Discussion:Les mutations consonantiques

De Arbres
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--Jadé Loïc 10 mai 2013 à 22:10 (CEST) Le cas particulier de "tra" nom commun masculin mutant comme un féminin pourrait être mentionné : un dra gaer ha daou dra divalav

Mutation de l'adjectif après plac'h

--Jampi (discussion) 13 juillet 2016 à 05:26 (CEST)

Sous le titre « Idiosyncrasie », il est dit « Le mot plac'h, 'femme', est grammaticalement féminin. Cependant, ce mot ne présente jamais de lénition après l'article, et les adjectifs ne mutent pas après lui ».

Les trois exemples donnés sont :
eur plac'h kozh, ar plac'h kollet et ar plac'h koant.
Remplaçons plac'h par merc'h :
eur verc'h kozh, ar verc'h kollet et ar verc'h koant. (1 a. K ne mute pas après C'H)

La non mutation de K après le nom plac'h n'est pas un exemple d'une absence exceptionnelle de mutation de l'adjectif qui le suit.

eur verc'h vat, eur verc'h vrav. (1 a. B mute après C'H)
eur plac'h vat, eur plac'h vrav. (R. Hemon, Grammaire bretonne § 14; F. Kervella Yezhadur bras ar brezhoneg § 137)
Si l'on croit R. Hemon et F. Kervella, Arbres se trompe :
*eur plac'h mat, *eur plac'h brav.
Mais A. ar Merser signale qu'en Trégor on dit aussi bien eur plac'h vihan que eur plac'h bihan. (Précis de grammaire bretonne, p. 146)

Le mot tadoù, 'pères', est grammaticalement masculin pluriel et sémantiquement désigne des hommes. Cependant, ce mot ne présente jamais de lénition après l'article, et les adjectifs ne mutent pas après lui.

Tadoù kozh. An tadoù kollet. An tadoù koant.

Dans sa Grammaire bretonne, P. Trépos ne dit rien sur l'adjectif après plac'h ni après tadoù, testoù...
Pourquoi signalerait-il que la mutation de l'adjectif après le nom féminin singulier plac'h ne fait pas exception à la règle concernant la mutation de l'adjectif suivant un nom féminin singulier finissant par autre chose que L M N R ou une voyelle ?
Pourquoi signalerait-il que le nom tadoù, qui ne mute pas après l'article et ne provoque pas la mutation de l'adjectif qui le suit, n'est pas une exception à la règle selon laquelle un nom qui mute après l'article provoque la mutation de l'adjectif qui le suit ?

L'exception concerne seulement l'initiale de plac'h.

--MJ. (discussion) 14 juillet 2016 à 17:38 (CEST): Oui. Il faut prendre en compte les finales de nom qui annihilent la mutation, ainsi que la variation dialectale sur les mutations des adjectifs. J'ai soulagé l'argumentaire sur cette page de la référence à la variation sur les mutations des adjectifs. Ces faits sont documentés dans l'article de ARBRES sur les adjectifs (ici).


Trois mots seulement ont une initiale irrégulière : plac'h, greg (pot-kafe) et gar (hent-houarn). Gar (azel) a une initiale régulière. (Kervella § 153, Trépos § 83)

--MJ. (discussion) 14 juillet 2016 à 17:38 (CEST): Merci. j'ai rajouté ces exemples avec référence à Kervella et Trépos. Dans la Grammaire bretonne de Trépos, le paragraphe concerné est §82.


--Jampi (discussion) 13 juillet 2016 à 14:02 (CEST)

« Le mot plac'h maintient aussi l'initiale suivante intacte, ce qui confirme la corrélation entre les règles de l'article et celles de l'adjectif. »
E. Ernault, Petite grammaire bretonne, § 8.