avec le sujet, mais basculait vers un système où les traits 3SGM formant en em commençaient à se généraliser (Hemon 1975:272). Widmer (2017:234) analyse hos- en (1) comme un morphème d'accord qu'il assimile au paradigme du verbe endevout/kaout 'avoir'.


(1) rouanez en vn hent hos-em-caffas. Moyen breton (1650), Nl. 428, cité dans Widmer (2017:234)
rois dans un route 3PL-se-trouva
'Les rois étaient en route.' (vers Bethlehem)


(2) [ Da hem maruaillaff ] a grez en bras oar an edefiç hac an artifiç en templ man...
(te) se émerveiller R1 fais en grand sur le édifice et le artifice en.le temple ci
'Tu t'émerveilles grandement sur l'édifice et l'artifice de ce temple...' Moyen breton (1576), Ca., Loth (1890c:290)


Les équivalents en gallois sont étudiés dans Irslinger (2014, 2017), et en irlandais dans Dedio & Widmer (à venir).


Horizons comparatifs

verbes pronominaux français

Un verbe pronominal dans une langue ne l'est pas frocément dans l'autre. Kerrain (2001) note par exemple que en em n'apparaît pas dans la traduction de certains verbes pronominaux français, comme 'se réveiller', dihuniñ, 'se tromper', faziañ, 'se plaindre', klemm, 'se promener', pourmen, 'se lever', sevel, 'se taire', tevel.


(1) É tañ a gowessat. Vannetais, Le Bayon (1878)
R4 viens de1 confesser
'Je viens de me confesser.'


(2) O ! Petra mizer klask debarasi doh ar re-ze. Ouessant, Gouedig (1982)
oh quel misère chercher débarasser de le ceux-ci
'Oh! Quellle misère pour se défaire de ceux-là!'


(3) pa 'eus gwelet an nor a oa pare da zigeri... Ouessant, Gouedig (1982)
quand1 ont vu le 1porte R était prêt à1 ouvrir
'quand ils ont vu que la porte était prête à s'ouvrir...'


'se demander'

Kerrain (2001) accepte en em c’houlenn, 'se demander', mais aussi klask gouzout ou l'usage de l'interrogatif polaire daoust.


(2) Daoust piv a c’hallfe sikour ac’hanon. Kerrain (2001)
à.savoir qui R1 pourrait aider P.moi
'Je me demande qui pourrait m'aider'


(3) Daoust pegement e-neus fouetet?
à.savoir combien R.3SG-a dépensé
'Je me demande combien il a dépensé.' Trégorrois, Gros (1989:164)

Terminologie

Kervella (1947), Chalm (2008) utilisent le terme stumm emober.

Press (1986:247) traduit stumm-emober par l'anglais reflexive form. Sur wikipedia, voir l'article raganv emober.


Bibliographie

  • Fave, V. 1986. 'Displegadur ar verb : stum ha ster emober', Brud Nevez 95 : 54-59.
  • Guillome J. 1836. Grammaire francaise bretonne, contenant tout ce qui est nécessaire pour apprendre la langue bretonne de l’idiome de Vannes, Vannes : J.M. Galles. Preview
  • Hemon, R. 1954. 'Le verbe réfléchi en breton', Zeitschrift für Celtische Philology, L. XXIV: 248-263.
  • Le Gléau, René. 19XX. 'Se pronom réfléchi', Dictionnaire classique français-breton, 3354-3360. cité dans Le Gléau (1999a:§ 6)
  • Rottet, Kevin. 2010. 'Language contact in Welsh and Breton: The case of reflexive and reciprocal verbs', Clements, J. Clancy, Solon, Megan Elizabeth, Siegel, Jason F. & Steiner, B. Devan (éds.), IULC Working Papers 9: New Perspectives on Language Contact and Contact-Induced Language Change, Bloomington, 61-82.


autres langues celtiques

  • Dedio, Stefan & Paul Widmer (à venir). 'S, A, and P argument demotion with preverbal imm-(an-) in Old and Middle Irish', Études celtiques.
  • Irslinger, Britta. 2017. 'Detransitive strategies in Middle Welsh. The preverbal marker ym-', Erich Poppe, Karin Stüber & Paul Widmer (éds.), Referential properties and their impact on the syntax of Insular Celtic languages, Münster: Nodus, 101–143.
  • Irslinger, Britta 2014b. 'Intensifiers and Reflexives in SAE, Insular Celtic and English', Indogermanische Forschungen 119, 159–163.