-enn

De Arbres
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Le suffixe –enn [εn], est un morphème attaché à un radical nominal ou adjectival. Suffixé à un nom collectif ou à un nom massique, il obtient une entité singulière, d'où le terme de singulatif.


(1) Kouezhet ez eus ur fubuenn e-barzh er werenn.
tombé R est un [ [ moucheron]collectif -enn ]unité dans dans.le1 verre
'Un moucheron est tombé dans le verre.' Chalm (2008:C7144)


Le suffixe -enn n'est cependant pas toujours un singulatif, mais il obtient toujours un nom singulier (qui peut ensuite être pluralisé).


Gros (1984:362) donne kafeenn, 'un grain de café', hadenn, 'graine', perenn, 'poire', gwezenn, 'arbre', kaolenn, 'chou', kraoñenn, 'noix', kelienenn, 'mouche'.

Trépos (2001:76) donne pellenn, 'pelote'; mezenn, 'un gland' et neudenn, 'un fil'.


Sélection de la base et effet sémantique

Les radicaux auxquels le singulatif s’affixe peuvent aussi être eux-mêmes des dérivés (adjectifs dénominaux et noms déverbaux).

singulatif sur base nominale

sur nom collectif

Le singulatif, avec un nom collectif, peut obtenir une lecture d'individuation, c'est-à-dire une unité extraite d'un ensemble. Dans ce cas, la dénotation de l'élément obtenu est une sous-partie de la dénotation de sa racine.

Le singulatif -enn est répandu dans tous les dialectes du breton (cf. carte 47 de l'ALBB pour buzhugenn, 'ver de terre' et carte 291 pour gwenanenn, 'abeille'; carte 455 pour merienenn, 'fourmi'...).


Lecture du singulatif des noms collectifs

sens collectif racine + SG sens obtenu
(1) a. 'souris' logod logod-enn 'une souris'
b. 'herbe' geot geot-enn 'un brin d'herbe'


Les noms de collectifs humains rentrent dans cette classe. Un nom de famille suffixé par -enn obtient un individu femme de cet ensemble humain (voir Le Bayon (1878:12).

sur nom massique

Sur nom massique, le suffixe peut opérer une individuation:

  • /bwed/, boued, 'nourriture' > /'bwe:dɛn/, bouedenn, 'partie comestible (par ex. d'un coquillage)',
  • /'du:ar/, douar, 'terre', > /du'a:rɛn/, douarenn, 'terrier, terrain'
  • /'ɡu:lu/, goulou, '(de la) lumière' > /ɡu'lu:ɛn/, goulouenn, '(une) lumière', Plozevet, Goyat (2012:318)


L'individuation n'est pas la seule opération sémantique que le suffixe -enn peut opérer sur un nom massique. La lecture obtenue peut être, de façon plus lâche, une 'entité partageant les propriétés prototypiques de N'.


Lecture du singulatif des noms massiques

sens massique racine + SG sens obtenu [racine + SG] + PL sens obtenu
(1) b. 'cuivre' kouevr kouevr-enn 'un morceau de cuivre'
b. 'eau' dour dour-enn 'un liquide, une sécrétion' dourenn-où 'liquides, sécrétions'
c. 'cuir' ler ler-enn 'une courroie' lerrenn-où 'des courroies'


Un liquide n'est pas une sous-partie de l'eau, mais en partage les propriété prototypiques. Un 'morceau de cuivre (identifié)' n'est pas équivalent à 'du cuivre', mais en partage les propriété prototypiques.


(1) dourek 'qui contient de l'eau' dourennek 'qui contient un liquide déterminé (fruit aqueux)'
eau.Adj. eau.sfx.Adj.
dourus '(terrain, fruit) qui peut produire' dourennus '(temps, etc.) qui peut faire produire de l'eau ou un liquide déterminé'
eau.Adj. eau.sfx.Adj.
Vallée (1980:XXIII)


Cette propriété s'applique aux noms de pays ou de lieux. Une suffixation en -enn obtient un individu femme en provenance de ce lieu (un Alréen, 'une fille ou une femme d'Auray', Le Bayon (1878:12).

sur nom comptable

La même lecture est convoquée avec les noms comptables.


