Grammaire universelle

De Arbres
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L'hypothèse d'une grammaire universelle, portée par le programme chomskyen, est l'hypothèse d'une faculté grammaticale innée chez les humains. C'est cette faculté de grammaire innée qui fait que n'importe quel bébé humain, s'il ne lui arrive rien de fâcheux stoppant son développement, acquiert naturellement la ou les langues avec lesquelles il est en contact. Il s'agit fondamentalement d'étudier la faculté de langage comme le résultat du fonctionnement d'un organe du corps humain (Anderson & Lightfoot 2002), et de chercher à étudier cet organe à travers les invariants de ses productions.


La Grammaire Universelle (GU ou, à partir de l'anglais, UG) est l'ensemble des règles et propriétés proposées comme communes à toutes les langues naturelles humaines.

La grammaire universelle comprend les Principes communs à toutes les langues naturelles. La grammaire universelle contient aussi tous les Paramètres qui font que les langues naturelles diffèrent entre elles.


Dans l'hypothèse d'un stade critique pour l'acquisition du langage, l'accès à la grammaire universelle est compromis après un certain âge critique.


A ne pas confondre

Étudier la grammaire universelle ne consiste pas du tout à inventer des règles ou propriétés grammaticales afin de créer une langue qui serait ensuite propagée par des moyens politiques. Il s'agit au contraire d'un travail scientifique dont le moyen se doit de respecter les faits des langues naturelles, et dont le but est de repérer, voire comprendre et expliquer, les invariants dans ces langues.


Bibliographie

  • Anderson, S. & D. Lightfoot. 2002. The Language Organ. Linguistics as Cognitive Physiology, Cambridge : Cambridge University Press.
  • Chomsky, N. 1995. The Minimalist programm, MIT Press, Cambridge, MA.


vulgarisation

  • Waegemans, Kloé. 2017. 'Y a-t-il des points communs entre toutes les langues du monde ?', Université Ouverte des Humanités, cité langage, introduction aux sciences du langage, vidéo interview de Nicolas Quint, directeur de recherche en Linguistique africaine - CNRS et Gerhard Schaden, maître de conférences en Linguistique - Université SHS – Lille 3.