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Version du 14 juin 2012 à 16:19

Le breton a une négation propositionnelle discontinue ou bipartite: les éléments Ne et ket entourent le verbe tensé: [ne VERB ket]. La négation bipartite est assez rare typologiquement. Elle est représentée en français avec [ne VERBE pas], mais aussi dans des langues autres comme l'ewegbe.


Les deux éléments ne et ket ne sont pas systématiquement associés: Ne peut fonctionner avec d'autres mots négatifs tels que: des adverbes négatifs (ken, mui, 'plus'), certains noms nus pouvant eux-mêmes être accompagnés de ebet, l'item de polarité négative Nep X, ou sa version intégrée morphologiquement nep-X, nemet, etc..


  • An hini e-neus c'hoant da vezañ brevet 'n-eus ken dond er-mêz ganin-me!
'Celui qui veut être broyé n'a qu'à venir dehors avec moi!' (Gros 1984:29)


  • N'eus ken arne!
ne y.a plus orage
'Il n'y a plus d'orage!' Kerrien (2000:18)

Description du système de la négation

Distribution

La forme de la négation dans les infinitives est nompas.


(1) abalamour da Yann nompas ankouaad...
à.cause.de de Yann NEG oublier
‘Pour que Yann n'oublie pas.’ Tallerman (1997:219)


La négation est incompatible avec le pronom objet postverbal d'un impératif (Le Gléau 1973:19). C'est alors le proclitique objet qui est utilisé.


(1) hasǝ cǝt.
na ma c'hasit ket
ne 1SG envoyez pas
‘Ne m'emmenez pas.’ Bas-vannetais, Cheveau (2007:207)

Concordance négative

En breton, plusieurs éléments négatifs peuvent cohabiter dans le champ postverbal. En (4), on a une négation préverbale, un adverbe négatif postverbal, un objet nom nu et un focalisateur négatif ('nemet'). L'interprétation ne calcule alors pas les négations séparément, de façon compositionnelle, et une seule négation est interprétée sémantiquement.


(4) Ar bugel-se ne ra ken tra nemet gouelañ.
le enfant-là ne fait plus/pas chose seulement pleurer
'Cet enfant ne fait que pleurer.' dico an Here (1995:§nemet)


Ce phénomène est appelé la concordance négative. Un autre système de concordance est par exemple celui des marques de genre et de nombre dans un DP en français, où on voit une sorte de 'contagion' des marques à l'intérieur du DP:

lesPL petites F.PL tronçonneusesF.PL rouilléesF.PL .


 A noter que si la concordance négative est agrammaticale en français standard, 
 elle apparaît, au moins partiellement, dans différents dialectes du français, 
 dont évidemment le français de Basse-Bretagne.
 (cf. Concordance négative dans les parlers français).


plusieurs marques négatives dans le champ postverbal

Les exemples en (1) illustrent brièvement différents cas de figure. On voit que les marques de négation postverbales peuvent apparaître à plusieurs dans une phrase - la négation calculée sémantiquement est toujours unique.


(1)a. Ne gavan morse den ebet.
ne1 trouve.1sg jamais personne au.monde/aucun
'Je ne trouve jamais personne.'
* 'Ce n'est pas le cas que je ne trouve jamais personne.
> 'Je trouve toujours quelqu'un.' Kervella (1947:§234)


(1)b An drouiz ne anavez mui den.
le druide ne reconnait plus personne
'Le druide ne reconnait plus personne.' standard, Uderzo & Goscinny (1977:13)


(1)c. N'eus (ne)tra (ebet) en armel.
ne y.a NEG.chose (aucun) dans.le armoire
'Il n'y a rien dans l'armoire.' standard, Bihan & Press (2003)


(1)e. N'eus den (ebet) en ti.
ne y.a personne (aucun) dans.le maison
'Il n'y a personne dans la maison.' standard, Bihan & Press (2003)


(1)d. Ne sentont ouzh den (ebet).
ne obéissent P personne (du tout)
'Ils n'obéissent à personne (du tout).' trégorrois, Schafer (1995:153)