  • al lagadenn, /le oeil.sfx/, 'l'anneau', Trégorrois, Gros (1970b:§'eskob')


Lecture du singulatif sur base de noms comptables

sens racine nom sens obtenu
(7) a. 'barre/levier' sparl sparl-enn 'unité ayant les propriétés prototypiques d’une barre, levier: barette (ou, par extension, femme portant barette)'
b. 'couverture' golo golo-enn 'unité ayant les propriétés prototypiques d’une couverture'
c. 'cœur' kalon kalon-enn 'unité ayant la propriété prototypiques d’un cœur'
d. 'œil' lagad lagad-enn 'unité ayant les propriétés prototypiques d’un œil: œilleton'

nom d'agent (féminin)

Sur les noms de lieux ou sur un pluralia tantum, on peut obtenir un agent (féminin) caractérisé par l'entité dénotée par la racine.

  • /ar 'ha:p/ ar Hap, 'le Cap Sizun' > /'kapɛn/ Kapenn, 'femme du Cap Sizun', Plozevet, Goyat (2012:318)


Dans l'exemple chistrouenn, la suffixation obtient précisément une entité qui produit l'entité dénotée par sa racine.

  • /'ʃistru/ chistrou, 'manières' > /ʃis'tru:ɛn/ chistrouenn, 'femme maniérée', Plozevet, Goyat (2012:318)


singulatif sur base verbale

La lecture obtenue par une suffixation sur base verbale peut être 'objet servant à V'.

  • /ʃyk/ chuk, 'action de sucer' > /'ʃykɛn/ chukenn, 'tétine', Plozevet, Goyat (2012:318)

... ou 'instance d'une action de V'

  • /'pe:di/ pedi, 'prier' > /'pe:dɛn/ pedenn, 'prière', Plozevet, Goyat (2012:318)
  • /'pra:da/ prada, 'battre (le linge)' > /pra'da:ɛn/ pradaenn, 'fessée', Plozevet, Goyat (2012:318)


nominalisé en -adenn

Lorsque le suffixe -enn apparaît sur une racine verbale nominalisée en -ad, l’opération d’individuation modifie l’aspect du verbe nominalisé et obtient ‘action de V opérée une fois’.


Lectures du singulatif des noms déverbaux

sens infinitif racine racine + -ad [racine + -ad]+ SG sens obtenu
(5) a. 'appeler' gervel galv- *galv-ad galvad-enn 'un appel, une interpellation de la voix'
b. 'tirer à soi' frapañ frap- *frapad frapad-enn 'saccade'
c. 'marcher' bale bale *bale-ad bale-ad-enn 'promenade'
d. 'balayer' skubañ skub- *skub-ad skubad-enn 'coup de balai'


Un pluriel morphologique peut ensuite être rajouté au complexe.


(3) Lavaret a vefe lipadennou leue!
dit R serait lèchements veau
'On dirait des lèchements de veau!'
(des coulées, des traînées de peinture inégales) Gros (1970b:§'lipadenn')


singulatif sur base adjectivale

Lorsque le singulatif nominalise un adjectif, l’opération obtient sémantiquement ‘une unité ayant la propriété d’être Adj’. Ce composé est productif.


Lectures du singulatif sur base adjectivale

sens adjectif racine + -enn sens obtenu
(6) a. 'vert naturel ou bleu' glaz glaz-enn 'unité ayant la propriété d’être vert naturel ou bleu : un champ vert'
b. 'stérile' gaonac’h gaonac’h-enn 'unité ayant la propriété d’être stérile: une vache stérile'
c. 'joli' koant koant-enn 'unité ayant la propriété d’être beau/belle, une jolie fille'


Si l'adjectif est en fait nominalisé lors d'une étape de cette dérivation, c'est probablement en nom massique qu'il est transformé.


base plurielle

Le morphème singulatif peut se trouver après un pluriel productif, comme le pluriel interne.

