-on (N.)

De Arbres
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Le suffixe nominal -on n'est plus productif en standard dans la langue moderne. Il reste visible sur certains noms.


(1) Pësort duoñn ê hèn-më-hèn!
quelle suie.N est lui-là-lui
'Quelle suie il est! (pour quelqu'un de sale)' Goëlo, Koadig (2010:104)


Kervella (1947:§832) donne Brezhon(ed). Il propose d'ajouter takon, kontron, hinon, kudon, gouron, et debron.

Favereau (1997:§79) donne poulkon 'poussière' et kreizon 'for intérieur'.

Goyat (2012:326) donne, pour Plozevet, /lus'tõ/, loust '(familier) enfant sale' et /'dɛ:brõn/ ['dɛ:bəŋ], debron 'démangeaison'.


Morphologie

allomorphes

Goyat (2012:326) distingue les suffixes -on et -ton sur la base de loustoñ. La forme loustoni suggère cependant que la consonne finale vient de la base.


-on vs. -en(n)

Favereau (1997:§79,160) signale un ancien allomorphe en -en qui a donné en breton moderne les noms en -enn qui sont masculins (pallen(n) 'tapis, couverture', planken(n) 'planche' et teven(n) 'dune'). Cependant, les mots en -on ne sont pas tous masculins.


genre

Seite & Stéphan (1957:76) donnent debron, drebon 'démangaison' comme féminin.


Horizons comparatifs

En gallo comme en français, il existe plusieurs suffixes nominaux en -on. Si l'on écarte les suffixes -on, -onne de noms d'habitant(e)s, il reste un reliquat d'exemples non-réduisibles au diminutif -on (aluchon 'bébé, poupon, dent d'engrenage' Auffray 2007:intro).


A ne pas confondre

Dans la carte 420 de l'ALBB, un autre suffixe -on apparaît comme pluriel de laer, 'voleur'.

Ni le suffixe singulier -on ni le suffixe pluriel -on ne participent dans la finale -onenn, résultat d'un emprunt en finale en -on (kotilhonenn, 'jupon', Gros 1989:'gwé').