(1)e. Ha c’hwi ne voc’h ket touchet, ma ne lârit ket netra da zen ebet.
et vous ne serez pas touché, si ne dites pas NEG.chose à1 personne aucun
'Et vous, vous ne serez pas touché, si vous ne dites rien à personne.'
Kore, transcription de l'enregistrement de Pêr Bras en 1977 par Mona Bouzeg


(1)f. N'ouzon ket, n' on ket evit lar deoc'h netra.
ne sais pas ne suis pas P dire à.2PL rien
'Je ne sais pas, je ne peux rien vous dire.'
Bas-Cornouaillais (Treboull), Hor Yezh (1983:75-76)


'ket' optionnel

Puisque d'une part la concordance négative n'empêche pas deux mots négatifs d'apparaître ensemble, et que cela ne touche pas le calcul sémantique de la négation, et puisque d'autre part la négation postverbale peut être apportée par un autre mot négatif que ket, dès qu'on a dans la phrase un mot négatif postverbal 'ket' paraît optionnel. Kervella (1947:§234) note le caractère optionnel de ket "quand il se trouve un autre mot négatif dans la phrase", comme illustré ci-dessous:


(x) Ne c'hellan nac'h netra deusouzoc'h.
ne peux refuser NEG.chose Pdeus.Pouzh.2PL
'Je ne peux rien vous refuser.' traducteur Cosey, Kavell ar Bodhisattva, Jonathan 4, p.46


En (12) et en (5), ket ne participe pas au calcul sémantique de la négation - sa présence/absence ne change en rien le sens de la phrase.


(12) Ne ket nitra
ne était pas NEG.chose
'Ce n'était rien' vannetais, Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992:162)


(5) N' em bije ket kredet james e oa gwir.
ne R aurai pas cru jamais R COP vrai
'Je n'aurai jamais cru que cela était vrai' Cap Sizun, Chalm (2008)

'ket' avec modificateurs Ket ken, Ket mui

Un cas particulier à noter est celui de l'usage des modificateurs temporels de la négation; ken et mui. Ils sont restreints au champ postverbal mais ne rendent pas ket explétif. Pour Kervella (1947:§234:III), Chalm (2008: 86-88) "on peut se passer de ket si ken suit directement le verbe", mais dès qu'un mot s’interpose entre le verbe et ken, ket est obligatoire :


(1) Ne bellgomzo (ket) ken bremañ.
ne téléphonera pas plus maintenant
'Il/Elle ne téléphonera plus maintenant.' Cap Sizun, Chalm (2008)


(2) Ne bellgomzo ket endro ken .
ne téléphonera pas encore plus
'Il/Elle ne téléphonera plus.' Cap Sizun, Chalm (2008)


'ket' obligatoire ou optionnel avec 'nemeur'?

Ket peut apparaître dans le champ postverbal avec un quantifieur négatif comme nemeur (3). Selon Kervella (1947:§234.II) et Chalm (2008), 'ket' est alors obligatoire. Cependant, il se trouve des occurrences de nemeur sans 'ket' (4). Peut-être y a-t-il de la variation dans l'optionalité de 'ket' avec ce quantifieur négatif.


(3) Ya, vad, Fulup a oa eur gwaz ar sort n'eus ket nemeur!
oui, interjection était un homme le sorte ne y.a pas guère
'Oui, Philippe était un costaud comme il n'y en a pas beaucoup!'
trégorrois, Gros (1984:30)


(4) N'eus Ø nemeur a gezeg er park.
ne est guère de chevaux P.le parc
'Il n'y a presque pas de chevaux dans le parc', 'Il y a à peine quelques chevaux.'
standard, Bihan & Press (2003)

plusieurs marques négatives dans le champ préverbal

Il est plus rare de trouver plusieurs marques de la négation en zone préverbale. C'est le cas avec un mot négatif en focus préverbal. Le morphème ne semble alors optionnel. (Attention, parfois le ne n'est pas prononcé, mais il est présent syntaxiquement. Voir les cas d'absence superficielle de ne).


(1) Nitra ne d'ober.
NEG.chose ne était à faire
'Il n'y avait rien à faire.' Vannetais, Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992:35)


(2) Nitra _ e oé ou kuelet én devalen.
NEG.chose R était 3PL voir.INF P.le colline
'It was nothing to see them going downhill.' Vannetais, Schapansky (1996:183), citant Guilloux (1992:45)


Plus épineuse est la question de l'optionalité de ket lorsqu'un mot négatif apparaît en zone focale.