Lectures du singulatif sur pluriel interne

sens racine pluriel interne pluriel interne + SG sens obtenu
(8) a. ‘étourneau’ tred tridi tridi-enn 'étourneau'
b. ‘corbeau’ bran brini brini-enn ‘corbeau’
c. ‘maquereau’ brell brilli brilli-enn 'maquereau'


Trépos (2001:93) signale aussi un cas de composition sur la morphologie du pluriel en -où d'un nom comptable: loer-ou-enn, /chaussette-PL-SG/, 'un bas'.


Productivité

Gros (1984:360) considère ce suffixe très productif.


en fonction de singulatif

Le singulatif n'est pas ou plus productif en breton dans tous les contextes syntaxiques.

Des stratégies concurrentes ont par exemple remplacé le singulatif pour des items lexicaux qui ne prennent pas de singulatif en -enn.

L'individuation du collectif dilhad, 'habits', est obtenue par la composition avec un le nom signifiant 'morceau'. L'individuation du duel daoulin, 'genoux', est obtenue par la composition avec le nom signifiant 'tête' (comme en français quand l'unité est la 'tête de pipe').

dilhad > ur pezh dilhad ('une pièce d'habit')
daoulin > penn glin, penn daoulin (litt. 'une tête de genou(x)')


Sur la carte 111 de l'ALBB, on voit que dans l'aire centrale, deñved, 'moutons', n'est pas interprété comme un pluriel interne, mais comme un nom collectif. Son singulier est penndeñved ('tête de...').

(1) penndeñved, deñved

'un mouton, des moutons', aire centrale sur la carte 111 de l'ALBB


suffixe de bretonnisation

Le suffixe -enn reste très productif pour la bretonnisation d'emprunts.

 Vallée (1980:XVI):
 "Dans les technologies scientifiques, -enn a été employé:
 
 -1° pour bretoniser les noms féminins étrangers de personnes: 
 Valkyrienn, 'Walkyrie'; Oreadenn, 'Oréade'; mousmeen, 'mousmée'; 
 dans ce cas -enn disparaît au pluriel et celui-ci est en -ezed:
 Valkyriezed, Oreadezed, mousmeezed
 comme dans le mot populaire femelenn, pl. femelezed.
 
 -2° pour bretoniser des noms d'animaux exotiques
 antilopenn, 'antilope'; jirafenn, 'girafe'; dans ce cas le suffixe -enn 
 disparaît encore au pluriel, mais celui-ci est en -ed: antiloped, 
 jirafed, comme dans le mot populaire karpenn, pl. karped.


Cette stratégie de bretonnisation est même plus large, comme on le voit dans le peu exotique erignenn, arignenn (traduction pour 'araignée' dans certains points vannetais de la carte 382 de l'ALBB), ou avec l'objet señturenn.


(1) En deus tapet gloc'horennoù a-geñver d'e señturenn.
R.3SG a attrapé ampoules de1-côté de son ceinture.SG
'Il a attrapé des ampoules du côté de la ceinture.'
Poullaouen, XIX°, manuscrit P. Roux:121, cité dans Menard (1995:§'gloc'hor')


étymologie

Il existe quelques mots formés comme des dérivations en -enn dont la racine n'est plus usité dans la langue (tachenn, higenn).


Morphologie

allomorphe ?

Le suffixe -enn a un allomorphe rare en -ien. En (1), la finale ne correspond ni au pluriel -ien de kelennerien, 'enseignants', ni au suffixe des noms collectifs -ien comme dans glasien, 'verdure', ni au suffixe -ienn qui forme des noms abstraits sur des bases adjectivales (yenijenn).


(1) gwaz n.f., 'rivière'

> gwazienn n.f., 'veine, banc de poisson', pluriel gwazïed et gwazïou
Trégorrois, Gros (1989:'gwaz')

composition

Le composé singulatif, quel que soit son radical, est ensuite disponible pour d’autres opérations morphologiques régulières (affixation du diminutif -ig, du collectivisant -eg, etc. cf. Kervella 1947:§846). Parmi ces opérations, l’affixation d’une morphologie plurielle est possible, quoique peu productive.

