-o

De Arbres
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La finale verbale de l'infinitf en -o est une forme localement spécialisée de suffixe verbal de l'infinitif.


Morphologie

répartition dialectale

Trépos (1963:506-7) considère que cette finale est trouvée autour de Carhaix et au sud. On la trouve de manière productive en cornouaillais de l'est.


(1) [ wahô (o) tròho mèls̈ən wit i lônəT. ]
Oa-eñ o troc'hañ melchon evit e loened.
était-lui à4 couper trèfle pour son1 bêtes
'Il était en train de couper du trèfle pour ses bêtes.'
Cornouaillais de l'Est (Lanvenegen), Evenou (1987:576)


(2) C'hwi laro doñ e pasein da beo diwetoc'h.
vous dira à.lui R passerai pour1 payer tard.plus
'Tu lui diras que je passerai payer plus tard.' Scaër/Bannalec, H. Gaudart (04/2016b)


simple allomorphe du suffixe de l'infinitif

 Trépos (1963:506-7):
 " J'ai déjà signalé (Annales de Bretagne LXVI, p. 388) qu'il n'y a pas lieu de parler d'infinitifs en -o : les enquêtes faites sur des mots autres que des infinitifs montrent que ce suffixe -o, noté autour et au sud de Carhaix, n'est qu'une forme dialectale du suffixe moyen breton -aff, comme le suffixe superlatif -o, -on, noté dans la même région, est une forme dialectale du suffixe moyen breton -haff ; il en est de même pour le pronom 3SGM de la préposition conjugée (geton, m. br. gantaff). On peut dire qu'au moyen breton beuaff 'vivre', guerzaff 'vendre', diuezaff 'dernier', quentaff 'premier', gantaff 'avec lui'..., correspondent les formes trégorroises bevañ, gwerzañ, diwehañ, kentañ, gantañ, les formes léonaises et cornouaillaises, beva, gwerza, diveza, kenta, ganta, gãta, et les formes carhaisiennes bevo, gùerzo, diveho-diveo-dihweon, keton, geton (ALBB, cartes 32, 295, 140 114, 210) ; il est probable que l'anthroponyme Héno, Hénon, est une forme, créée dans la région sud de Carhaix de Hénaff 'Laîné'."

A ne pas confondre

Hemon (1976:92) relève en vieux breton un suffixe hypocoristique -o qui a survécu dans les prénoms et quelques surnoms en breton moderne.

De façon indépendante, et dans tous les dialectes, le verbe a une désinence en -o après la particule optative anciennement do que l'on trouve encore en breton moderne dans quelques expressions gelées (Doue d'ho pennigo, Loth 1888c).


Bibliographie