En (3), nep apparait en zone pré-tensée et ket est absent. En (4), donné par Chalm (2008), seule la négation ne est alors tolérée, ket étant illicite.


(3) É nep tu ne vehé kavet kement a sord guskemanteu èl é Breih.
dans nep côté ne serait trouvé autant de sorte costumes comme en Bretagne
'Nulle part on ne trouverait autant de sortes de costumes qu'en Bretagne.' vannetais, IB. (1910:19)


(4) James n' em bije (*ket) sonjet e oa gwir.
jamais ne R AUX (*pas) pensé R était vrai
'Je n'aurai jamais cru que cela était vrai' Cap Sizun, Chalm (2008)


On pourrait rendre compte de ces faits en disant que lorsqu'un mot négatif est en zone préverbale, alors seule la version explétive ne de la négation est grammaticale. Cela reviendrait à dire que la concordance négative ne s'étend pas à la zone préverbale. Cependant, en (5), le nom nu post-temps hanni réagit comme sous la portée d'une négation.


(5) Nitra n em boé de houlen get hanni.
NEG.chose ne 1.SG avais à demander à personne
'Il n'y a rien que j'ai demandé à personne.'
Guilloux (1992:189), paraphrase traduite de Schapansky (1996)

La négation explétive

La négation explétive existe en breton.

Il existe à travers les langues des contextes où un élément négatif explétif est possible, voire syntaxiquement obligatoire, sans que cela n'affecte l'interprétation. La négation est alors dite 'explétive' puisqu'elle n'a pas d'impact sur l'interface sémantique. C'est notamment le cas en français dans:

- les subordonnées introduites par avant (Elle m’a appelé avant qu’elle ne parte)
- les compléments de verbes comme craindre (Je crains qu’il ne soit en retard)
- certains types de comparatives (Il a mangé plus que je ne le pensais.)


En breton, puisqu'il y a concordance négative, les marques de négation peuvent être sémantiquement vides dès qu'une autre marque de négation est réalisée dans la phrase. Les cas de négation explétive peuvent donc être observés dans les contextes où aucune autre marque de négation n'est réalisée.


(4) Met al labour n'eo eno heñvel ouzh netra.
mais le travail ne est y pareil à NEG.chose
'Mais là, le travail (ne) ressemble à rien.', standard, Ar Barzhig (1976:32)


(1) an dour na vo nemet tommoc'h a ze.
le eau ne.R sera seulement chaude.plus de ça
'L'eau n'en sera que plus chaude' Tréguier, Leclerc (1986:130)


comparatives

Ne est explétif dans certaines structures comparatives comme en (5).


(5) Goest omp d'ober muioc'h a vad eget ne zonjomp.
capable sommes de faire plus de1 bien que ne pensons
'Nous sommes capables de faire plus de bien que nous (ne) le pensons.' Buhez ar Zent, p.236

exclamatives

La négation bipartite bretonne ne... ket est aussi entièrement explétive dans les exclamatives comme en (6).


(6) Pegen glac'haret, evel ouzout, na oa ket mamm hennezh!
combien affligée, comme sais, ne était pas mère celui.ci
'Quelle n'était (pas) l'affliction de sa mère!' trégorrois, Gros (1984:95)


La négation bipartite ne... pas n'est pas non plus calculée en français dans les exclamatives telles que "quelle ne fut pas sa joie!" (Stendahl, La chartreuse de Parme p.302).

pas de 'ket' explétif

Il est rare à travers les langues d'avoir deux éléments de la négation qui aient une version explétive. Hors les cas des exclamatives, où ket apparaît avec ne, il n'y a pas de cas de phrases avec ket' qui n'aient pas de sens négatif. Ket semble pouvoir n'être pas calculé sémantiquement uniquement dans les cas où d'autres marqueurs de la négation portent cette interprétation - ces cas sont donc réductibles à la concordance négative et il ne semble pas qu'il y ait de ket explétif à proprement parler.