On retrouve le suffixe -enn en composition avec -ach, -aj dans les finales en -achenn, et en composition avec -ad dans les finales en -adenn.

genre

Les noms qui portent le suffixe -enn sont féminins.


Merser (2011:14) note que pallenn, 'tapis, couverture' et plankenn, 'planche' sont masculins. Ces mots ne contiennent donc pas le suffixe -enn dans la grammaire de Merser. Le genre de plankenn peut être sujet à variation dialectale. Herrieu (1994:92) le traite comme un nom féminin. On le relève à Plougerneau au masculin.


(1) peder flankenn diblaen.
quatre2 planche non1.plat
'quatre planches grossières.' Vannetais, Herrieu (1994:92)


(2) Ha neuze e poa ur planken da bignat warno pa vezent uhel.
et alors R avais un planche pour monter sur.eux quand étaient haut
'Et alors tu avais une planche pour leur monter dessus quand elles étaient hautes.'
Léon (Plougerneau), Elégoët (1982:42)

nombre

Kervella (1947:§337) nomme ces composés le « pluriel défini » (liester strizh).

La morphologie du pluriel traite le composé singulatif comme un nom singulier régulier.


sens collectif massique racine + -enn + -où sens obtenu
(9) a. 'nuage' koumoul koumoul-enn-où 'nuages'
b. ‘herbe’ geot geot-enn-où 'brins d'herbes'
c. 'souris' logod logod-enn-où 'souris'
d. 'roseau' korz korz-enn-où 'tiges, tubes'

composés complexes

Les composés obtenus peuvent être extrêmement complexes, avec des doubles pluriels.

Composés complexes

sens collectif massique racine + PL [racine + PL] +SG [[racine + PL] +SG] +PL sens obtenu
(10) a. '(du) poisson, crustacés' pesk pesk-ed pesk-ed-enn pesk-ed-enn-où 'des poissons, des coquillages'
b. 'étoile' ster ster-ed ster-ed-enn ster-ed-enn-où 'gerbe d’étoiles'

En (10)a, on a sémantiquement une base massique multipliée (lecture plusieurs sortes ?), puis individuée (un individu parmi les plusieurs sortes de poisson), puis multipliée (plusieurs individus parmi les plusieurs sortes dont les propriétés sont celles des poissons).

Le passage de ‘poisson’ au sens strict à ‘poisson ou fruits de mer en général’ semble de plus induire une étape supplémentaire dans le complexe morphologique : une transformation de ‘pesked’ en adjectif, qui est ensuite nominalisé par affixation du singulatif.

Syntaxiquement, on a une base au masculin singulier, pluralisée, puis marquée féminin singulier par le singulatif, puis re-pluralisée par le morphème pluriel en –où.

La situation est la même avec le nom collectif en (10)b, à part que le radical est syntaxiquement pluriel, ce qui donne in fine trois marques du pluriel dans le même composé.

Syntaxe du nom singulatif

Après un cardinal, en breton, un nom doit normalement apparaître au singulier.

La carte 385 de l’ALBB (Le Roux 1924-1953) montre une apparition du singulatif -enn restreinte au sud de la Cornouaille dans ce contexte syntaxique.

De manière générale, la variation dialectale n’est pas actuellement prise en compte dans les discussions théoriques concernant ces constructions.

variation dialectale

Régulièrement dans la langue, des pluriels réguliers sont réinterprétés comme des noms collectifs, susceptibles d'avoir un singulier en -enn. C'est le cas de stered, 'étoiles' qui fait son singulier en steredenn, 'étoile', comme le montre uniformément la carte 569 de l'ALBB pour le KLT.

En vannetais, la situation est plus confuse car l'ancien système est aussi resté vivant: on obtient les données de KLT, mais aussi:

ster / ster-enn (point 41, 61, 63, 7...)
ster-ed / ster-enn (point 62, 65, 66, 84, 68...)
ster-ed-enn-où / ster-ed-enn (point 38)
... et le guérandais ster-en-ier / ster-enn.

