Jouitteau (2015b)

De Arbres
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  • Jouitteau, M. 2015. 'Free choice and reduplication, a study of Breton dependent indefinites', Tomasz Czerniak, Maciej Czerniakowski and Krzysztof Jaskuła (éds.), Representations and Interpretations in Celtic Studies, Lublin, 201-230, pdf.


abstract

 Indefinites are felicitous with a reading where, internally to a contextually relevant set, the particular choice of referent is irrelevant. When a magician says Pick a card, context favors an interpretation where any card from the set would be a felicitous choice, as long as it is a card from the proposed set, as illustrated for modern Breton (Continental Celtic) in (1)a. Some indefinite constructions have this free-choice reading as the only felicitous one. This paper closely investigates such a free choice indefinite (FCI) that presents a typologically unusual morphology as illustrated in (1)b. 
 This free-choice indefinite is realized by reduplication of the head noun around what seems like a spatial proximate deictic morpheme (-mañ-). The relevant contrast with the regular indefinite ur gartenn in (1)a is loss of optionality for the free-choice reading. The sentence in (1)a is felicitous if the magician proposes only one card,  whereas (1)b is not.
 
 (1)	DURING A SHOW, THE MAGICIAN SAYS:
    a. Trapit ur gartenn		   
       Pick    a   card       			                   
       ‘Pick a card.’				
     b. Trapit kartenn-mañ-kartenn. 
        pick    card-here-card 
       ‘Pick a card, any card.’		Breton
 
 In this paper, I will first investigate the DP-internal syntax and morphology of the reduplication construction in (1)b. I will propose that it results from the creation of a complex head noun by reduplication in a morphological step operated between syntax and phonological form. Next, I investigate the distribution of the Breton reduplicated FCI. I show that when preceded by a specificity marker, this construction behaves like a regular indefinite. When not preceded by this specificity marker, the noun exhibits the typical distributional restrictions of dependent indefinites. I will show that the bare use has existential quantificational force, but can acquire universal force when bound by a universal quantifier.


résumé

 Les indéfinis sont compatibles avec une lecture où, à l’intérieur d’un ensemble contextuellement pertinent, le choix particulier du référent n’importe pas. Quand un magicien dit Prends une carte, le contexte favorise une interprétation où n’importe quelle carte est un choix éligible, tant qu’il appartient à l’ensemble proposé (1a). Certains indéfinis, comme en français n’importe quelle carte, sont restreints précisément à cette lecture. Cet article est une enquête approfondie d’un tel indéfini de choix libre en breton qui présente une morphologie typoligiquement inhabituelle comme en (1b)., où l’indéfini de choix libre est réalisé par réduplication de la tête nominale autour de ce qui semble être un morphème déictique spatial de proximité (-mañ-). Le contraste pertinent avec l’indéfini régulier ur gartenn en (1)a est la perte d’optionalité pour la lecture de choix libre. La phrase en (1a) est appropriée si la magicien ne tend qu’une seule carte alors que ce contexte est incompatible avec (1b).
 
 (1)	Pendant un spectacle, le magicien dit:
 	a. Trapit ur gartenn		b. Trapit kartenn-mañ-kartenn.    
 	    Prends une carte		     prends carte-là-carte
 	‘Prends une carte.’		‘Prends une carte, n’importe quelle carte.’	Breton
 
 J’enquête d’abord sur le structure syntaxique et morphologique interne au groupe nominal montrant la réduplication en (1)b. Je propose qu’elle résulte de la création d’une tête nominale complexe par réduplication dans une étape morphologique post-syntaxique avant l’envoi dans le module phonologique proprement dit.  Puis j’enquête sur la distribution externe de ce groupe nominal. Je montre que cette construction se comporte régulièrement lorsqu’elle est précédée d’un marqueur de spécificité, mais que lorsqu’elle n’est pas prépédée par ce marqueur, l’ensemble montre la restriction de distributivité typique des indéfinis dépendants à travers les langues. Je montre que les usages nus ont une force quantificationnelle existentielle, mais peut acquérir la force d’un quantifieur universel qui la lie.