Exceptions à la concordance négative

Il existe différents cas d'exceptions à la concordance négative. Ce sont des cas où deux négations vont être calculées.


tests et hypothèses de travail

Lorsqu'on cherche à établir le type exact de concordance négative, en plus des questions soulevées par la négation propositionnelle, il se peut que les réponses varient selon les classes d’éléments impliqués : nom nu ou élément morphologiquement négatif. Les langues ont souvent plusieurs paradigmes différents qui correspondent à différents emplois : d'un côté les items de polarité négative (qui doivent être légitimés par une négation), comme qui que ce soit en français, d'un autre, les quantifieurs négatifs (qui peuvent introduire à eux-seuls un sens négatif dans une phrase), comme par exemple personne ou rien. Pour chaque paradigme/élément qui participe au système de concordance négative, il s’agit donc de déterminer s’il peut/doit apparaître sans négation propositionnelle.

L'un des tests clé qui permettent de déterminer si un item introduit à lui seul un sens négatif est la réponse à une question. Ainsi, en (15), personne peut constituer une réponse négative, alors que qui que ce soit est exclu dans ce même contexte.


(15) Qui est venu?
Personne
*Qui que ce soit

Horizons comparatifs et intérêt théorique

Dans un premier temps, il est important de situer le breton par rapport à la typologie des systèmes négatifs existants. Cette documentation doit se faire sur deux dimensions différentes:

(i) Négation propositionnelle

La négation bipartite correspond à ce qu'on appelle le stade II du cycle de la négation (également connu sous le nom de cycle de Jespersen). Plus précisément, l'évolution des marqueurs négatifs à travers les langues suit généralement les étapes suivantes:

 (I) Marqueur négatif préverbal (soit morphème libre, soit clitique) 
   comme par exemple en italien actuel Gianni non è venuto. ('Jean n'est pas venu')
 
 (II) Marqueur négatif + Verbe + Marqueur négatif emphatique. 
 La négation préverbale est perçue comme insuffisante et 
 un deuxième élément est de plus en plus souvent utilisé. 
 Il s'agit le plus fréquemment d'un morphème libre, de nature adverbiale.   
 
 (III) Verbe + marqueur négatif. 
 Le marqueur négatif postverbal est grammaticalisé, 
   comme en allemand Maria spricht nicht viel.('Maria ne parle pas beaucoup')

Le stade II est peu stable diachroniquement, au sens que c'est celui où il y a le plus de fluctuation. Il est très fréquent que l'un ou l'autre des deux marqueurs soit optionnel avant que l'usage stabilise leur distribution et leur rôle sémantique. Parmi les langues qui semblent être actuellement à ce stade il y a le français, le piemontais, le gallois ou l'afrikaans (de Swart 2006).

Dans un article récent, Breitbarth & Haegeman (2008) discutent l'évolution du système négatif dans plusieurs langues et dialectes germaniques et font l'hypothèse que les deux éléments d'une négation bipartite ne remplissent pas le même rôle. Plus précisément, l'élément préverbal n'est pas une négation, mais un marqueur de polarité (notion qui intègre non seulement la négation, mais également certains types de subordonnées, questions ou phrases impératives). Leur analyse prédit également qu'une langue ne garde l'élément préverbal que s'il acquiert d'autres fonctions dans la langue, le plus souvent un usage emphatique (flamand, portugais,dialectes italiens).

L'étude détaillée de la situation du breton doit permettre de vérifier les généralisations et les hypothèses avancées pour d'autres langues qui ont une négation bipartite.

(ii) Concordance négative

Le système de concordance négative constitue l'autre typologie dans laquelle il faut situer le breton.

Dans certaines langues (les variétés standard des langues germaniques), dites de 'double négation', chaque négation présente dans la syntaxe correspond à une négation sémantique. Ainsi dans une phrase comme Nobody didn't come ('Personne n'est pas venu'), les deux négations (not et nodody) s'annulent et la phrase acquiert une lecture positive du type 'Tout le monde est venu'.