Sémantique

lecture d'espèce

En (1), on voit que la lecture d'espèce est disponible sur un singulatif. La référence d'un nom dérivé en -enn n'est donc pas obligatoirement à son unité la plus petite (une touffe, une fleur, une feuille de trèfle).


(1) Hag aze, a-hed an hañv, e vez ur velchonenn vat.
et ici pendant le été R est un 1trèfle 1bon
'Et là, durant l'été, il y a un petit trèfle abondant.'
Trégorrois, Gros (1966:234)

Diachronie et horizons comparatifs

En vieux breton comme en gallois moderne, le singulatif marque une alternance suivant le genre de la racine (-yn vs. -en, Irslinger 2014:95). Le breton a perdu cette alternance.

Sur la sémantique des dérivés en -yn/-en en gallois, -en(n) en moyen cornique et –enn en breton, voir Irslinger (2011).

Intérêt théorique

singulatif sur base au singulier

Lorsque le morphème singulatif s'adjoint à une base qui est déjà au singulier, on obtient un phénomène de doublement des marques du singulier qui est difficile à motiver au niveau sémantique.

dérivation ou flexion?

La propriété sans doute la plus curieuse du singulatif est qu’il montre à la fois des propriétés de la dérivation et des propriétés de la flexion (Stump 1989:272).

La suffixation d’un singulatif est exocentrique, c'est-à-dire que cette opération change le genre d’un nom massique de masculin en féminin, ou peut transformer un adjectif en nom (koant-enn ; joli-SG = jolie femme). L'exocentricité est une propriété de la dérivation morphologique.

Cependant, le suffixe -enn peut apparaître après la flexion plurielle (stered-enn, 'étoiles-SG'). Comme le morphème du pluriel est plus proche du noyau que le morphème singulatif, on pense que le morphème singulatif est ajouté sur la forme plurielle. Comme on sait que la pluralisation est flexionnelle, cela est contradictoire avec ce que l'on sait de l'ordre des opérations en morphologie (dérivation, puis flexion).

horizons comparatifs

Le gallois comme le breton autorise le singulatif -enn sur des noms singuliers, collectifs, massiques ou même des non-nominaux mais seul le breton l'autorise sur des pluriels réguliers de type brin-i-enn 'corneille, corbeau' (N-PL-SING) (Nurmio 2017:67).

Terminologie

Press (1986:248) traduit unanderenn par l'anglais singulative.


Bibliographie

breton

  • Anderson, S. R. 1986. ‘Disjunctive Ordering in Disjunctive Morphology’, Natural Language and Linguistic Theory 4 :1-31.
  • Costaouec, D. XXXX. "Affixe ou modalité ? Le cas du singulatif et du duel en breton", Actes du Colloque en hommage à B. Vardar, Université d’Istanbul.
  • Stump, G. T. 1989. 'A note on Breton pluralization and the Elsewhere Condition', Natural Language and Linguistic Theory, 7:261-73.


horizons théoriques


horizons comparatifs

  • Cuzzolin, Pierluigi, 1998. ‘Sull’origine del singolativo in Celtico, con particolare riferimento al Medio Gallese’, Archivio Glottologico Italiano 83(2), 121–149.
  • Harrison, Godfrey & Susan Jones, 1984. ‘The imperceptible marking of Welsh singulatives’, Cardiff Working Papers in Welsh Linguistics 3, 89–96.
  • Irslinger, Britta. 2011. 'Les dérivés gallois, cornique en -yn/-en, breton en -enn et irlandais en -ne: fonction et sémantique', Nelly Blanchard, Ronan Calvez, Yves Le Berre, Daniel Le Bris, Jean Le Dû, Mannaig Thomas (dir.), La Bretagne Linguistique 15:43-81.
  • Irslinger, Britta. 2009. 'Singulativ und Kollektiv in den britannischen Sprachen', Uwe Hinrichs, Norbert Reiter et Siegfried Tornow (éds.), Eurolinguistik. Entwicklung und Perspektiven, 233–53. (Eurolinguisitische Arbeiten 5) Wiesbaden: Harrassowitz.