-er, -our : Différence entre versions

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Cette différence sémantique potentielle entre ''-er'' et ''-our'' croise une différence dialectale.
 
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   ''eur Gwenedour'', 'un Vannetais' / ''Gwenederion'', 'des Vannetais'
 
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   ''gwentour'', 'vanneur' / ''gwenterion'', 'des vanneurs'
 
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== A ne pas confondre ==
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Selon [[Kervella (1947)|Kervella (1947]]:§833), certaines finales en ''-er'' viennent d'un [[emprunt]] de nom français en ''-eur''. Il cite ''malazer'', ''trezher'' et ''keflusker''. Cependant, le suffixe ''-eur'' du français peut aussi former les noms d'agent et les noms de machines effectuant une fonction, et il est donc probable que l'un renforce l'autre. 
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[[Kervella (1947)|Kervella (1947]]:§833) cite ''baper'', 'papier' comme un mot qui n'a pas de suffixe en ''-er'', car féminin. Ce mot est cependant noté comme masculin dans [[Favreau (1993)]].
  
  

Version du 23 février 2014 à 12:40

Le suffixe nominalisant -er ou -our est un suffixe qui obtient un agent, surtout pour la formation des noms de métier ou de fonction.


(1) ar blenier, lorc'hus ha reut a-walc'h an tamm anezhañ.
le conducteur orgueill.eux et raide assez le morceau P.lui
'le conducteur, fier et raide'., Trégorrois (Kaouenneg)/Standard, ar Barzhig (1976:57)


Trépos (2001:76) donne eoster, 'moissonneur'; kemener, 'tailleur'; miliner, meunier', et pour le vannetais (p.78) barnour, 'juge', marhadour, 'marchand'.


Morphologie

genre

Les suffixes en -er, -our sont masculins. Une suffixation additionnelle en -ez obtient un nom féminin (Kervella 1947:§833).

nombre

Les suffixes en -er, our imposent un pluriel en -ien ou -ion au masculin, et en -ezed au féminin (Kervella 1947:§833).


(2) Kalz euz pesketerien Treboul a zo o zud-koz ginidig diwar ar mêz.
beaucoup de pêcheurs Treboul R est leur grand-parents natif de le campagne
'Beaucoup de pêcheurs de Tréboul ont leurs grand-parents qui viennent de la campagne.'
Léon (Cléder), Seite (1998:57)


allomorphe en -aer?

Le suffixe -er semble pouvoir se trouver sous la forme -aer.

Kervella (1947:§833) donne glaouaer, pilhaou(a)er, pesketaer, merc'hetaer, qui sont réductibles à une suffixation sur une base verbale suffixée en -a, -aoua, -eta.

Kervella (1947:§833) donne aussi skolaer, 'enseignant' et gwenaer, 'veneur'.

Sémantique

La sémantique du suffixe excède les noms de métier.


(3) Damverzout a ra bremañ ar c’housker furmoù all, maouezed peuzziwiskoc’h an eil re eget ar re all.
semi.remarquer R fait maintenant le dormeur formes autre femmes presque.déshabillé.plus le second que le ceux autre
'Le rêveur commence à remarquer d'autre formes, des femmes presque plus dénudées les unes que les autres.'
Standard, Drezen (1990:12)


Selon Kervella (1947:§833), la langue moderne différencie les suffixes -er et -our en assignant au second un degré de reconnaissance sociale plus haut. Il compare kaner, 'personne qui chante' à kanour, 'artiste chanteur', et liorzher, 'personne qui travaille dans les jardins' et liorzhour, 'paysagiste'.

Cette différence sémantique potentielle entre -er et -our croise une différence dialectale.


variation dialectale

 Merser (2009):
 Le Vannetais préfère les mots en -our, mais le pluriel reste en -erion.
 eur Gwenedour, 'un Vannetais' / Gwenederion, 'des Vannetais'
 gwentour, 'vanneur' / gwenterion, 'des vanneurs'


A ne pas confondre

Selon Kervella (1947:§833), certaines finales en -er viennent d'un emprunt de nom français en -eur. Il cite malazer, trezher et keflusker. Cependant, le suffixe -eur du français peut aussi former les noms d'agent et les noms de machines effectuant une fonction, et il est donc probable que l'un renforce l'autre.


Kervella (1947:§833) cite baper, 'papier' comme un mot qui n'a pas de suffixe en -er, car féminin. Ce mot est cependant noté comme masculin dans Favreau (1993).