La plupart des langues documentées sont des langues à concordance négative, ce qui veut dire qu'elles permettent la co-occurrence de plusieurs mots négatifs (dont au moins un est un marqueur négatif propositionnel) dans une même phrase pour donner lieu à une lecture avec une seule négation. Il existe différents types attestés, selon le nombre et la position (pré- ou post-verbale) des éléments qui participent au système de concordance négative. De même, il est possible que la situation soit différente selon qu'il s'agit de phrases avec un verbe tensé ou pas.

La concordance négative représente un grand enjeu théorique, notamment par rapport au principe de compositionalité du sens qui pose que le sens d'une phrase se construit sur la base du sens des différents constituants. Comment est-il possible que la co-occurrence de plusieurs éléments qui fonctionnent par ailleurs comme des éléments négatifs résulte dans une interprétation avec une seule négation sémantique? Pour résoudre ce problème d'interprétation, la plupart des analyses supposent que la concordance négative est un phénomène d'accord, avec un seul marqueur sémantiquement négatif (typiquement la négation propositionnelle ou un mot négatif préverbal) et les autres éléments comme des réflexes morpho-syntaxiques de cet accord.

A un niveau empirique, il faut donc déterminer pour chacun des éléments qui participent à la concordance négative s'il a un sens négatif inhérent. La situation peut être différente pour chacun des deux marqueurs de la négation bipartite, ainsi que pour les autres mots traditionnellement décrits comme négatifs (cf. la liste de Kervella).


La situation de la concordance négative en breton est complexe. Toute description précise du système apporterait des données précieuses pour vérifier les généralisations établies pour d'autres langues et évaluer les analyses avancées dans la littérature.

Bibliographie

Description générale

  • Chalm, E. 2008. La Grammaire bretonne pour tous, An Alac'h embannadurioù (p.86-88).
  • Kervella, F. 1995 [1947].Yezhadur bras ar brezhoneg, 1947 edition Skridoù Breizh, La Baule ; 1995 edition Al Liamm.
  • Hemon, R. 2000. Yezhadur Istorel ar Brezhoneg (traduction Hemon 1975 par A. Dipode), Hor Yezh.
  • Press, I. 1986. A Grammar of Modern Breton, Mouton, Berlin (p.110-114).

Ouvrages théoriques

  • Breitbarth, Anne and Liliane Haegeman. 2008. Not continuity, but change: stable stage II in Jespersen’s cycle. Manuscript, University of Cambridge & STL Lille III.
  • De Zwart, Henriette. 2006. Expression and interpretation of negation. Book manuscript (submitted)
  • Haspelmath, Martin. 1997. Indefinite Pronouns. Oxford: Clarendon Press.
  • Schafer, R. 1995, ‘Negation and Verb Second in Breton.’, Natural Language and Linguistic Theory 13, 135-172.
  • Schafer, R. 1992. Negation and Verb Second in Breton. Santa Cruz, UCSC unpublished manuscript.
  • Le Pipec, Erwan. 2009. 'La phrase négative en breton : de la phonologie à la syntaxe', La Bretagne Linguistique 14, CRBC.
  • Schapansky, N. 2000. Negation, Referentiality and Boundedness in Gwenedeg Breton: A Case Study in Markedness and Asymmetry, Lincom Europa, Munich.
  • Schapansky, N. 1996. Negation, Referentiality and Boundedness in Breton, a case study in markedness and asymmetry, ms thesis.
  • Schapansky, N. 1994. 'Affixal negation in Breton', Proceedings of the 1994 Annual Conference of the Canadian Linguistic Association.
  • Schapansky, N. 1992b. ‘The Preverbal Position in Breton and Relational Visibility.’, Working papers in Linguistics 2, Burnaby SFU, 136-170. (MA thesis)
  • Schapansky, N. 1991. 'Negation in Celtic: A Preliminary Study of the Interactions Between Word Order and Scope of Negation', Proceedings of the Centre for System Science and Graduate Student Review, Simon Fraser University, Burnaby.

