Avat

De Arbres
Aller à : Navigation, rechercher

L'adverbe avat marque une opposition logique entre deux propositions, ou la présence d'un ensemble contrastif à un ensemble de référence. C'est aussi une particule de discours.


Morphologie

variation dialectale

Martin (1929:175) donne correspondante à la forme léonarde avat la forme de haute-cornouaille intérieure fat (Scaër, Guiscriff, Gourin), ainsi que hat qui est aussi répandu dans le vannetais.


(3) Hennañ zo ur paotr digourdi hat!.
celui.ci est un gars débrouillard excl.
'Celui-ci est un dégourdi, 'at!' Le Scorff, Ar Borgn (2011:34)


adverbe

(1) Bet e oa ar vleunienn-se kaer gwechall; bremañ, avat, edo bras-disec'het...
été R était le fleur-ci beau autrefois maintenant cependant était grand-des.séché
'Cette fleur avait été belle autrefois; elle était cependant maintenant complètement desséchée.'
Standard, Kervella (1933:58)


Parfois, les deux propositions censées s'opposer sont réduites à un ensemble contrastif qu'on accommode dans le contexte. La phrase en (2) est heureuse s'il existe en contexte un ensemble contrastif pour Job.


(2) Job, 'vad a oa eun den dibalamour a-walh.
Job, cependant R était un homme indolent assez
'Quant à Joseph, c'était un homme indolent, inactif et sans initiative.' Trégorrois, Gros (1984:483)


particule de discours

(3) Homañ 'zegouezh deoc'h 'at!.
celle.ci arrive/tombe à.vous excl.
'Celle-ci (robe etc.) vous va, sûr!' Haut-cornouaillais (Riec), Bouzeg (1986:II)


(4) Ar haz-mañ 'vad a vez greet picherou dezañ!
le chat-ci excl R est fait caresses à.lui
'Eh bien! On en fait des caresses à ce chat-ci!' Trégorrois, Gros (1984:482)