Noms de parenté : Différence entre versions

De Arbres
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(Morphologie)
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== Bibliographie ==
 
== Bibliographie ==
  
* Fleuriot, Léon. 1966-67. 'Vieux-breton ac(h)om « filiation, descendance »', ''[[Études Celtiques]]'' 11(2), 465-474.
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* [[Fleuriot (1966-67b)|Fleuriot, Léon. 1966-67b]]. ''Notes lexicographiques: Vieux-breton ac(h)om « filiation, descendance »', ''[[Études Celtiques]]'' 11(2), 465-474.
  
  

Version du 3 avril 2019 à 20:08

Les noms de parenté sont assez semblables à ceux du français ou de l'anglais.


 mamm 'mère', tad 'père, 
 gwaz 'mari', gwreg 'femme', intañv 'veuf', intañvez 'veuve'
 krouadur, bugel 'enfant', mab 'fils', merc'h 'fille'
 breur 'frère', c'hoar 'soeur', eontr 'oncle', moereb 'tante'
 kenderv 'cousin', keniterv, kenitervez 'cousine'
 henañ 'ainé', etre-henañ, hanter-henañ 'cadet', gwidoroc'h 'benjamin, dernier né'
 maeronez 'maraine', paeron 'parrain'


La notion même de 'parent', elle, se traduit un peu différemment. On utilise le même nom tud, an dud pour 'gens, les gens' et pour les parents proches, avec un possessif en plus: ma zud, hon tud 'mes parents, nos parents'. La carte 374 de l'ALBB montre la traduction de 'parent, des parents', donc sans possessif. On y voit une large répartition d'un nom formé sur karout 'aimer' kar, kerent.


Morphologie

dérivation

Le préfixe lez-, sur les noms de parenté, obtient les relations par remariage, comme lezc'hoar 'belle-soeur', lezvab 'beau-fils', lezvreur 'beau-frère', lezvamm 'belle-mère', leztad 'beau-père', lezvugel 'enfant par remariage', leztud 'beau-parents'. Ce préfixe a par ailleurs une nuance péjorative nette dans lesanv 'surnom', lezroue.

Le calcul d'une génération en plus s'obtient avec l'adjectif bihan bugale vihan 'petits-enfants', comme le fait l'adjectif français petit de petits-enfants.

Les préfixes ad- et gour- obtiennent le calcul de deux générations en plus sur le lien de parenté dénoté par leur nom base. Konan (2017:27) donne par exemple advab et gourvab 'arrière-petit-fils' en breton trégorrois de Perros-Guirrec. Le vannetais Le Bayon (1878:15) donne gourdadieu 'grands parents, aïeux'.


Bibliographie