Description de la variation dialectale

  • Gros, Jules 1970. Le trésor du breton parlé I. Le langage figuré. Saint Brieuc: Les Presses Bretonnes.
  • Gros, Jules 1974 [1984]. Le trésor du breton parlé III. Le style populaire. Barr-Heol, Lannion: Giraudon, édition 1984 Brest: Emgleo Breiz - Brud Nevez.
  • Trépos, P. 2001 [1968, 1980, 1996], Grammaire bretonne, 1968 édition Simon, Rennes.- 1980 édition Ouest France, Rennes; 1996, 2001 édition Brud Nevez, Brest.
  • Wmffre, I. 1998. Central Breton. [= Languages of the World Materials 152] Unterschleißheim: Lincom Europa.
en particulier Wmffre (1998:19,20)
  • Plourin, J.Y. 1982. Description phonologique et morphologique comparée des parlers bretons de Langonnet (Morbihan) et de Saint-Servais (Côtes-du-Nord), thèse de doctorat, Université de Rennes II.

Horizons comparatifs

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  • Brown, Sue. 2003. 'A minimalist approach to negation in Old Church Slavonic: A look at the Codex Marianus', Annual workshop on Formal Approaches to Slavic Linguistics: The Amherst meeting 2002, eds. Wayles Browne, Ji-Yung Kim, Barbara H. Partee and Robert A. Rothstein, 159–78. Ann Arbor, Mich.: Michigan Slavic Publications.
  • Déprez, Viviane. 2000. 'Parallel (a)symmetries and the internal structure of negative expressions', Natural Language and Linguistic Theory 18:253–342.
  • Giannakidou, Anastasia. 2000. 'Negative Concord?', Natural Language and Linguistic Theory 18:457–523.
  • Haegeman, Liliane. 1995. The syntax of negation, Cambridge: Cambridge University Press.
  • Hemon, Roparz. 1975. A historical morphology and syntax of Breton. Dublin: Institute for Advanced Studies (/ moyen breton, surtout p. 281–6).
  • Ingham, Richard et Pierre Larrivee (éds.) 2012. The Evolution of Negation. Beyond the Jespersen Cycle, Mouton de Gruyter.
  • Jespersen, Otto. 1917. 'Negation in English and other languages', Historisk-filologiske Meddelelser 1, Copenhagen: A. F. Høst.
  • Poppe, Erich. 1995. 'Negation in Welsh and ‘Jespersen’s Cycle’, Journal of Celtic Linguistics 4, 99–107. (surtout p.103–5).
  • Richards, Melville. 1948. 'The negativing of the verb noun in Welsh', Études Celtiques 4:369–78.
  • Roberts, Ian, and Roussou, Anna. 2003. Syntactic change: A minimalist approach to grammaticalization, Cambridge: Cambridge University Press.(sur le grec et le français)
  • Rooryck, J. 2008. On the scalar nature of syntactic negation in French. (ms.)
  • Rowlett, Paul. 1998. Sentential negation in French, Cambridge: Cambridge University Press.
  • Van Kemenade, Ans. 2000. 'Jespersen's Cycle revisited: Formal properties of grammaticalization', Diachronic syntax: Models and mechanisms, eds. Susan Pintzuk, George Tsoulas and Anthony Warner, 51–74. Oxford: Oxford University Press.
  • Willis, D. 2006. 'Negation in Middle Welsh', Studia Celtica 40 (2006): 63–88.
  • Willis, D. 2010. 'A Comparative perspective on the negative cycles in Welsh and Breton', presentation at the 6th Celtic Conference, University College of Ducblin sept. 12th.
  • Willis, D. 2010. ‘Motivating the emergence of new markers of sentential negation, The case of Welsh ‘’ddim’’’, ‘’Diachronica’’ 27:1, 110-156.
  • Willis, D. 201X. ‘Reconstructing last week’s weather: Syntactic reconstruction and Brythonic free relatives’, ms.
  • Willis, D. 201X. ‘Brythonic Celtic’, ms.
  • Willis, D. 201X. ‘Negative polarity and the Quantifier Cycle: Comparative diachronic perspectives from European languages’, ms.
  • Zeijlstra, Hedde. 2005. 'What the Dutch Jespersen Cycle may reveal about negative concord', In Proceedings of the 38th meeting of the Chicago Linguistics Society, ed. Mary Andronis, Erin Debenport, Anna Pycha and Keiko Yoshimura, ii. 143–58. Chicago: Chicago Linguistics Society.

Spécialistes référents pour cette fiche de collectage

  • Anamaria Falaus, University of the Basque country